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 thadezen + i'm latching on to you

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Thaddeus Bernstein
all men must serve

MESSAGES : 173
AVATAR : niclas gillis
CRÉDITS : applestorm (avatar), noir désir (sign)

ÂGE : vingt-trois ans que le temps ne l'épargne, treize ans que les oeillères sont tombées, et pourtant, les dieux ont malgré tout décidé de lui laisser l'innocence que la jeunesse incombe
NATION : à laquelle pourrait-il appartenir, si ce n'est qu'à la plus puissante de toutes, celle du feu?
DON : le coeur consumé par les flammes qui le dévorent de l'intérieur, le palpitant étouffé par la suie de son feu bleu, son défunt frère amadeus ayant repris, de cette destructrice manière, l'existence que thaddeus lui a volée
STATUT CIVIL : célibataire, le feu fait ce qu'il veut, mais le feu a également ce qu'il désire : même si en l'occurence, c'est une princesse qu'il n'est pas supposé regarder "sous cet angle"
DAEMON : une tigresse dorée, kappa, l'élégance incarnée, la force tranquille pourtant fragile
ALLÉGEANCE : sa famille et son statut honorifique avant tout, "de facto", le gouvernement... sans réel intérêt. il s'y plie, s'y range, plus par facilité que par conviction
MessageSujet: thadezen + i'm latching on to you   Mer 28 Oct - 17:16

rozen & thaddeus


il avait le coeur battant, les iris dilatées et la respiration haletante. sa hanche, qu'il tenait fermement au creux de sa paume, l'irradiait de l'intérieur. ça le faisait boiter comme un chien galeux, pourtant, il marchait d'un pas rapide vers le manoir de sa famille, la tête vide, guidé par son seul instinct de survie. il s'était réveillé sous des débris, les mains abîmées, les vêtements déchirés, de la terre et de la suie grasse collés sur son joli visage. il se faisait violence pour se souvenir de ce qui s'était passé ; son cerveau ne lui fit grace que de flashbacks lumineux, de sifflements à ses tympans endoloris. c'était la ligue. la ligue s'était rebellée contre le gouvernement. contre eux. qui l'avait pris d'assaut ? les traits de son agresseur ne lui revenaient pas. mais il avait ceux d'oyzis et d'aegnor qui s'y calquaient à la place. son meilleur ami et son mentor. le pouvoir avait-il plus de valeur que la vie de celui qu'ils avaient côtoyé pendant des années, avec qui ils avaient partagé des moments de leur existence ? étaient-ce bien les mêmes hommes sur qui thaddeus s'était reposé les yeux fermés ? à qui il avait confié le secret de ses flammes bleues ? ça lui tordait les entrailles. la trahison, la confiance bafouée et piétinée sans vergogne, ça lui filait des nausées. alors murtagh et sa soeur firent leur apparition dans son crâne. étaient-ils sains et saufs ? et qu'en était-il de ses cousins ? tandis qu'il divaguait péniblement sur les terres du domaine familial, son regard papillonnait sur ce qui l'entourait. tout n'avait pas été saccagé. mais les lieux semblaient avoir été désertés. il n'osait imaginer l'état d'aléria, de hjarta. les combats rageaient-ils encore là-bas, d'ailleurs ? qu'allait-il se passer ensuite ? dans quel monde allait-il se réveiller demain ? c'était la guerre. il n'avait que des réminiscences vagues de la première guerre qu'il avait vécue ; et encore, seulement en tant que spectateur, enveloppé dans son petit cocon princier, loin des violences et des gerbes de sang. et il réalisait alors à quel point il avait été naïf. que sa vie privilégiée n'avait finalement pas été qu'un cadeau. il se retrouvait là, à trainer la patte, déboussolé, incapable de se reprendre, petit agneau arraché à sa mère trop tôt. un râle de douleur accompagna l'apparition de sa demeure dans son champ de vision. aucune menace détectable. il sentit un poids quitter sa poitrine alors qu'il expirait longuement. et tout se passa très vite ; il pénétra dans la bâtisse aussi silencieusement qu'il put, resta immobile un instant sans dire un mot, aux aguets. mais il n'eut aucun retour. aucun bruit. alors il grimpa dans sa chambre, qu'il verrouilla à double tour et qu'il barricada de quelques meubles, puis il s'écroula dans le noir.

thaddeus marchait d'un pas tranquille dans les couloirs de l'hôpital réaménagé en conséquence des événements récents. il avait décidé d'y faire un tour pour faire refaire son bandage, et peut-être y retrouver des visages familiers. il était resté seul un petit moment, mais il avait eu des nouvelles de sa famille assez rapidement. murtagh et sa soeur étaient vivants. ses cousins également. jamie avait été le plus atteint, plongé dans le coma pendant quelques jours. mais il s'en était sorti. tout le monde s'en était sorti. tous ceux qui lui importaient vraiment, plutôt. son regard se posait avec nonchalance sur les silhouettes allongées à droite à gauche, dont les lits n'étaient séparés que par des rideaux. trop de monde d'un coup, peut-être, pour trop peu d'effectifs. les médecins avaient eu à faire, c'était peut-être plus évident d'avoir presque tous les patients centralisés. thad s'était posé la question une minute, mais celle-ci s'était dissipée aussi vite qu'elle était arrivée. l'atmosphère était étrangement moins lourde qu'il ne l'aurait imaginée en venant. l'accalmie semblait avoir dévoré la désolation, du moins, semblait lui faire de l'ombre. soudain, une femme se pointa face à lui, lui esquissa une ébauche de sourire. "je peux vous aider, monsieur bernstein ?" le fait qu'elle savait qui il était fit naitre dans sa poitrine une espèce de sensation agréable de satisfaction, il la gratifia d'un sourire à son tour.  "c'est simplement pour refaire un pansement, s'il vous plait" elle hocha la tête et l'invita à la suivre. elle le fit s'asseoir dans une petite salle probablement destinée aux soins rapides, il retira sa chemise et elle désinfecta les plaies, avant de dérouler de longues bandes immaculées. thaddeus ne meubla pas la conversation tandis que la dame s'attelait à la tâche. son attention avait été captivée par quelque chose. la porte était restée ouverte sur la salle principale et un visage qu'il distinguait au loin lui rappelait quelqu'un. il plissa les yeux, curieux, mais il était incapable de mettre le doigt sur l'identité de cette personne, ni de dire si cette impression de déjà vu était le fruit de son imagination ou non. "voilà pour vous monsieur" le jeune homme remercia son interlocutrice distraitement, se rhabilla et s'avança vers le lit qui l'avait interpellé. et plus il se rapprochait, plus les battements de son coeur s'accéléraient. c'était sa petite princesse, allongée là. "... rozen ?" il marqua une pause. ça lui avait échappé. "mais qu'est-ce qui s'est passé..."  rhétorique lâchée dans un murmure presque inaudible. finalement, lui, il s'en était bien tiré. elle avait l'air épuisée. écorchée vive. les cicatrices encore saignantes et la douleur encore logée au creux de ses plaies. les prunelles de thaddeus effleurèrent à peine les parcelles visibles du corps de la jeune femme, tant, instinctivement, ça lui parut déplacé. alors il s'attarda sur son visage qui portait encore les stigmates de ses blessures, et son visage s'éclaira machinalement d'un sourire bienveillant. "t'es toujours aussi belle, princesse" bernstein n'avait pas pu s'en empêcher. c'était peut-être malvenu, mais il avait dit ceci d'une voix douce, qu'il avait voulue pleine de bonnes intentions. et le pire, c'est qu'il le pensait. rozen était abîmée, mais la délicatesse de ses traits paraissait s'être figée, comme intouchable.

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it's just me myself and i, solo ride until i die, 'cause i got me for life. i don't need a hand to hold, even when the night is cold, i got that fire in my soul. i don't need anything to get me through the night, except the beat that's in my heart, yeah it's keeping me alive.
le petit prince des flammes
(code northern lights)
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thadezen + i'm latching on to you

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