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 ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov

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Gael Livanov
all men must fight

MESSAGES : 1241
AVATAR : dylan o'brien
CRÉDITS : bigbadwolf

ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 30 Oct - 17:32



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Gael sourit en dévalant les escaliers quatre à quatre pour retourner près du campement des rebelles. Cela devait faire plusieurs jours qu’ils étaient arrivés, mais Gael et Alexis n’avaient pas encore défait leur tente, comme plusieurs d'entre eux. Dmitri et Lyra s’étaient déjà installés au palais des Livanov, malgré les réticences du vieux Kastarov, et Gael avait eu la forte envie de les suivre. Seulement, il n’irait pas sans Alexis, jamais. Alexis avait dû pendant tout le chemin depuis Aleria marcher avec une canne pour soutenir ses jambes faibles, et l’aîné n’avait aucune envie d’imposer à son jumeau le trajet pentu qu’il fallait avaler pour aller jusqu’à leur ancienne demeure. Gael avança dans le labyrinthe de tentes parfois inoccupées pour retrouver celle qu’il partageait avec son frère, où il avait de grandes chances de le trouver. Pas manqué, Alexis était assis en tailleur sur son futon, Thanae près de lui, en pleine méditation. La hyène bougea pour lui laisser une place, et Gael la remercia du regard en s’installant à côté de son frère. Du bout des doigts, il trouva le point sensible dans le dos d’Alexis, pour lui signaler sa présence au cas où il ne l’avait déjà pas remarquée. Cette tente, ils devaient la partager pour des raisons pratiques – il n’y en avait pas assez pour tout le monde – mais Gael s’en trouvait très heureux. Même mince, elle restait un rempart entre le monde et eux, sans que personne ne puisse se douter de ce qu’ils y faisaient.  Il lui fourra dans les mains ce qu’il avait réussi à dénicher de sa balade, et lui chuchota l’habituel « Mange ». Un part de gâteau sucré à base de lait de bison volant, un goût qu’ils ne pouvaient trouver nulle part ailleurs et qui leur rappelait leur enfance. « Je suis content d’être revenu, » avoua-t-il encore. Gael aimait le froid des montagnes, la chaleur des gens qu’il croisait, le ciel d’un bleu pur. Le pincement au cœur qu’il ressentait chaque fois qu’il voyait les ruines de la ville était compensé par la rencontre d’un habitant venant le saluer. Ce jour-ci, c’était une vieille dame, qu’il avait difficilement reconnue. Elle était cuisinière au palais lorsqu’ils étaient enfants, et avait réchappé plusieurs fois aux bombardements. D’une voix paisible, il raconta à son frère la matinée qu’il avait passée à discuter avec elle et les souvenirs qu’elle avait partagés avec lui. « Elle m’a demandé comment tu allais, et pourquoi je n’étais pas avec toi. » Il eut un petit rire. « Un jour, il paraît que j’ai fait un caprice parce que maman voulait m’emmener quelque part sans toi. Ce que personne ne sait c’est que tu me regardais avec des yeux tellement effrayés que j’ai pas voulu te laisser tout seul. » Déjà tout petits, ils avaient un mal fou à se séparer, et vingt ans plus tard ça n’avait pas changé. La preuve : c’était impensable pour Gael de partir plus de quelques heures sans savoir où se trouvait son frère. Sa main tapota en douceur la cuisse de son cadet. « Ça va mieux, tes jambes ? Tu crois qu’on pourrait y aller, aujourd’hui ? »

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Alexis Livanov
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MESSAGES : 2411
AVATAR : dylan o'brien.
CRÉDITS : bigbadwolf // gifs from tumblr, lyrics from halsey.

ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 30 Oct - 18:07



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

Peu après que Gael soit parti, Alexis se leva pour sortir de la tente. Il voulait marcher un peu, et il abandonna sa canne dans la tente. Thanae le suivait et il sentait son apréhension. Le brun évoluait plus rapidement de jours en jours. Il marcha comme ça un peu autour du campement, avant de retourner à sa tante. Ses jambes n’étaient pas fatiguées comme elles l’avaient été auparavant, et il sourit en s’installant sur son futon, repliant ses jambes en tailleur dans une habitude qui ne le lâchait pas. Thanae vint s’asseoir près de lui, alors qu’Alexis pris une grande inspiration. En attendant Gael, il voulait méditer un peu. Sentir l’air autour de lui lui avait fait un bien fou. Mais la rage était toujours présente, et Alexis la sentait polluer son coeur et son être tout entier. Il essayait de calmer ses désirs de vengeance, mais il n’y arrivait pas. La méditation lui permettait de se sentir un peu mieux. L’air glissait dans son corps avec facilité, comme toujours, et il l’expirait tout aussi facilement. Il ressentait tout dans l’air, quand il était en méditation et même si il avait les yeu clos, il sentit l’odeur de Gael lui chatouiller le nez, et son impatience crépiter autour de lui. Un sourire fin étira les lèvres du plus jeune, quand il sentit Thanae s’éloigner, et Gael prendre sa place. Alors il ouvrit les yeux, tandis que les doigts de son autre pressait sur un point précis de son dos. Il aurait pu ronronner, si il avait été Thanae. D’ailleurs elle ronronnait doucement, témoignant du bien-être d’Alexis en cet instant. Gael glissa quelque chose entre les mains du jeune maître, et Alexis baissa les yeux sur le morceau de tarte. Il n’avait pas faim, mais il écouta Gael et en prit une petite bouchée. Quand il n’avait pas faim, il mangea du bout des dents et il savait bien que ça ne plaisait pas des masses à son frère, mais au moins il mangeait tout. Ca lui prenait juste plus de temps. « Je suis content d’être revenu, » lui intima son frère. Alexis avala ce qu’il avait en bouche. « Moi aussi… Je crois. » Il eut un sourire un peu moins sincère, peut être teinté de cette tristesse de voir la capitale détruite. De voir sa vie malmenée comme ça parce qu’il était un Livanov et un fils de l’air. Pour se consoler lui-même de ses mauvaises pensées, il s’approcha un peu de Gael et glissa son visage dans son cou, pour y déposer un baiser. « Mieux vaut ici que sous terre. » Finit-il par dire.

Gael se mit alors à lui raconter sa journée. Alexis l’écoutait sans répondre, il mangeait en regardant son frère de temps en temps, pour lui lancer un sourire et, bientôt, il eut presque fini de manger ce que son jumeau lui avait rapporté. « Elle m’a demandé comment tu allais, et pourquoi je n’étais pas avec toi. » Gael eut un léger rire, qui fit encore sourire Alexis. C’est vrai qu’ils étaient toujours ensemble, si les habitants de la capitale se souvenaient d’eux, alors ça devait être étrange de les voir séparés. « Un jour, il paraît que j’ai fait un caprice parce que maman voulait m’emmener quelque part sans toi. Ce que personne ne sait c’est que tu me regardais avec des yeux tellement effrayés que j’ai pas voulu te laisser tout seul. » Alexis fit la moue, en mettant en bouche son dernier morceau de tarte. Il se frotta les doigts les uns contre les autres et répliqua, après avoir avalé. « Ne me fais pas croire que t’aurais vraiment voulu partir seul avec maman. » Il lui lança un regard entendu, avant de sourire d’une manière plus amusée. « On pourra aller la revoir, la cuisinière. » Lui aussi voulait revoir les gens de son passé, il voulait voir ceux qui avaient survécu au massacre de sa nation et qui pouvaient lui en apprendre plus. Alexis sentit les doigts de son autre contre sa jambe. Souvent, Gael lui demandait comment ça allait. En fait, il lui posait la question plus d’une fois par jour, et si ça ne dérangeait pas Alexis, il n’attendait qu’une chose : pouvoir lui dire que ça allait mieux. Et justement, aujourd’hui il allait pourvoir le lui dire. « Ça va mieux, tes jambes ? Tu crois qu’on pourrait y aller, aujourd’hui ? » Alexis bougea un peu, pris les doigts de son frère entre les siens et hocha la tête avant de poser un baiser sur sa joue. Il avait du mal à s’empêcher de poser ses lèvres partout sur lui quand ils étaient seuls, parce qu’il savait qu’il ne pouvait plus le faire une fois qu’ils se retrouvaient dehors. « J’ai été marcher un peu dehors, sans ma canne. Je pense qu’on va pouvoir y aller, mais pas trop vite. » Il savait que Gael allait s’aligner sur son pas de toute manière, mais il ne voulait pas que son frère se fasse trop d’idées sur son état. Il évoluait encore assez lentement, comparé à la normale.




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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 30 Oct - 22:25



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Gael sourit lorsqu’il sentit les lèvres de son double contre sa peau. Leurs contacts étaient fréquents, lorsqu’ils étaient seuls. Une autre raison pour laquelle il adorait avoir cette tente rien qu’à eux, ils pouvaient se permettre des choses qu’ils n’oseraient pas si on pouvait les voir. C’est à peine si Gael osait aller chercher les doigts de son frère, furtivement, les caresser parce qu’il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était irréel de pouvoir faire ça, de se dire qu’Alexis en avait aussi envie. Retrouver son miroir quand il regardait Alexis. « Mieux vaut ici que sous terre. » Gael acquiesça silencieusement. Ici, ils avaient le vent avec eux, ça donnait l’impression au jeune homme de redevenir ce petit garçon qui n’avait peur de rien. « Ne me fais pas croire que t’aurais vraiment voulu partir seul avec maman. » Il explosa de rire, Gael, parce qu’Alexis le connaissait trop bien. Et ça faisait un bien fou de retrouver son autre et la complicité qui les liait depuis toujours, après des mois à l’avoir mise à l’épreuve. « On pourra aller la revoir, la cuisinière.
Si tu veux, mais attends un peu avant. Sinon, tous les kilos que tu as perdu, elle va te les faire regagner en quelques heures, je t’assure ! » Bon mangeur, lui-même en avait bien profité.  Il aimait les gens d’ici, leur gentillesse et leur résistance. Le peuple d’Elioras vivait caché dans les montagnes, replié dans les ruines des villes, dans la moindre chaumière qui restait debout, et parvenait à faire de tous ces endroits des foyers presque confortables. Gael avait pour eu un respect qui s’accroissait de jour en jour. Son combat pour leur redonner une place dans le monde prenait tout son sens lorsqu’il croisait le regard du peuple des montagnes.

C’est avec un sourire qu’il vit son frère terminer son morceau de tarte, un sourire qui s’agrandit lorsqu’il lui répondit : « J’ai été marcher un peu dehors, sans ma canne. Je pense qu’on va pouvoir y aller, mais pas trop vite. » Il serra les doigts qu’Alexis avait mêlé aux siens, tourna la tête pour attraper ses lèvres et l’embrasser rapidement. « Génial ! » fit-il simplement. Il se mit debout tel un ressort et tira délicatement sur la main de son frère, caressant automatiquement sa joue dès qu’il fut à sa hauteur. Il avait hâte. Il savait très bien qu’il n’allait pas retrouver le palais comme ils l’avaient laissé, mais rien que le fait de pénétrer la demeure de leurs ancêtres le mettait en joie. Il avait besoin de retrouver les lieux qui avaient hébergé ses premières années. Besoin d’entendre le souffle du vent rugir contre les murs, besoin d’entendre la bâtisse tenir contre les assauts des éléments, besoin de retrouver la sérénité de sa maison. Son chez lui. Un retour aux sources. En perdant son regard dans celui de son frère, c’était tout ça qu’il voulait partager avec lui. Même toutes les légendes qui circulaient en ville et qui dressait du palais une image parfois sordide ne parvenaient pas à faire reculer cette envie. « On retourne à la maison, Alex. » Il s’autorisa un baiser un peu plus long, et dut se faire violence pour lâcher ses doigts alors qu’ils sortaient. Dehors, ils n’étaient plus à l’abri. « Tu viens ? » lui demanda-t-il comme pour confirmer. Toi aussi, tu veux y aller, non ?
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Alexis Livanov
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STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Sam 31 Oct - 0:48



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

Le rire de Gael était comme un baume au coeur abimé d’Alexis. Le plus jeune sourit en l’entendant rire, un vrai sourire qui illumina son visage et son regard. « Si tu veux, mais attends un peu avant. Sinon, tous les kilos que tu as perdu, elle va te les faire regagner en quelques heures, je t’assure ! » Alexis haussa les sourcils, et glissa ses doigts de son autre main sur l’estomac de son frère. « Je ne mange pas autant que toi, on dirait que tu m’as volé mon appétit avant la naissance ! » Il sourit, amusé, avant de récupérer ses doigts. C’était plus fort qu’eux : ils se touchaient sans cesse. Et savoir que Gael ne laissait faire que lui lui donnait encore plus le sentiment d’être spécial. Tout le monde, chez les rebelles, avaient compris que Gael détestait qu’on le touche et donc, personne ne le faisait. Alexis avait le sentiment d’être unique, pour Gael, et il adorait ça.

Son ainé mêla leurs doigts, avant de tourner la tête vers lui pour lui voler un rapide baiser. Alexis souriait toujours quand Gael se recula. « Génial ! » Son enthousiasme était contagieux, Alexis mourrait d’envie de le suivre partout, maintenant. Son double se releva, et tira doucement sur sa main pour l’inciter à en faire de même. Alexis déplia ses jambes et se leva aussi, accueillant la caresse de Gael sur sa joue avec un autre sourire plein de cet amour qu’il avait pour lui. Il n’avait pas envie de quitter tout de suite la protection de leur tente, mais Alexis sentait l’impatience de Gael et elle devenait de plus en plus sienne également. « On retourne à la maison, Alex. » Et Alexis n’eut pas le temps de répondre que les lèvres de l’aîné se glissèrent contre les siennes, pour venir l’embrasser un peu plus longuement. Alexis s’approcha un peu, juste pour répondre un peu plus à son baiser, et il glissa sa langue contre sa lèvre inférieure alors que Gael s’éloignait déjà de lui. « Tu viens ? » Leurs doigts s’étaient séparés, et Alexis et Gael devaient à nouveau se comporter en frères, simple frères normaux que rien ne poussait au vice, dès qu’ils étaient seuls. Thanae sortit en premier de la tente, et Alexis hésita avant de prendre sa canne. Gael l’aurait obligé de toute manière. Il savait marcher sans, mais sentait qu’il en aurait besoin dans les escaliers qui menaient au palais. Alexis y avait attaché une sorte de corde, pour la porter en bandoulière dans son dos quand il ne l’utilisait pas et il glissa la corde autour de son torse. En sortant de la tente, il leva les yeux sur le palais. « Tu te souviens de mon cauchemar ? » Ce n’était pas très joyeux… « C’est pas arrivé. Il est toujours là. » Il pointa le palais du doigt. Et Gael aussi était toujours là, et Natalia était vivante. Le vent les entoura un bref instant, Alexis sentit même qu’il poussait dans leurs dos. Alexis se sentait heureux de retrouver sa maison, d’être chez lui mais, étrangement, il était nerveux. Il avait peur de ce qu’il allait retrouver, de ce que les autres nations avaient fait au palais. Il avait peur qu’il soit pillé, détruit. Le brun s’avança et dépassa Gael, pour prendre la tête vers le palais. Pour vaincre cette nervosité.





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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 1 Nov - 0:03



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

C’est une belle journée, se dit Gael en levant les yeux vers le ciel bleu, qui prenait des allures de tableau grâce aux volutes de nuages éparpillés ça et là. Il se rappela leurs jeux d’enfants, allongés dans l’herbe à deviner les formes, il se rappelait de plein de choses tout à coup. Les souvenirs heureux de son enfance remontaient à la surface de son être et le rendaient heureux. Beaucoup avaient vécu la guerre et ses conséquences, lui avait eu la chance d’en être épargné. Lokia grogna de frustration : elle aurait voulu gambader au-devant d’eux, mais sa patte qu’elle avait éraflé la veille l’en empêchait. Gael se moqua doucement d’elle, et elle lui montra les crocs, joueuse. En réponse, il lui dispensa une caresse en collant son crâne contre sa cuisse. Elle aussi était heureuse d’être là. Il se retourna pour attendre Alexis, qui le rattrapa lentement. Dans son dos était attachée sa canne qui ne le quittait plus depuis Aléria. Etrange de constater que, comme son frère, son daemon avait développé des difficultés à marcher. Gael remarqua que son regard s’était arrêté sur le palais, qui se levait dans les hauteurs comme pour veiller sur les ruines de la capitale. « Tu te souviens de mon cauchemar ? » Gael n’eut pas besoin de répondre, Alexis savait aussi bien que lui que l’aîné s’en souvenait très bien. Durant toute leur enfance, ils s’étaient réveillé au rythme de ce fameux cauchemar et de ses récurrences. Il ne l’avait jamais dit à Alexis, mais ce rêve lui faisait peur autant qu’à son frère. « C’est pas arrivé. Il est toujours là. » Le cadet pointa la bâtisse du doigt, et Gael admira à son tour la bâtisse, toujours debout, narguant ses ennemis. Il eut un sourire fier. Fier de sa nation. « Il nous attendait. » C’était comme ça que Gael le ressentait : me palais attendait ses maîtres pour les accueillir de nouveau en son sein. Il n’avait aucune idée de l’état dans lequel il avait été laissé, mais bizarrement ça ne l’effrayait pas. Il savait que tout se passerait bien.  Il n’avait qu’une hâte : franchir les lourdes portes et redécouvrir les trésors que recelait leur maison. Lorsqu’Alexis le dépassa, il le laissa prendre un peu de distance en le couvant du regard. Ils s’éloignèrent petit à petit de la ville et commencèrent à entamer les long escaliers qui menaient jusqu’à leur demeure. Gael avait appris que le palais, flirtant avec les nuages, avait une telle prestance pour les habitants que personne n’osait s’en approcher. Mélange de crainte et de respect, cette attitude des autochtones ne faisait qu’envelopper davantage le palais des anciens régents d’un voile de mystère.

Gael rattrapa son frère lorsqu’ils prirent un peu plus de hauteur, prévenant. Il craignait que les jambes d’Alexis ne lui fassent défaut, et tenait son bras prêt à le réceptionner. Il lui attrapa furtivement les doigts pour le faire s’arrêter. De là où ils étaient parvenus, la vue était édifiante. « Qui pourrait dire que dans ce champ de ruines, tous les nôtres se cachent et parviennent à survivre… » Sa voix était pleine de regret, mais paradoxalement il exprimait aussi ainsi toute la fierté et l’admiration qu’il éprouvait pour eux. Tout comme le palais, il n’avait pas renoncé et se tenaient toujours debout. Devant le spectacle qui s’étalait sous leurs pieds, Gael serra la main de son jumeau dans la sienne.


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ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 1 Nov - 17:42



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

« Il nous attendait. » Alexis sourit doucement en regardant le palais. La maison. Il ne s'était pas rendu compte à quel point le palais lui avait manqué. Il ne pensait pas être attaché aux pierres et aux lieux, comme Gael l'était. Il pensait pouvoir vivre n'importe où, si tant est que Gael était avec lui. Le palais semblait effectivement les attendre, là, perché sur les hauteurs. Alexis avait croisé quelques rebelles, qui lui avaient dit que les habitants ne s’étaient jamais réfugié dans le palais, parce qu’ils avaient trop de respect pour la famille décimée qui l’habitait jadis. Le plus jeune ne savait pas trop quoi en penser. Il aurait aimé que son peuple fasse vivre les murs de sa maison, en leur absence. Mais il était aussi heureux de pouvoir se dire qu’il était resté vierge d’une invasion prolongée, même de la part des fils et des filles de l’air. Il voulait que ses cousins et lui reprenne possession de cette bâtisse en premier. Les autres, ensuite, pourraient investir les lieux mais pour le moment il ne voulait que le château pour eux. Et puis ça lui permettrait d’avoir son intimité avec son frère, et Alexis avait hâte de se retrouver vraiment seul avec lui, à nouveau.

Alexis grimpait désormais les escaliers. Il ne regardait rien d’autre que ses pieds, alors que Thanae le regardait avec inquiétude. Le brun montait incroyablement lentement, s’assurant à chaque marche que ses jambes tiendraient le coup, avant de lever le pied pour le poser sur la suivante. Il avait une main en face de lui, au cas où, comme si il pouvait se raccrocher quelque part, ou rattraper une chute, et une derrière lui pour les mêmes raisons. Il sentit alors les doigts de Gael, brièvement, autour des siens et s’arrêta. Il avait eu le reflexe de refermer ses doigts, mais déjà ceux de Gael n’étaient plus là. C’est avec une légère frustration qu’il s’arrêta et tourna la tête vers son autre. « Qui pourrait dire que dans ce champ de ruines, tous les nôtres se cachent et parviennent à survivre… » Alexis suivit le regard de son aîné, et y vit les ruines de la capitale s’étaler sous lui. Il sentait les émotions dans la voix de Gael, et y avait ressenti en particulier une pointe de fierté. Une idée, peut être stupide et saugrenue, lui traversa brièvement l’esprit et, le cadet d’habitude plus réfléchi, la laissa sortir de sa bouche sans y songer avant. « Tu ferais un bon régent. » Il se mordit la lèvre presque immédiatement après. C’était pourtant ce qu’Alexis pensait. Gael mourrait cent fois pour eux tous, et même si Alexis en ferait désormais autant, il pensait que son aîné avait plus ce côté meneur de troupes que lui. Alexis était davantage un suiveur, en particulier quand ça concernait Gael. « Je veux dire… » Il descendit prudemment une marche pour aller plus près de Gael. « Tu me fais penser à papa. Quand il voyait les efforts qu’on faisait. » Alexis sourit, ses doigts frôlèrent encore ceux de son frère. Alexis adorait voir la fierté dans le regard de son frère, comme il avait adoré voir celle dans le regard de ses parents. Il n’était pas proche de Jon, mais il n’avait pas travaillé dur pour rien. Au départ, c’était bel et bien pour essayer d’avoir, coûte que coûte, la reconnaissance de son père. Il était le second, le cadet, par définition donc il n’était pas l’héritier dont il fallait s’occuper et ça lui avait pesé, au début. Alors il avait travaillé. Dur. Et il avait bien finit par la voir, cette étincelle qui animait désormais le regard ambré de son double.

« On reconstruira la ville. » Décida Alexis avant de repartir vers le palais, après avoir jet un dernier regard à la ville en ruines. Cette vue, au contraire de Gael, ne lui inspirait pas particulièrement de la fierté, mais plutôt une rage sans commune mesure. Même si Alexis devait le faire lui-même, il avait entendu les paroles des rebelles et de Gael : il était un Livanov et son rôle était de rendre à la nation de l’air ce qui lui appartenait de droit. Elioras, et sa capitale. Les maisons, les prairies, les auberges. La vie, tout simplement. Thanae vint frotter doucement sa tête contre son genou, et il sourit à la hyène. Elle aussi, elle voulait ça. Evidemment, ils pensaient la même chose. La splendeur perdue d’Elioras serait restaurée.



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ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Mer 4 Nov - 21:51



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

« Tu ferais un bon régent. » Gael dévisagea son frère avec de grands yeux, puis un sourire de travers. Il ne retint pas un rire , gentiment moqueur. « Je veux dire… » Alexis descendit d’une marche et Gael alla automatiquement loger une de ses mains sur sa taille. « Tu me fais penser à papa. Quand il voyait les efforts qu’on faisait. » La remarque laissa Gael muet de stupéfaction. Il masqua comme il put l’émotion qui prit son cœur en détournant les yeux vers la cité détruite. Gael avait toujours eu cette difficulté à s’assumer en tant que maître de l’air et à rentrer dans le rôle que son père avait taillé pour lui : lui dire qu’il ressemblait à son géniteur si admiré le rendait heureux. « T’es bête. » souffla-t-il à son frère alors qu’il laissa son bras l’étreindre pendant une petite seconde. Lui rappeler son père, c’était aussi lui rappeler ce pour quoi il avait choisi de ne pas respecter le désir de Jon et qu’il était parti du cocon d’Antrakar. Cette fuite au final respectait l’éducation qu’il avait reçue. « On reconstruira la ville. » Gael sourit, l’optimisme le rendant quelque peu aveugle à la lueur vengeresse qui brillait dans les yeux de son frère. Alexis repartit dans les escaliers tandis que son aîné resta quelques secondes de plus à regarder leur bastion. Un sentiment de plénitude envahit son cœur alors que le vent soufflait sur sa peau, puis Gael s’arracha à cette vision avant de suivre son frère.

Ils grimpèrent petit à petit, ensemble et muets, s’échangeant des regards complices et silencieux. Prévoyant, Gael s’arrêtait de temps à autre pour permettre à son frère de se reposer sans qu’il n’ait besoin de le demander. Plus ils montaient, et plus le manque d’oxygène se faisait sentir, et Gael multipliait les arrêts. Peu loquace, Lokia se contentait de suivre à petits pas sans s’éloigner. Fréquemment Gael abandonnait l’une de ses mains dans son pelage et Lokia répondait à son geste en lui léchant les doigts. Alors qu’il avait un peu de mal à prendre sa respiration, Gael appela son frère : « Tu veux pas manger un bout ? » Il ressorti de sa poche de petits gâteaux sablés que la vieille cuisinière lui avait donnés et en attaqua un pour se redonner quelques forces. Une fois de plus, le goût réveilla un souvenir enfoui de sa mémoire qui pétilla sur ses papilles en lui rappelant les couleurs de son enfance. Il posa un regard inquiet sur son frère, qu'il devinait épuisé par la très longue montée qu'ils venaient de faire avant d’analyser leur hauteur en observant le vide, si proche d’eux. « Je crois qu’on est presque arrivés, plus qu’un lacet ! » Il tendit la main vers son jumeau. « Prêt ? » Les vertiges enivrants de l’altitude s’ajoutèrent à son état d’excitation. Après plusieurs heures difficiles à monter, les hautes tours du palais de leur enfance étaient de plus en plus proches et Gael sentait en lui bouillir le besoin de pousser les grandes portes pour enfin y être. Vérifier les dégâts que les années et les ennemis y avaient fait, ou revoir ce qui tenait encore debout. Pour la première fois depuis qu’ils avaient repassé la frontière d’Elioras, la peur de voir ses souvenirs trop abîmés se logea dans son cœur et rendit ses mains un peu moites. Le sourire qu’il lança à Alexis se fit d’un seul coup moins assuré.

AVENGEDINCHAINS

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SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 6 Nov - 23:57



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

Gael eut un rire qui se voulait moqueur, mais Alexis percevait autre chose derrière. Une sorte de gêne qu'il ne voulait sans doute pas exprimer tout haut. Trop tard, les jumeaux se connaissaient mieux que personne et Gael aurait dû savoir qu'il ne pouvait rien lui cacher, pas à lui. Alexis descendit donc une marche et se justifia un peu, alors qu'il sentait la main de son autre venait l'assurer, au niveau de sa hanche. « T’es bête. » Répliqua Gael, avec un sourire dans la voix qui fit sourire Alexis en miroir. Alexis glissa le bout de ses doigts sur la joue de Gael, avant de s’échapper de ses mains et de continuer son ascension. Il avait jeté un dernier regard à la ville détruite, et avait jeté ses mots comme ça, avec un ton amer et un regard voilé de haine.

Alexis continuait à monter, de plus en plus lentement. Mais il ne voulait pas s’arrêter. Le brun échangeait parfois quelques regards avec son double et lui souriait. Il ne voulait pas que Gael s’inquiète, et puis il était content de vivre ça avec lui. Encore une fois, il aurait aimé être avec Natalia, il aurait aimé arriver ici ensemble, comme ils en étaient partis. Mais la présence de Gael suffisait à le rendre déjà heureux, ou presque, de ce bonheur un peu coupable, qui le prenait tout entier mais que le désir de vengeance teintait toujours d’une touche de noir.  « Tu veux pas manger un bout ? » Alexis avait senti l’air se faire plus avare d’oxygène, mais il avait appris à respirer comme un véritable maître, et il calquait son effort physique sur celui de ses poumons, à rechercher l’oxygène autour de lui. Alexis tourna la tête vers son frère et la secoua doucement, alors que Gael sortait des biscuits. « J’ai pas faim, mais on peut faire une pause. » Son frère l’avait déjà forcé à manger un morceau de tarte, alors qu’il n’en avait pas forcément envie. Alexis n’arrivait pas à se gaver autant que Gael l’aurait voulu, mais il essayait pour lui. Et il avait déjà repris quelques kilos, son corps était moins famélique et il n’était plus très loin de son poids d’origine. Du moins selon lui… Selon Gael, c’était une autre histoire. « Je crois qu’on est presque arrivés, plus qu’un lacet ! » Alexis sentait ses jambes se faire raides, ils devaient recommencer à bouger avant que ses muscles ne se refroidissent. Il aurait mal aux jambes, une fois en haut, mais il s’en fichait. Gael tendit la main vers lui, et Alexis y glissa ses doigts, avant de le tirer à lui. « Prêt ? » Il sourit comme jamais, et attira son frère derrière lui pour monter les quelques dernières marches.

Le jeune Livanov s’était un peu appuyé sur Gael, pour les derniers mètres qu’ils avaient à grimper. Il était heureux d’y être enfin, ses jambes n’auraient pas tenu le coup. L’entrée du palais était toujours aussi vaste, mais elle avait perdu de sa superbe. Les immenses portes de l’air étaient à moitié détruites. Des gravures qui dataient de plusieurs siècles étaient désormais presque effacées, et recouvertes d’une épaisse suie que même la pluie ne semblait pas avoir retirer, en quelques années. En même temps qu’il sentait son cœur se serrer, Alexis serra la main de Gael dans la sienne. Et puis il le lâcha, presque violemment. La haine était là, encore, bouillonnant dans ses veines. Le jeune homme inspira une grande bouffée d’air, et attrapa sa canne dans son dos. Encore une chose qu’il détestait ! Son sourire avait presque totalement disparu de son visage, alors que Thanae s’aventurait devant lui. « Je ne sais pas si j’ai envie de voir ça, Thanae… » Il murmurait dans sa tête, et la hyène tourna la tête vers lui. « Tu dois le voir, Alexis. C’est ce qu’ils ont fait à notre famille. » Thanae le poussait plus encore dans ses retranchements, elle semblait avoir toute la haine qu’il avait en lui. Alexis glissa sa langue sur sa lèvre inférieure, et s’avança, après avoir lancé un regard à Gael. Il s’appuyait trop à son goût sur sa canne, mais la montée l’avait rendu trop fatigué. Il ne voulait pas gâcher le retour de Gael, et il sourit un peu plus franchement. « Tu restes près de moi ? » Question stupide, mais il voulait s’assurer que son frère n’irait pas gambader partout dans le palais sans lui. Gael l’avait attendu pendant plusieurs jours, au pied du palais, mais Alexis avait peur qu’il ne puisse subitement plus l’attendre. « On va voir la Grande Salle, vient. » Le plus jeune n’attendit pas, il entra dans le palais et leva le nez presque tout de suite. Les escaliers semblaient plutôt en bon état, mais tout était poussiéreux. C’était évident que personnes n’avait vécu ici depuis des années. Certains des tableaux du hall étaient détruits, il ne restait plus que le cadre et certains toiles étaient à moitié brûlée. Alexis passa à côté du tableau qui représentait Karine, dite la Terrible. Il marcha plus lentement, le regard accrocha par la prestance de son ancêtre et par… Il ne savait quoi exactement. La force qu’elle dégageait sur ce bout de toile déchirée était impressionnante, et le happait comme une mouche attirée par du miel. Finalement, le maître su détacher son regard pour le poser sur l’entrée de la grande salle. Les tables étaient renversées, les chaises aussi. Les gens semblaient avoir essayé de se protéger et il y avait des traces de combats. Au fond était le Trône des Vents, presque totalement intacte. Les grandes fenêtres étaient semi détruites aussi, des vitraux qui autrefois distillaient des couleurs fraiches dans la Grande Salle, il ne restait que des morceaux de verres brisés. Le palais des Livanov avait perdu de sa splendeur, et Alexis avait le sentiment qu’on lui prenait le cœur pour l’enserrer dans son poing.




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NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
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STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 13 Nov - 23:36



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

C’est la main dans celle d’Alexis que Gael redécouvrit le berceau de son enfance. De toute sa hauteur, les hautes portes de l’air semblaient les attendre alors qu’une rafale de vent vint les accueillir. Gael sentit son frère lui serrer la main avant de la lâcher brusquement. Le geste surprit Gael qui abandonna son regard sur son double, pensif. Il le regarda saisir son bâton et avancer à la suite de Thanae. Il n’aimait pas ce qui émanait de son cadet. « Laisse, lui dit Lokia. |Il sait que tu es là. » Gael assentit silencieusement avant de s’approcher des gravures salies de suie et de laisser ses doigts courir sur la pierre abîmée. Un peu de suie s’accrocha à sa peau tandis qu’il retraçait les dessins quasiment effacés et encore une fois, Gael se rendit compte de la fragilité de leur héritage. Ils étaient un peu comme ce palais : ils résistaient, debout dans la tempête, mais usés et fatigués, inexorablement changés par tout ce qu’ils vivaient. Un regard appuyé sur Alexis lui confirmait sa pensée : son jumeau changeait sous ses yeux. « Tu restes près de moi ?
Non, je t’ai attendu depuis des jours pour finalement faire la visite tout seul. » Il s’approcha de son frère pour lui répéter avec un sourire taquin : « T’es bête. » et abandonner un baiser sur sa joue. « On va voir la Grande Salle, vient. » Alexis lui échappa à nouveau et prit un peu d’avance, tandis que Gael le couva d’un regard bienveillant. Le décor du hall qu’ils parcoururent ressemblait à Alexis : intact, même s’il était abîmé par endroits. Le souvenir de la dernière fois qu’ils avaient parcouru leur palais lui revint en mémoire et l’aîné s’y baigna quelques secondes. La peur, l’incompréhension, la main d’Alexis dans la sienne, le regard échangé avec Natalia pour la rassurer, l’attitude protectrice de leur mère et l’inquiétude qui avait rongé le garçon qu’il était alors. Ils avaient quitté ces lieux avant que tout cela n’arrive, réalisa Gael, c’était la première fois qu’il voyait ce que la guerre avait fait à leur famille. Pas aux nations, pas aux fils de l’air, aux Livanov. A ses oncles, à ses cousins, aux gens qui partageaient son sang. Il eut un lourd soupir. Certes, il savait que se retrouver là allait être douloureux, mais il n’y avait pas vraiment réfléchi. Alexis resta prostré devant le grand portrait de Karine tandis que Gael évita consciencieusement de le regarder. Depuis qu’il était enfant, Karine lui donnait des frissons et ce tableau n’arrangeait rien, il préféra laisser son regard ailleurs.

Ses yeux papillonnèrent alors qu’il regardait le spectacle qui s’étalait devant ses yeux. Les habitants semblaient avoir été attaqués et la vie avait été stoppée, bloquée depuis que cette énorme maison avait été vidée de ses propriétaires. Les vitraux magnifiques étaient détruits et le verre s’étalait dans la pièce, partout, en monceaux colorés ici et là, reflétant la lumière du dehors sur les murs. Même complètement ravagée, la pièce gardait ses couleurs uniques. C’était un autre spectacle, moins clinquant qu’il ne l’avait été mais tout aussi prenant. Il suivit des yeux le trait bleu profond qu’un morceau de verre projetait sur le mur, et qui le mena vers le Trône des Vents. Vide de sa régente. Comme ce palais vide de sa famille.

Soudain, cette lourdeur l’oppressa et bien que la pièce soit vaste, Gael crut étouffer. « Alexis, viens on va ailleurs. » Il avança brusquement vers une porte caché dans le fond de la salle pour se diriger vers les cuisines, espace qu’il avait toujours adoré. Il priait presque pour revoir la pièce comme ils l’avaient quitté, prête à fonctionner, comme si un cuisinier allait apparaître et lui demander avec le sourire ce qu’il voulait. Il y passait souvent étant gamin, et il adorait les effluves qui lui chatouillaient les narines. Désormais, il n’y avait plus qu’une vieille odeur de soufre et de poussière dans l’air lorsqu’il poussa la porte. Les grandes tables étaient vides, et la vaisselle s’était cassée sur le sol. Des réserves à présent périmées s’étalaient sur les étagères ou s’était écrasées à terre, donnant à cette pièce une allure encore plus désastreuse que la Grande Salle. Les cuisines, c’était un endroit plein de vie, de bruits de machines, d’odeurs, une cacophonie de voix qui se répondent, des gens qui finissent toujours par se marcher dessus malgré l’étendue de la pièce. La voir ainsi vide et dans cet état serra le cœur de Gael, qui eut un soupir tremblotant, tandis que Lokia chercha sa main pour y glisser sa tête dessous. Il ferma les yeux, comme si ce massacre pouvait s’effacer et se maudit de sa naïveté en les rouvrant. « Alexis…» Il chercha le regard de son frère, son soutien. Gael s’était toujours montré fort mais devant l’horreur du spectacle, il avait besoin de son frère avec lui. Il n’était pas tout seul dans cette épreuve.


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SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Sam 14 Nov - 0:11



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

« Non, je t’ai attendu depuis des jours pour finalement faire la visite tout seul. » Alexis ne sourit pas, il ne faisait que le regarder avec une expression neutre. « T’es bête. » Cette fois, il sourit doucement, alors que Gael glissait un baiser sur sa joue. Le plus jeune ne répondit pas, il emmena plutôt Gael dans la Grande Salle. En voyant les dégâts, il imaginait sa famille se battre. Il imaginait ses cousins tenter de fuir. Il avait le sentiment de pouvoir voir Dmitri s’enfuir, avec Morrigan. L’ambiance était lourde, et Alexis sentait l’habituelle colère grandir en lui. Mais cette fois, la tristesse était bien plus présente. Il avait le sentiment de devoir faire le deuil de toute sa famille une fois encore. Si Gael n’avait pas parlé pour le sortir un peu de sa torpeur, le brun aurait craqué. Il le sentait, ses doigts tremblaient et il clignait des paupières plus rapidement, pour chasser les larmes qui mouillait ses prunelles. « Alexis, viens on va ailleurs. » Thanae suivit Gael et Lokia, et Alexis suivi également, plus lentement. De temps à autre, l’hyène jetait des regards à son humain et Alexis plantait son regard dans le sien pour un court instant. Ils n’avaient pas besoin de parler, ils étaient envahit par les mêmes sentiments.

« Alexis…» Le brun était entré dans la pièce un peu après son frère, il marchait lentement derrière Gael, et il le vit rouvrir les yeux avec douleur. Alors le cadet vit enfin qu'ils partageaient la même douleur. Gael avait été trop joyeux, trop heureux de rentrer et Alexis pensait qu'il était le seul à s'être senti si en colère, si dévasté de l'intérieur. Lokia était juste à côté de lui, et pour la première fois Alexis s’en ficha complètement. Il s'approcha, il s'en fichait qu'on puisse le voir et il laissa tomber sa canne sur le sol avant de glisser ses deux bras autour de son frère, et de glisser son visage dans son cou. Il colla tout son corps contre celui de Gael, ses mains s'accrochèrent d'elles-mêmes à sa chemise, tirant un peu sur le tissu tant il s’accrochait à lui comme si il avait été sa bouée dans la tempête. « Je suis là. » Fit-il, bougeant ses lèvres contre la peau fraiche de Gael. Il voulait le rassurer, mais il s’accrochait trop à lui. Ils avaient la même peine, et même si Alexis savait qu’il devait être fort quand Gael avait du mal à l’être, cette fois il n’y arrivait pas. Le jeune Livanov avait eu le sentiment de revivre son cauchemar, ou alors une sorte de suite étrange et déformée. Il voyait les flammes tenter de dévorer le palais. Il voyait des soldats violer leur antre, tout ça il l’imaginait trop facilement. Comme si il avait été là, qu’il l’avait vu. « C’est quand même arrivé. » Il avait voulu y croire, il avait voulu partager l’enthousiasme de son autre, son optimisme un peu débordant. Mais maintenant qu’il avait tout ça sous les yeux, il n’y arrivait plus. Il ne bougeait plus, il avait terriblement besoin de savoir que son frère était là et qu’il ne partirait pas. Le plus jeune avait toujours été très dépendant de son jumeau, mais cette fois ça dépassait l’entendement. Sa raison partait en vrille, remplacée par la peur irrationnelle de le perdre à tout moment. Et cette peur, peut être qu’elle n’était pas si irrationnelle. Peut être qu’on le lui volerait, qu’on le lui arracherait en un battement de cœur. « Il faut que tu restes avec moi, Gael. » Alexis s’extirpa doucement de son refuge, dans le creux du cou de Gael. « J’ai besoin que tu restes avec moi. » Que le reste de mon cauchemar ne se réalise pas, songea-t-il.



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Gael Livanov
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AVATAR : dylan o'brien
CRÉDITS : bigbadwolf

ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Sam 14 Nov - 19:33



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

La canne d’Alexis tomba à terre dans un bruit sourd tandis que celui-ci vint le prendre dans ses bras. Gael s’y réfugia et eut un faible soupir en retrouvant l’étreinte qu’il aimait tant. Il sentait la détresse de son frère et bizarrement, ça apaisait la sienne. « Je suis là. », et les mots murmurés contre sa peau, déclenchant une sensation aussi vieille que lui, le firent frissonner et le rassurèrent. Alexis était là et il n’était pas seul. Il n’avait pas à affronter toute la colère et la peur qui l’envahissaient comme une énorme vague. Gael serra son double contre lui avec force, laissant l’une de ses mains descendre tout doucement le long de son dos pour y dispenser des caresses. « C’est quand même arrivé. » Que pouvait-il répondre à ça ? C’est l’impression qu’il avait lui-même en posant les yeux sur le décor qui les entourait. Pour toute réponse, ses caresses se firent plus douces alors qu’il sentait Alexis s’accrocher à lui comme il en avait l’habitude, en se réveillant de ses cauchemars. En fermant les yeux, c’était comme s’ils étaient de nouveau des enfants perdus dans une chose qu’ils ne maîtrisaient pas. « Il faut que tu restes avec moi, Gael. » Alexis releva la tête pour fixer son aîné des yeux, et Gael soutint son regard. « J’ai besoin que tu restes avec moi. » Gael assentit silencieusement. Même s’il avait toujours su qu’Alexis ne savait pas vivre sans lui, c’est en croisant son regard plein de déstresse qu’il se rendit vraiment compte de sa place auprès de son frère. De la façon dont Alexis le voyait. De la douleur qu’il avait dû ressentir, ce fameux soir où l’aîné l’avait repoussé, ne supportant plus le mensonge dans lequel ils s’enfonçaient. Gael posa son front sur celui de son jumeau et resserra avec tendresse son étreinte. « Je suis désolé de t’avoir laissé, Alex. » Pour la première fois depuis cette nuit-là, il se sentait coupable de s’être fait passer avant Alexis. Mais maintenant, il n’y aurait plus personne pour venir les séparer, n’est-ce pas ? Gael avait besoin d’y croire, de se raccrocher à ce qu’ils avaient réussi à sauver et à reconstruire. « Plus jamais ça. » Lui aussi, en avait souffert. Peut-être que ça les mènerait  dans une situation inextricable, mais pour l’instant il ne voulait pas y penser. Les jumeaux étaient seuls, l’un avec l’autre, sans que personne ne puisse juger la manière trop étroite avec laquelle ils s’enlaçaient.

Ils restèrent un petit moment ainsi, le temps pour Gael de rassurer son autre avec tout son corps pressé contre le sien, avant qu’il ne se sépare de lui. « Peut-être qu’à l’étage, ça sera mieux. » Il ramassa le bâton de son frère pour lui donner, et s’empara de l’autre main qu’il tira pour traverser la pièce. Un dernier regard vers la vaisselle brisée et ils poussèrent la porte opposée à celle qu’il avait prise. Gael se rappelait très bien de l’arrière-cuisine et de l’étroit escalier qui menait jusqu’aux étages, puisque c’était un raccourci qu’il avait souvent pris. En tirant Alexis derrière lui, refusant de le lâcher, il constata que les marches étaient plus minces que dans son souvenir, et aussi plus glissantes – l’effet de la poussière accumulée ? Il devait aussi baisser un peu la tête pour ne pas se cogner. La pierre était creusée au milieu de chacune d’entre elles, signe du passage régulier de personnes pendant des siècles, et à force de monter en tournant, Gael perdit un peu ses repères. Il renforça sa prise autour de la main d’Alexis et monta encore quelques marches pour arriver à l’étage. Bizarrement, il avait l’air à première vue moins atteint que le rez-de-chaussée, seules quelques fenêtres en début de couloir étaient brisées et le reste semblait intact. Il se tourna vers Alexis. « Ca va aller ? Tu veux qu’on aille jeter un œil à la bibliothèque ? » C’était un lieu calme, qu’ils avaient toujours aimé, et si jamais ils le retrouvaient sans dessus-dessous, Gael savait que ça pouvait être pire que mieux… Mais il prit le risque tout de même.


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Alexis Livanov
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ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 15 Nov - 2:20



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

La main de Gael dans son dos lui fit un bien fout. Il pris une grande inspiration contre lui, s’empara de son odeur pour se rassurer, pour se l’approprier un peu plus. Et puis il s’extirpa un peu, pour demander à Gael de toujours rester avec lui. Le cadet en avait besoin, bien qu’il savait qu’il avait lui-même abandonné son aîné, il avait besoin de l’entendre dire que Gael ne l’abandonnerait jamais, qu’il ne le rejetterait plus jamais. « Je suis désolé de t’avoir laissé, Alex. » Gael posa son front sur le sien, comme il l’avait si souvent fait et Alexis s’agrippa un peu plus à lui. Ses doigts tremblaient, mais en les refermant sur la chemise de Gael il les sentait se calmer. Alexis réalisa aussi que Gael s’excusait pour une chose dont il n’attendait pas d’excuses. Il avait eu mal, mais il avait lui aussi ses tords et il estimait qu’il n’avait pas le droit de réclamer des excuses à Gael. « Plus jamais ça. » Ajouta son jumeau. Alexis hocha doucement la tête et ferma les yeux, pour profiter de la chaleur de Gael, de sa présence. « Je te suivrai partout, maintenant. » Souffla-t-il doucement, presque imperceptiblement mais ils étaient si proches que Gael ne pouvait que l’entendre. Désormais, il ne resterait plus en retrait, il n’irait pas dans une autre direction. Il le suivrait, peut importe ou, même au bout du monde, même dans la tombe.

Finalement, Gael s’éloigna de lui et ramassa sa canne, pour la lui rendre, avant de prendre son autre main. « Peut-être qu’à l’étage, ça sera mieux. » Alexis glissa la corde de sa canne autour de lui, si il devait monter les escaliers il préférait s’accrocher aux murs, ou au pire, à Gael. « Ok. Allons voir, alors. » Fit Alexis en tentant un fin sourire. Il ne savait pas si le rendu avait été ce qu’il avait voulu, mais il voulait essayer de profiter de son frère, et du palais. Il voulait se le réapproprier. Alexis devait arrêter d’avoir peur que plus de choses encore ne lui tombe dessus. Il devait commencer à se battre, vraiment, à lever le menton et à imposer sa volonté et la justice, si il le fallait. Les jumeaux montaient les escaliers en silence. Chaque pas était de plus en plus assuré, de la part d’Alexis. Il aurait préféré emprunter le grand escalier de marbre, qui était l’escalier principal. Celui-ci trop étroit, trop difficile d’accès. La main d’Alexis courrait le long du mur, pour s’assurer un certain équilibre, mais aussi pour sentir sa maison sous ses doigts. Il avait un peu de poussière sur le sol, et la pierre n’était plus aussi lisse qu’avant mais au moins il n’y avait pas de suie, ici. « Ca va aller ? Tu veux qu’on aille jeter un œil à la bibliothèque ? » Ils étaient finalement parvenus à l’étage supérieur. Alexis avait le sentiment d’avoir marché des heures, mais il voulait continuer pour son frère. Il reprit sa canne qu’il avait passé autour de son torse, et hocha la tête, en serrant un peu la main de Gael dans la sienne. « Ca va. » Ce n’était pas tout à fait vrai. Les jambes d’Alexis protestaient et il aurait aimé pouvoir s’asseoir mais il ne voulait pas laisser Gael, et il voulait découvrir le palais à nouveau. « Pourquoi pas. » Il sourit à nouveau, un plus plus joyeusement qu’avant et se remit en marche. Gael et lui durent parcourir le couloir, puis tourner sur la droite et marcher encore un peu pour arriver devant la porte de la bibliothèque. La porte était fermée. Alexis lâcha la main de Gael pour actionner la poignée, il dut pousser un peu contre la porte pour que les gonds décident enfin à bouger, et la porte s’ouvrit sur une pièce qui sentait le renfermé. Les fenêtres étaient fermées, et intactes. Toute la pièce était intacte, en fait. Un livre reposait, ouvert, sur une table. « Je crois que personne n’est venu ici depuis des années… » Il énonçait l’évidence même. Alexis fit un gete du bras pour faire circuler l’air du couloir à l’intérieur de la bibliothèque. L’odeur était vraiment désagréable. « Il n’y a même pas d’air, ici. » Un comble, pour le palais de l’air ! Le plus jeune se dirigea donc vers une fenêtre et l’ouvrit un peu. C’était une pièce récente, on voulait protéger les livres, c’était pour ça qu’on ouvrait pas souvent les fenêtres. Mais Alexis avait besoin d’air. Après ça, il s’appuya contre le mur, le front légèrement posé contre la pierre et souffla doucement, sans penser que Gael pourrait l’entendre ou comprendre qu’il était épuisé. Alexis poussa ensuite son corps de ses mains contre le mur, pour s’en détacher, pour s’avancer un peu dans une allée, pour camoufler un peu son moment de faiblesse, aussi.




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DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 22 Nov - 12:10



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Gael n’était pas aveugle : il voyait bien que son frère avait du mal à progresser. Il vit d’ailleurs d’un œil inquiet sa main reprendre son bâton pour l’aider dans sa marche. Mais il se pinça simplement les lèvres lorsque son frère lui répondit brièvement qu’il allait bien. Du pouce, il caressa la main de son frère dans la sienne, tandis qu’il lui lançait des œillades inquiètes alors qu’ils avançaient. Alexis ouvrit la porte dont les gonds, vieux et inutilisés depuis longtemps, grincèrent. Le temps semblait s’être arrêté dans cette pièce, où les odeurs de renfermé agressèrent les narines des fils de l’air. Alexis fut le premier à réagir en faisant un courant d’air, puis en allant ouvrir une fenêtre. Aussitôt, l’air frais des montagnes s’engouffra dans la pièce qui retrouva un peu de son authenticité. Le vent fit tourner à toute vitesse les pages du livre posé sur la table et Gael le referma et chercha sa place dans les étagères pour le ranger, perdant un peu son jumeau du regard. Il fut frappé de constater que rien n’avait bougé, si bien que la tranquillité apparente du lieu le fit presque s’attendre à voir pénétrer un oncle, un cousin, n’importe quel habitant que ce palais avait autrefois hébergé. Mais il n’y avait plus personne, hormis Lyra et Dmitri peut-être, dans leurs anciennes chambres. Gael fronça des sourcils, et laissa ses doigts parcourir les tranches des livres qu’il avait lu pour certains. Et puis, alors qu’il regardait dans les étagères supérieures, quelque chose refléta le soleil du dehors et attira son regard. Un sentiment de joie intense le prit sans qu’il ne sache très bien pourquoi et, obéissant à une pulsion, il amena à lui l’escalier de bibliothèque en le faisant rouler puis le grimpa. Le bois ancien grinça mais, solide, il résista à son poids. Parvenu là où il voulait, Gael sourit en grand en découvrant ce qui l’avait attiré : le vieil appareil photo de son plus vieux cousin Andrej. Précieusement, il l’attrapa et redescendit pour aller directement s’installer à la table.

« Alex, viens voir ! »  L’aîné tira la chaise pour signifier à son frère de s’asseoir près de lui. « Tu te souviens de ce truc ? Andrej n’a jamais voulu me le montrer de près. » Depuis gamin, Gael était attiré par tout et rien, surtout ce qui pouvait se démonter. Il avait toujours été curieux, et cette curiosité avait été attisé par son père qui lui avait appris comment fabriquer des mécanismes des plus compliqués alors, depuis toujours, Gael voulait savoir comment les choses fonctionnaient. L’appareil photo de son cousin avait toujours été un grand mystère pour lui, en particulier parce qu’il s’agissait d’un très vieux modèle qui reflétait le modèle sur une plaque de verre.  En raison de sa fragilité et de son caractère précieux, Gael n’avait jamais eu le droit de l’avoir entre les mains. C’est avec des gestes révérencieux qu’il tourna le vieil objet sur lui-même et qu’il le regarda sous toutes les coutures en le soupesant. Du bout des doigts, il redessina les veines du bois qui constituait son châssis, s’attarda sur les motifs gravés accentués par des feuilles d’or, tourna les molettes en métal doré dont le mécanisme avait été un peu grippé par l’âge et la poussière. « Je me demande s’il marche encore… » Incroyablement agité et incapable de tenir en place, Gael était habité d’un grand calme lorsqu’il s’agissait de démonter quelque chose pour le remonter aussitôt et ses mains peu délicates trouvaient comment exercer un travail de précision. « Je crois que papa laissait son matériel un peu partout dans toutes les pièces… » Jon était un grand inventeur capable de tout faire et avait enseigné cela à son fils aîné. Il était aussi connu dans toute la famille pour perdre son matériel un peu partout, car même en ayant un atelier, il lui arrivait souvent de s’arrêter au beau milieu d’un couloir pour remettre en marche un vieux chauffage ou rectifier une bouche d’aération. Fort de ce souvenir, Gael ouvrit les tiroirs du bureau et en sortit quelques tournevis.

La manœuvre dura un moment et oubliant un peu tout le reste, Gael étala toutes les pièces détachées de l’appareil sur le bureau dans une mise en place précise. La plaque de verre qu’il avait décrochée avait été mise de côté, posée avec précaution sur un morceau de chiffon. S’il l’avait regardée, Gael aurait vu que cette dernière scène immortalisée par son cousin était sans doute l’une des plus caractéristiques de sa famille d’alors : son père, enseignant à son jumeau alors âgé de cinq ou six ans la maîtrise de l’air dans la cour intérieure. Andrej avait réussi à mettre au point une technique qui non seulement capturait la lumière sur une plaque de verre mais aussi toutes ses nuances colorées, et le petit tableau que Gael avait extirpé de l’appareil était l’un des plus vivants et des plus ressemblants jamais obtenus par son cousin. Glissant enfin son regard dessus, Gael s’attendait presque à voir la scène en se penchant à la fenêtre de la bibliothèque. « T’étais mignon à l’époque, » plaisanta-t-il en caressant la joue de son frère et en voulant accrocher son regard.  C’était bizarre de se retrouver ici après autant d’années d’absence, ça leur faisait mal tout en leur rappelant de bons moments de leur existence. Se retrouver dans cette pièce à l’abri du temps et replonger dans leurs souvenirs était aussi douloureux que plaisant, une sensation douce-amère emplissait le cœur de Gael et il voulait la partager avec son double. Il caressa la mâchoire d’Alexis du bout du pouce et appuya le reste de ses doigts sur sa nuque pour le faire avancer vers lui et l’embrassa lentement.


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STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 22 Nov - 16:24



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ft/Gael Livanov

Alexis voyait les oeillades de son frère, son regard inquiet se posait sur lui à intervalles plus ou moins réguliers, mais Alexis ne voulait pas qu’il s’inquiète. Peut être qu’il avait assenti trop tôt à monter avec lui, peut être qu’il aurait du attendre un peu mais il ne pouvait pas rester au pied de sa maison encore longtemps, sans pouvoir s’endormir entre ses murs qui le ferait, sans doute, se sentir un peu plus en sécurité. Après être entré dans la pièce, Alexis et Gael se séparèrent pour explorer chacun une rangée. Alexis entendit un bruit mais ne s’inquieta pas. Gael devait surement chipoter à plein de choses. Alors, profitant que son frère ne pouvait pas le voir, il s’étira les jambes dans son allée. Ca lui fit un bien fout, ses muscles détendus lui faisaient désormais moins mal et il soupira doucement, alors que Gael l’appellait. « Tu te souviens de ce truc ? Andrej n’a jamais voulu me le montrer de près. » Alexis s’était tout de suite rapproché de son aîné, et contemplait l’appareil photo de leur cousin. Alexis s’entendait bien avec lui, ils avaient souvent jouer ensemble. Voir son appareil entre les mains de Gael lui fit un léger pincement au cœur, mais un sourire étira aussi ses lèvres : quelque chose lui avait survécu, comme une preuve qu’il avait bel et bien vécu et qu’il n’était pas le produit de son imagination. Alexis s’approcha du bureau et s’installa dessus en tailleur, les jambes callée l’une sous et sur l’autre. « En même temps, tu n’étais pas très délicat. » Fit-il avec un léger sourire. Alexis non plus n’avait jamais pu y toucher, mais Alexis ne s’intéressait pas aux objets autant que Gael. Les objets, les murs, tout ce qui était matériel n’intéressait que très peu le garçon. Il préférait étudier leurs croyances, il préférait réfléchir aux idées et aux vents.

« Je me demande s’il marche encore… » Alexis savait exactement que ce que Gael avait en tête. Depuis qu’ils s’étaient séparés, Alexis avait travailler à récupérer cette faculté à deviner ce qui se passait dans la tête de son jumeau. Pour ça, il l’observait beaucoup, et longtemps. Il le dévisageait presque, parfois, pour lire ses expressions et les déchiffrer. Mais là, c’était tellement évident… Alexis sourit à nouveau, en voyant dans le regard de Gael cette habituelle étincelle de curiosité. « Je crois que papa laissait son matériel un peu partout dans toutes les pièces… » Alexis fronça les sourcils, alors que Gael fouillait dans les tiroirs. « Depuis le temps ils ont su… » Gael sortit quelques outils et Alexis haussa les sourcils en s’interrompant net. Son regard remonta sur Gael. Alexis se disait que si les outils de son père étaient toujours là, alors tout ce qu’ils avaient possédés et laissé derrière eux étaient toujours là aussi. Pourtant ils savaient tous les deux – via leurs cousins – qu’ils avaient été déclarés morts quelques temps après leur départ. Il laissa ses pensées vagabonder, tandis qu’il le regardait avec son amour au fond des yeux. Alexis adorait le regarder, pendant qu’il travaillait. L’air concentré de Gael avait un petit quelque chose de fascinant. Il se demandait si il ressemblait aussi à ça, quand il se concentrait sur ses mouvements de maîtrise. Alexis n’avait même pas regarder la surface photosensible que Gael avait extrait du boîtier, pour la poser sur un chiffon. La brun ne regardait que ses doigts, comment ils étaient délicats et précis et il frissonna doucement en songeant que, parfois, ils l’étaient aussi sur sa propre peau. En le regardant, Alexis sentait presque les doigts parfois rugueux de Gael contre lui. Il glissa le bout de sa langue contre sa lèvre inférieure, avide de ce touché, maintenant.

« T’étais mignon à l’époque, » Gael le sortit de ses pensées. Alexis cligna des paupières avant de poser son regard sur l’image posée entre eux. Le plus jeune se pencha dessus et sourit en se reconnaissant. Une vague de souvenirs de ce jour remontèrent en lui et il dut cligner une nouvelle fois, plusieurs fois, des paupières éviter d’avoir les yeux trop humides de toute cette nostalgie. Désormais, son père était mort, et pour la première fois de sa vie Alexis regrettait de ne pas avoir été plus proche de lui. « A l’époque ? Dois-je encore te rappeler qu’on a exactement la même tête ? » Traduction : si je ne suis plus mignon : toi non plus. Alexis souriait d’un air amusé quand il sentit les doigts de son double contre sa peau. Son sourire ne le quitta pas, son regard pétillait d’un trop plein d’affection qu’il éprouvait et puis, Gael s’approcha en le tirant un peu à lui et ils s’embrassèrent lentement. Alexis leva les bras et glissa ses mains contre lui, pour attraper sa chemise et le tirer un peu à lui. Le brun répondit au baiser sans se faire prier. Sa langue allait caresser celle de son jumeau avec délice, et il avait bien du mal à s’arrêter. Il savait que quelqu’un pouvait entrer d’une minute à l’autre, et les trouver là. Ils étaient juste devant la porte et la porte était ouverte. Les deux jumeaux n’avaient jamais osé ne serait-ce que se toucher un peu trop quand une porte était ouverte, mais Alexis ne pouvait pas repousser son autre et il y mettait toute sa tendresse, dans ce baiser. Finalement, le plus jeune laissa son autre mordre ses lèvres encore une fois, puis il s’éloigna doucement, après avoir glissé sa langue contre sa lèvre supérieure. « Tu devrais le remonter, maintenant. » Souffla Alexis sur les lèvres de son autre, encore un peu déboussoler par la douceur de ce baiser. Il mourrait d’envie de l’embrasser encore, de s’approcher et de ne plus le lâcher mais il ne le fit pas. Il ne voulait pas enfermer son frère, pas même dans ses bras, alors qu’il redécouvrait des trésors de leur enfance.





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Gael Livanov
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CRÉDITS : bigbadwolf

ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 22 Nov - 18:37



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Gael ne voyait pas vraiment le regard que portait Alexis sur lui alors qu’il travaillait, et c’est seulement en portant son attention sur lui qu’il se rendit compte de l’amour imprégnant les prunelles de son jumeau. « A l’époque ? Dois-je encore te rappeler qu’on a exactement la même tête ? » Gael eut un sourire en coin. « Tout le monde sait que c’est moi le plus beau. » Bien sûr que c’était faux, mais il adorait quand Alexis soupirait, levait les yeux au ciel et le regardait avec amusement. Parce qu’il était beau, Alexis, quand il le regardait comme ça, heureux.

Il fit durer un peu le baiser en réponse, tira sur ses lèvres, se penchant un peu plus alors qu’Alexis l’attirait contre lui. Une simple sollicitation et Alexis lui ouvrit sa bouche pour lui répondre. Gael n’arrivait toujours pas à se rendre compte du pouvoir qu’il avait sur son frère, qu’il testait intentionnellement depuis plusieurs semaines et dont les effets étaient toujours aussi rapides. Ce n’était pas pour s’en amuser, Gael avait juste besoin de sentir le retour de ses sentiments et qu’Alexis le lui confirme à chaque fois avec empressement le rassurait. Il avait envie de continuer mais son double y mit fin après avoir passé sa langue une dernière fois sur sa lèvre. Tu l’as cherché nota sa conscience alors qu’il maudissait Alexis de savoir exactement comment le toucher. « Tu devrais le remonter, maintenant. » Gael soupira. « Ouais, je sais, mais y’a un souci dans l’enclencheur tu vois ? » Il attrapa la pièce qu’il montra à son jumeau. « Trop de poussière, faut que je trouve comment le nettoyer, sinon l’obscurateur ne va pas s’ouvrir correctement, et la lumière ne va pas bien pénétrer dans l’appareil. » Il reposa l’enclencheur et passa une main dans ses cheveux. Il détestait remonter des objets défectueux et chercha de quoi nettoyer la pièce. En baissant les yeux, il trouva un peu d’eau dans la gourde qui pendait à sa ceinture et en imbiba le bas de son sweat qu’il frotta à l’enclencheur, doucement. Tout aussi précautionneusement, il remonta l’appareil avec lenteur, prenant bien soin de poser chaque pièce à sa place en commentant à mi-voix chaque étape. Une fois les pièces toutes assemblées, il caressa de nouveau les dorures et pensa tout haut. « Tu crois qu’on serait devenus quoi, si papa ne nous avait pas fait passé pour morts ? » Cela faisait déjà un petit moment que Gael se posait la question. Est-ce qu’ils auraient survécu, comme Lyra ou Dmitri, ou est-ce qu’ils feraient partie des souvenirs de cette demeure ? Le jeune homme aussi se demandait comment aurait-il fait si Alexis n’était plus avec lui. En plongeant son regard dans celui de son jumeau, la pensée de le perdre l’affola une fois de plus. Certes, il pensait toujours que se battre pour sa nation était un combat qu’il devait mener en première ligne, mais plus les mois passaient et plus Gael comprenait son père. Jon était son modèle depuis l’enfance, il avait passé sa vie à vouloir le satisfaire et à écouter ses conseils, si bien qu’il aurait dû savoir depuis longtemps ce que son géniteur avait en tête. Finalement, Jon avait seulement voulu protéger son propre bonheur. Et en plongeant le regard dans les iris presque dorés de son frère, Gael comprenait de mieux en mieux pourquoi. « Je vais dire un truc salement égoïste mais… je suis heureux qu’on n’ait pas été ici à ce moment-là. » Sa main libre passa furtivement sur la joue de son frère, à qui il sourit avec tendresse. « Ca va mieux ? Et ne mens pas, j’ai vu que t’avais un peu de mal. »
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Alexis Livanov
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AVATAR : dylan o'brien.
CRÉDITS : bigbadwolf // gifs from tumblr, lyrics from halsey.

ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 22 Nov - 21:53



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

« Tout le monde sait que c’est moi le plus beau. » Alexis soupira doucement, un sourire en coin accroché aux lèvres alors qu’il roulait des yeux. Le brun ne répliqua pas, mais à chaque fois il avait d’abonder dans son sens. Alexis trouvait effectivement que leurs quelques différences rendaient son aîné plus beau. Il était plus solide, même si Alexis était plutôt musclés, ils ne se voyaient pas vraiment. Ses membres étaient fins, sculptés par ses mouvements aériens et voluptueux. Et puis de toute manière, Alexis ne put pas répondre, puisque son ainé l’embrassa. Il se penchait un peu plus sur lui, et Alexis ne résista pas à lui ouvrir sa bouche, pour le laisser s’insinuer contre sa langue. Après quelques secondes passées à l’embrasser, il glissa sa langue contre sa lèvre afin de signer la fin de cet échange… là. Il savait très bien l’effet de ce geste sur son ainé, mais Gael l’avait provoqué et Alexis aimait lui rendre la pareille.

« Ouais, je sais, mais y’a un souci dans l’enclencheur tu vois ? » Fit Gael, après qu’Alexis lui eut dit qu’il devrait remonter l’appareil. Alexis regarda la pièce avec attention, il essayait vraiment de s’intéresser à ce que son frère faisait, parce qu’il voulait s’immiscer partout dans sa vie. Sauf qu’il ne voyait pas le problème, en tout cas pas celui qui dérangeait son frère. « Trop de poussière, faut que je trouve comment le nettoyer, sinon l’obscurateur ne va pas s’ouvrir correctement, et la lumière ne va pas bien pénétrer dans l’appareil. » Alexis hocha doucement la tête. Il ne disait rien, se contentant de le regarder. Il ne demandait vraiment pas plus. D’ailleurs, à Antrakar, chez les Hemingway, Alexis l’avait regarder fabriquer son éventail pendant toute une après-midi. Sans dire un mot pour ne pas déranger son double. Il avait juste passé sa journée assis en tailleur dans un coin de la pièce. Alexis leva les yeux sur lui quand il posa la pièce sur le bureau et qu’il se glissa la main dans les cheveux. Gael semblait plongé dans l’une de ses réflexions intenses. Alexis le dévisageait sans dire un mot. Puis il vit son frère prendre sa gourge, et mouiller un bout de son pull pour nettoyer la pièce. Alexis, qui avait toujours aimé être propre et plus ou mois parfait, fit une légère grimace. Gael se fichait pas mal de mettre de la poussière ou de la suie sur lui, surtout quand il bricolait. Sa concentration était telle que l’aîné parlait à voix basse, alors qu’il remontait l’appareil. Alexis regardait ses doigts, fascinés par leur précision. « Tu crois qu’on serait devenus quoi, si papa ne nous avait pas fait passé pour morts ? » Gael avait terminé, et Alexis releva les yeux vers lui. Il n’y avait jamais pensé, du moins pas après avoir su ce qui était arrivés à ses cousins. Longtemps, du temps où ils étaient à Antrakar, Alexis s’était dit qu’il aurait aimé devenir un moine. Les moines de la nation de l’air était des érudits et des maîtres. Ils ne s’attachaient pas aux objets, mais étudiaient et s’entrainaient. Cette vie, c’était tout ce qu’il avait déjà… Mais c’était aussi se contraindre à oublier son frère, alors rien que pour ça il ne pourrait jamais monter dans l’un de ces vieux temples, probablement désert, pour y vivre une vie de moine. « Je sais pas, Gael. » Il baissa les yeux un instant sur ses doigts, réfléchissant. Puis il les releva à nouveau. « Je sais pas si on aurait eu la chance de Lyra, Dmitri et Morrigan. Je ne veux pas y penser. » Les deux autres fratries Livanov avaient été presque entièrement décimées. Si il avait du être le dernier de la sienne, il ne l’aurait pas supporté. Il serait devenu fou, il le savait, Alexis n’avait pas la force mentale de son frère et de sa sœur. Mourir était si facile, dans ces cas-là… « Je vais dire un truc salement égoïste mais… je suis heureux qu’on n’ait pas été ici à ce moment-là. » La main de Gael glissa contre sa joue, alors qu’il lui souriait. Alexis glissa ses doigts entre ceux de son frère. « Moi aussi. Maman n’a pas arrêté de me le dire, quand on est partis. C’était pour nous protéger. Pas pour nous enfermer. » Alexis le regarda avec intensité, il avait essayé de le faire comprendre à Gael pendant les quelques jours qu’ils avaient passés ensemble, après leur départ de chez les Hemingway. Pendant ces quelques jours, Gael refusait d’entendre quoi que ce soit et voulait rejoindre la capitale. Et Alexis, lui, ne cessait de dire que c’était se jeter dans la gueule du loup. Il savait que Gael et Natalia s’étaient sentis enfermés, privés de liberté et ça avait été le cas ! Mais Alexis avait compris, que c’était juste pour les protéger.

« Ca va mieux ? Et ne mens pas, j’ai vu que t’avais un peu de mal. » Alexis soupira doucement. Il hésita, mais en croisant le regard de son frère il décida de ne pas mentir. « J’ai les jambes un peu douloureuses, mais ça va, Gael. La montée était plus éprouvante que dans mes souvenirs, c’est tout. » Il sourit doucement. « On ne doit pas explorer tout le château aujourd’hui, non ? » Il ne voulait plus marcher pour encore trop longtemps, Alexis avait besoin de se reposer un peu, surtout après cette montée. Il regarda leurs doigts emmêlés. « Je suis désolé. Si tu veux, on peut encore faire quelques pièces. » Il sourit, il essaya de s’oublier un peu, pour son autre. Alexis se rendait compte des sacrifices de son autre, pour lui, et il avait le sentiment d’en demander trop, beaucoup trop. Il était temps qu’il cesse un peu et qu’il lui rende tout ce que Gael pouvait lui donner. Que cette relation devienne équitable.



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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 22 Nov - 23:39



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ft. Alexis Livanov

« Je sais pas, Gael. » Gael fronça les sourcils alors qu’Alexis remontait déjà le visage vers lui. « Je sais pas si on aurait eu la chance de Lyra, Dmitri et Morrigan. Je ne veux pas y penser. » Gael savait à quel point son frère tenait à eux, et qu’il n’aurait jamais pu s’en remettre. Une pointe de culpabilité piqua son cœur alors qu’il n’y avait aucune raison. Mêlant ses doigts aux siens, Alexis lui répondit : « Moi aussi. Maman n’a pas arrêté de me le dire, quand on est partis. C’était pour nous protéger. Pas pour nous enfermer. » L’aîné eut un profond soupir, traduisant son agacement. Il avait eu tort, et il venait de s’en rendre compte, mais il n’aimait pas qu’Alexis lui ramène l’argument Maman avait dit que… qu’il détestait par-dessus tout. Cela lui rappelait qu’Alexis avait cautionné ce que leur mère avait fait pour les séparer, équivalent presque à une trahison pour l’aîné. « Je sais. J’ai jamais dit que je faisais des choix parfaits, mais on a retrouvé une partie de notre famille. » Gael passa une main frustrée dans ses cheveux pour se forcer à se calmer. « Je ne regrette pas qu’on en soit arrivé là. » Pas encore susurra une voix dans sa tête., qu’il fit taire aussitôt.

Alors que Gael lui demandait comment ça allait, Alexis commentant l’état de ses jambes et lui sourit. « On ne doit pas explorer tout le château aujourd’hui, non ? » Gael hocha la tête. « T’inquiète pas, on a le temps, » positiva-t-il. « Je suis désolé. Si tu veux, on peut encore faire quelques pièces.
– Juste une seule alors. » Gael embrassa leurs doigts liés. « Et ne soit pas désolé, on aurait dû attendre un peu que tes jambes soient complètement rétablies. » Il avait été trop impatient et son frère en payait les conséquences. Il le tira doucement de sa chaise et passa ses bras autour de lui, sans se soucier que la porte de la pièce soit encore ouverte. « Y’a vraiment un endroit où je veux aller avec toi. » lui glissa-t-il à l’oreille en l’étreignant. Un endroit qui comptait beaucoup pour eux, parce qu’il y avait passé beaucoup de temps. Alors il l’emmena doucement vers l’aile qu’ils occupaient alors étant enfants, avec leurs parents et leur petite sœur, en gardant un bras autour de ses hanches. Alexis devait se doutait où est-ce qu’il l’amenait, mais Gael garda le silence jusqu’à ce qu’ils arrivent au couloir qu’ils avaient tant de fois parcouru, tandis que Thanae et Lokia les suivaient en trottinant. Mais une fois devant la porte de son ancienne chambre, Gael se retint de la pousser. Quelque chose n’allait pas. Quelque chose lui disait de ne pas rentrer. Son excitation retomba tout d’un coup. « Je le sens mal. » chuchota-t-il.

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SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
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MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Lun 23 Nov - 1:13



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ft/Gael Livanov

Il le savait pourtant, que Gael détestait quand Alexis lui parlait de leur mère en ces termes. Il ne comprenait pas bien pourquoi. Alexis adorait sa mère et elle lui manquait terriblement, mais lui ne s’était pas autant rendu compte que Gael de l’acharnement avec lequel Malia tentait de les faire vivre séparément. « Je sais. J’ai jamais dit que je faisais des choix parfaits, mais on a retrouvé une partie de notre famille. » Alexis serra un peu les doigts de son ainé entre les siens. Alors que son frère se glissait une main dans les cheveux. « Je ne regrette pas qu’on en soit arrivé là. » « Je sais, je sais. » Fit Alexis en tirant un peu sur sa main, il leva la main et la glissa contre sa nuque, laissant ses doigts caresser la peau juste sous ses cheveux. « Ce n’était pas un reproche, promis. » Alexis glissa encore un peu ses doigts contre la nuque de son frère. Comme Gael glissait parfois les siens dans son dos, pour le détendre. « Je suis content qu’on les ait retrouvés. » Il voulait le rassurer, lui faire sentir qu’il était de son côté et qu’il le serait toujours, du moins le pensait-il sincèrement.

Finalement Gael voulu savoir comment il allait. Alexis laissa retomber sa main et la posa sur son genou à lui. Alexis ne se sentait pas la force d’explorer encore tout le château. Ils avaient quelques jours pour le faire, même si le plus jeune avait aussi besoin d’agir, de faire quelque chose pour se sortir de cette situation et obtenir sa vengeance tant désirée, après tout ce qu’ils avaient subit, dans sa nation. « T’inquiète pas, on a le temps. » Alexis sourit doucement. Mais tout de même, le plus jeune ajouta qu’il voulait bien faire quelques pièces si Gael le voulait. Alexis aurait dû savoir que Gael ne le forcerait pas plus à avancer si il n’y arrivait plus. « Juste une seule, alors. » Gael leva leurs mains liées et posa ses lèvres sur leurs doigts. Ce qui redonna le sourire à Alexis, qui avait peur que son frère ait réellement mal pris ce qu’il avait dit sur leur mère et la décision de leur père. « Et ne soit pas désolé, on aurait dû attendre un peu que tes jambes soient complètement rétablies. » Alexis suivit le mouvement induit par Gael et descendit du bureau, il posa ses jambes sur le sol et se laissa aller dans les bras de son double. « Je vais bien, je voulais pas attendre plus de toute façon. » Souffla Alexis. Ses jambes lui faisait moins mal, après s’être étiré et avoir été assis quelques minutes. « Y’a vraiment un endroit où je veux aller avec toi. » Fit-il à son oreille. Alexis savait exactement où ils se trouvaient. Non loin de cette aile qui leur était réservée, il était presque certain que son frère voulait l’emmener là-bas. Alexis sourit, sans rien dire, et alors que Gael avait gardé son bras autour de lui, Alexis posa sa main sur son épaule et s’aida un peu de Gael pour se débarrasser un peu de son propre poids. Il se doutait que son frère n’allait pas le repousser, alors il en profitait un peu. Et puis au moins, ça justifiait un peu leur étreinte, si quelqu’un les voyait. Alexis reconnaissait le long couloir, sa chambre était à l’autre bout, il y avait un tournant à prendre et c’était juste là. Il se souvint du sol froid sous le bout de ses pieds, qu’il glissait sur le carrelage pour rejoindre son ainé. Il se souvenait des fenêtres ouvertes, et du vent qui l’enveloppait tout entier, alors. Il se souvenait de la porte que Gael laissait toujours entr’ouverte, pour lui. Gael n’ouvrit pas la porte, et Alexis tourna la tête vers lui. « Je le sens mal. » Son corps s’était tendu, et Alexis – qui savait que son frère avait un don – avait soudainement peur d’ouvrir la porte. Il avait vu Gael encaisser difficilement le coup, dans la cuisine. La cuisine, c’était une chose, mais sa chambre ? Alexis poussa un peu Gael. « J’y vais en premier. » Il ouvrit la porte et se glissa entre la porte et le mur, sans l’ouvrir vraiment et laissant Thanae avec Lokia et Gael. Un mur s’était totalement écroulé, laissant un trou béant sur des gravats. Le lit était à moitié détruit, et le bureau ensevelit. Une penderie en bois massif était abimée mais c’était encore le meuble qui était dans le meilleur état. Alexis s’avança vers les gravats, il glissa ses doigts sur les pierres, précautionneusement comme si elles pouvaient le brûler.

Puis, il entendit la porte s’ouvrir. Non, non, il ne voulait pas que Gael voit ça. Alexis se retourna vivement mais la porte était ouverte et il voyait Gael regarder ce qu’il y avait dans sa chambre. Alors, sans réfléchir, Alexis s’approcha, il lui prit le visage à deux mains et plaqua sa bouche contre la sienne. Il voulait lui éviter ça, il aurait voulu qu’il l’attende, qu’il le laisse le protéger de la vision de sa chambre totalement détruite, de son enfance qu’on avait écrasé sous des gravats. De leurs nuits, violées par la guerre qui s’était écroulée sur le matelas qui les avait accueillis tous les deux presque toutes les nuits. Ce n’était même pas vraiment un baiser, c’était se mettre en travers de son chemin, de sa vision. C’était essayer de lui changer les idées, de le forcer à penser à autre chose, n’importe quoi, à lui plus qu’à ce qu’on lui avait volé.


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CRÉDITS : bigbadwolf

ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 29 Nov - 18:22



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Ils n’échangèrent qu’un regard, un seul, et Alexis décida : « J’y vais en premier. » Même s’il avait eu l’envie de l’en empêcher, Gael n’aurait pas pu. Il laissa son frère tourner la poignée et se glisser dans la pièce en fermant la porte derrière lui, délicat comme une ombre. Lokia glissa sa tête sous sa main et se colla à sa cuisse, ronronnant tel un gros chat réconfortant. Elle ne faisait pas souvent ça, parce que Gael lui disait que ça ne lui allait pas et se moquait gentiment d’elle, mais lorsqu’elle le faisait, c’était dans le but de lui apporter un peu de soutien. Elle était parfaite, sa Lokia, et Gael sourit tendrement en dirigeant son regard vers elle. « Tu crois qu’il va trouver quoi ? » lui demanda Gael. La jaguar ne répondit rien. Elle était une partie de son âme et elle aussi savait, après tout. Pas exactement, un sentiment sous forme de brouillard indistinct et insaisissable, mais une impression assez forte et assez douloureuse pour lui donner envie de s’enfuir. Il jeta un regard au daemon de son frère, la calme Thanae qui semblait anxieuse. Une alarme s’enclencha pour lui dire de partir d’ici au plus vite.

Or, Gael ne fuyait pas. Même s’il avait peur. Il combattait rarement son instinct, mais cette fois-ci, parce qu’Alexis était à l’intérieur et qu’il avait besoin de lui. Il inspira un grand coup qu’il expira lentement, avant d’avancer sa main vers la poignée et de l’actionner à son tour. Le tableau qui l’attendait frappa son cœur avant même qu’il ne puisse constater toute l’étendue des dégâts. Un sentiment de détresse et d’injustice mêlées s’empara de lui. C’était comme si tout ce que cette pièce avait hébergé avait été endommagé, comme si tous les secrets qu’elle avait protégés pouvaient être à présent vu par tous, au grand jour de cette plaie béante.

Sans qu’il ne s’y attende, il fut arraché à ce spectacle par la douceur de son frère s’emparant de son visage pour voler ses lèvres. Dans un automatisme acquis au fil des années, Gael ferma les yeux et répondit au baiser de son double. Aussi doux qu’une brise d’été, le souffle d’Alexis coupa le sien, juste le temps de ne le faire penser qu’à ça. Au contact de leurs lèvres et à la façon parfaite dont elles se caressaient. Après le moment d’oubli caractéristique de chacun de leurs baisers, où Gael ne devenait plus que ce morceau d’âme arraché à son autre, Gael se rendit compte de l’attention particulière portée au baiser et que l’application coutumière d’Alexis était encore plus poussée que d’ordinaire. Et il comprit qu’Alexis lui disait à sa manière qu’il était là pour affronter cette épreuve, qu’il le protégeait. L’aîné donna juste assez de passion à l’échange pour y apposer sa signature, sans brusquer le baiser, sans chercher à s’emparer du souffle d’Alexis. Juste une légère morsure, un peu comme un merci rougissant sa lèvre inférieure. Et lorsqu’ils s’interrompirent, Gael se noya dans le doré des yeux de son jumeau, longuement, avant d’imiter son geste et de coller son visage dans son cou pour éviter de regarder autour de lui. « Je me sens mal, Alex. » marmonna-t-il contre sa peau. Derrière ses paupières closes passaient les images qui avaient eu le temps de s’enregistrer. Un mur effondré, leur lit détruit, son bureau noyé sous les gravats… Le vieux xylophone qu’il avait couplé avec un automate pour réaliser de la musique, l’une de ses premières inventions, gisait à présent en une dizaine de morceaux épars entre les gravats. Et puis aussi la sensation glaciale du froid mordant des montagnes pénétrant ses os le reprit et le fit frissonner. Il savait que le même traitement avait été infligé à plusieurs endroits du palais, mais cette pièce était spéciale. Avant d’être sa chambre, elle était leur refuge à tous les deux. Là où Alexis venait le rejoindre pour passer leur nuits ensemble. Là où il consolait son frère de ses cauchemars. Leurs moments heureux, avant la guerre, avant leur fuite, avant de vivre reclus loin du monde et loin des leurs, ces précieuses années que Gael chérissait de tout son cœur. Leurs ennemis avaient piétiné tout cela en détruisant cette petite pièce qui avait été sa chambre, il y a longtemps. Gael resserra son étreinte autour d’Alexis.

« On peut aller ailleurs ? » Sa voix était presque implorante, si loin de la confiance qu’il exhalait d’ordinaire. Dans cette pièce où les souvenirs de son enfance avaient été mis à mal, Gael avait l’impression de n’être qu’un gamin fragile et exposé à tous les dangers. Il eut du mal à se détacher de la douce chaleur d’Alexis, si réconfortante, pour plonger de nouveau ses yeux dans les siens à la recherche d’une confirmation.

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ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Mar 1 Déc - 0:40



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

Alexis colla son corps contre celui de son frère. Inconsciemment, il le poussait déjà vers la sortie. Leurs lèvres jouaient ensemble pour leur faire tout oublier. Et ils oublièrent, pendant un temps cruellement trop court. Alexis apposait toute sa douceur sur les lèvres de son autre. Il lui faisait voir à quel point il l’aimait, et qu’il le protégerait aussi. Qu’il était là pour lui, que ce n’était pas seulement à Gael de protéger le plus jeune. Alexis le tenait fermement là, ancré à son rivage, pour qu’il ne dérive pas. Il ne pouvait pas le perdre. Il ne pouvait pas perdre sa force, son envie de vivre si belle et si puissante. Il ne pouvait pas perdre cet optimisme presque sans failles. Ce désir de se battre, de gagner, plus que tout. Ce désir de sauver les siens, de leur donner une meilleure vie. Il ne pouvait pas perdre tout ce que Gael était et que lui n’était pas. Il ne pouvait pas laisser cette noirceur toucher le cœur de son autre. Il fallait que l’un d’eux, au moins, résiste. Et c’était tout ça qu’il faisait. C’était tout ça qu’il sauvait, ou qu’il tentait de sauver, peut importe parce qu’Alexis y mettait tout son cœur. Et Gael le comprit, parce qu’il lui répondit. Et c’était beau, et peut importe le reste. C’était eux, une âme déchirée qui se recollait, au milieu de l’ouragan qui avait tout détruit. Qui s’aidaient mutuellement et qui, quand Alexis caressa la lèvre de son frère, se disait ‘je suis là pour toi’. Et qui, quand Gael lui mordit la lèvre inférieure, répondait ‘toujours, je serai toujours là pour toi’.

L’ambre s’imprégnait de l’ambre jumelle. Doucement, elle s’y enfonçait, comme l’on s’enfonce dans un bain d’argile, pour y reposer en paix. Et c’était intense, tout ce qu’ils ne se disaient pas passait en ce moment. Alexis glissait ses doigts sur les joues de son double. Il les laissait papillonner quelque part dans sa nuque, dans ses cheveux, alors que son autre venait glisser son visage dans son cou, après lui avoir confié « Je me sens mal, Alex. ». Et le cadet bougea la tête, pour l’accueillir contre lui. Ses doigts effleurèrent doucement la peau lisse de la nuque de Gael, pour l’apaiser, pour l’aimer un peu plus. « T’es pas tout seul, Gael. » Il le sentit resserrer son étreinte autour de lui, et Alexis se fondit un peu plus contre son corps, dans une position un peu étrange, pas vraiment confortable, avec la tête de sa moitié au creux de son cou mais il s’en fichait. Il aurait tout fait pour lui, il fera tout pour lui. Au bout d’un certain temps, la voix de son frère s’éleva encore une fois. A moitié étouffée par sa position, il comprit tout de même ce qu’il lui disait. « On peut aller ailleurs ? » Alexis glissa ses doigts sur son crâne, le massant doucement du bout de ses doigts. Il glissa sa main jusqu’à son menton, et le délogea de là où il était, pour attraper son regard. Et ne pas le lâcher. Il hocha la tête. Comme ça, accrocher à son regard, il voulait lui éviter de voir d’autres choses. « On sort, et on ne revient plus. Tu ne reviens plus, pas sans moi. » Quand Gael ne pouvait pas être l’ainé, celui qui était fort, Alexis prenait sa place. Il avait souvent pris des décisions pour eux deux, parce qu’il était, jadis, le plus réfléchi des deux. Avant qu’il ne commence à agir par impulsions, à faire un peu plus comme Gael. Il devait redevenir ce qu’il avait longtemps été, pour le bien de son autre. Et pour son bien, il ferait tout.

Après l’avoir sorti de la pièce, Alexis ferma la porte derrière lui sans la claquer. Il la ferma doucement, comme on ferme le couvercle d’un cercueil. Comme un respect à ce que cette pièce avait été. Comme une dernière caresse à un souvenir que l’on avait piétiné et assombrit. Alexis glissa ses doigts entre ceux de Gael, et l’attira encore contre lui une dernière fois. Il posa un baiser contre sa mâchoire, et lui chuchota ces trois mois qui réparaient leur âme en un clin d’œil. Qui pouvait agir comme le plus puissant des calmants, contre la douleur qui pouvait les saisir aux tripes et au cœur. Le brun s’éloigna avant de tirer son ainé par le bras. « Dis-moi, si tu préfères qu’on n’y aille pas… » La curiosité morbide l’avait saisi. Il voulait savoir. Il devait savoir : et sa chambre à lui, alors ? Deviendra-t-elle leur nouveau refuge ? Ou était elle, elle aussi, détruite ? Bafouée. Est-ce qu’ils avaient poussés le vice jusqu’à minutieusement détruire la chambre de deux enfants, présumés morts depuis des années ? Alexis prit le virage qui menait à sa chambre. Thanae lui lécha les doigts de sa main libre, comme un soutien implicite, une impatience marquée, aussi. Alexis s’arrêta, il hésitait. Attendait. Il ne savait pas à quelle vitesse son autre pouvait ressentir le besoin de fuir, ou pas. Mais en l’absence de contre-indication, le plus jeune glissa la main contre la poignée. La porte résista un temps, comme celle de la bibliothèque. Il poussa un peu plus fort, et entra dans sa chambre.

Elle était comme il l’avait laissé, et ses doigts serrèrent ceux de Gael presque instinctivement. Rangée, impeccable, bien sûr. Un livre trônait sur le bureau, il ne se souvenait plus de quoi il traitait. Le lit était fait, une cape en laine de bison était toujours accrochée contre le mur ! Personne n’était entré ici, ou du moins n’avaient-ils touché à rien. Est-ce que les Livanov avaient refusés de les croire réellement morts ? En tout cas, aucun n’avaient touché à sa chambre, et Alexis sourit enfin.


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NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 4 Déc - 22:15



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

« T’es pas tout seul, Gael. » Les caresses d’Alexis sur sa peau se voulaient apaisantes, et Gael y céda, comme si le froid de son cœur, envahi par les courants d’air, se réchauffait par la douceur des doigts de son double. Il le comprenait, percevait ses faiblesses et le soutenait de tout son être. Il y avait de la volonté dans son regard, une sûreté infaillible, et Gael s’y accrocha. « On sort, et on ne revient plus. Tu ne reviens plus, pas sans moi. » L’aîné hocha la tête et suivit lentement son frère alors qu’il l’emmenait dehors, renfermant leur passé en lambeaux derrière eux. Gael alla chercher la main de son autre au moment où celui-ci glissa ses doigts entre les siens. Il laissa un sourire alors qu’Alexis abandonna un baiser sur sa mâchoire. Son cœur eut quelques battements plus forts à l’écoute de son murmure, comme s’il n’était pas encore habitué à réentendre ces mots, comme s’il n’y croyait pas encore, et Gael se laissa tirer. C’était agréable, de se laisser faire de temps en temps, de ne pas décider, de laisser son double faire et de se reposer un peu sur lui. « Dis-moi, si tu préfères qu’on n’y aille pas… » Il ne fit qu’un sourire, sachant bien qu’Alexis avait tout comme lui envie de voir ce qu’il restait de son passé, et ils rejoignirent la chambre du cadet, plus lentement. Gael redoutait de se retrouver face au même tableau et savait très bien qu’Alexis le sentait. Il garda cependant le silence et retint son souffle lorsque la main d’Alexis se posa sur la poignée. La porte grinça avant de céder, et Gael ferma les yeux un instant, se laissant emmener par son frère.

C’est les doigts d’Alexis serrant les siens qui le firent rouvrir les paupières. Là aussi, le temps semblait s’y être arrêté, et un grand soulagement prit le jeune homme dont le corps se détendit d’un seul coup, comme si un poids avait été retiré de ses épaules. Un regard circulaire lui permis d’apprécier la pièce, et de s’imprégner de son atmosphère, calme, à l’image de son jumeau. Il eut un peu de mal à retrouver ses souvenirs concernant cette pièce, et d’ailleurs il en avait très peu : c’était toujours Alexis qui le rejoignait, et Gael ne venait le chercher que lorsqu’il y avait un problème. La toute dernière fois qu’il avait passé le seuil de cette porte, c’était parce qu’Alexis le boudait d’avoir passé du temps avec Sofya, alors que Jon n’avait imposé aucun entraînement à ses fils. L’aîné avait fait force de volonté pour s’imposer et finir par arracher une étreinte à son jumeau, qui ne résistait de toute façon jamais longtemps.
Tout lui paraissait plus petit que dans son souvenir, et ses yeux se posèrent sur la cape en laine de bison accrochée contre le mur. Il eut un rire, détacha sa main de celle d’Alexis et alla chercher le vêtement pour la passer autour de ses épaules. « Trop petite, » ricana-t-il alors qu’il se sentait à l’étroit. Un regard vers son frère et il revit le sourire qu’il adorait étendre ses lèvres, ce sourire qui a toujours rendu Gael heureux lorsqu’il lui était adressé.  Gael se mit à le fixer pendant un moment, juste pour profiter de l’instant, juste parce qu’il l’avait pour lui juste pour un moment et que personne n’était là pour s’immiscer entre eux, et parce qu’ils étaient au cœur de leur passé. Un retour à la maison, enfin. Et parce que pour la première fois depuis qu’ils étaient entrés, Alexis souriait comme ça et que Gael crevait d’envie de capturer cette image pour être le seul à pouvoir en profiter. Garder jalousement ce sourire, immortaliser cette image dans un coin de sa mémoire, se souvenir du bonheur d’être là, dans cette pièce encore emprunte de la présence de son autre malgré les années écoulées.

Gael papillonna des yeux en sortant de sa léthargie contemplative, et tendit la main pour redessiner la joue d’Alexis du bout des doigts, laissant une caresse emprunte d’amour. Il se battrait pour que son autre garde ce sourire jusqu’au bout, parce qu’il ne s’imaginait pas pouvoir vivre sans le voir ainsi. « Ils ne nous auront pas tout pris, finalement. » Tout comme cette pièce, l’amour de Gael était toujours là, logé dans un coin de son cœur, identique malgré les années. Toujours aussi puissant, enrichi par la maturité qu’il avait acquis. C’était ça qu’il lui restait à Gael, c’était ça qu’il avait à défendre.

Il finit par s’asseoir sur le lit, et sa retombée inélégante sur le matelas fit voler le film de poussière s’étant accumulé, le faisant tousser. D’un bref coup de poignet, il fit naître une brise assez vive pour nettoyer la couette et invita son frère à la rejoindre. « Tes jambes vont bien ? » lui demanda-t-il, l’inquiète perçant dans sa voix. Alexis était tellement peu souvent blessé que son aîné devenait un peu trop envahissant les rares fois où il le faisait. Mais il n’y a pas si longtemps, Gael parlait avec des médecins qui redoutaient de ne plus le voir debout un jour… Il avait des raisons pour avoir peur, et pour presser son frère de la même question encore et toujours.

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NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 4 Déc - 23:10



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

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Gael ne bougeait pas, du moins Alexis ne sentait aucun mouvement entre ses doigts. Puis, au bout de quelques secondes, son frère lui lâcha la main et alla prendre l’ancienne cape d’Alexis, pendue à un crochet. Il la passa sur ses épaules, ce qui le rendait ridicule et qui faisait sourire Alexis, d’un sourire plein d’un bonheur retrouvé, le temps de quelques minutes. « Trop petite. » fit Gael en ricanant, ce qui fit doucement rire Alexis. Il posa son regard sur le reste de la pièce, mais était parfaitement conscient du regard de Gael sur lui. Il l’aimait, ce regard. Il aimait le sentir sur lui, le caresser, le couver, c’était comme si cette couverture invisible pouvait le protéger de tous et tous les malheurs du monde. « Ils ne nous auront pas tout pris, finalement. » Ajouta son autre, en glissant ses doigts sur sa joue. Alexis bougea un peu la tête, et colla sa peau contre les doigts de son frère. Il faisait souvent ça, si pas tout le temps. Il allait le chercher, et Gael lui répondait, c’était presque automatique. Et quand Gael glissait ses doigts contre lui, tout son être ressentait le besoin d’avoir plus. Et il demandait, encore, toujours. Pour toujours. « Tant mieux. » Répondit le plus jeune, mais il avait toujours, au fond de lui, cette colère qui n’attendait qu’une chose : qu’elle soit ravivée par un élan de haine.

Alexis suivit son ainé du regard alors que celui-ci se dirigeait vers son lit, celui qu’ils n’avaient partagé que deux ou trois fois, quand Alexis boudait Gael et qu’il refusait d’aller le voir. Ce n’était pas leur chambre, celle qu’ils avaient partagés, vraiment. C’était la chambre dans laquelle Alexis méditait, parfois, et où il lisait, toujours. Lire avec Gael, quand ils étaient enfants, était insupportable. Gael était trop agité, trop nerveux à toujours vouloir jouer. Alexis sourit en accrochant la corde de sa canne à un deuxième crochet. Il aimait que tout soit en ordre, toujours. Il se dirigea vers son bureau, alors qu’un courant d’air ebourrifia un peu ses cheveux. Courant créé par Gael, qui vit voleter la poussière partout ailleurs que sur le lit. Alexis fit un mouvement des doigts sur la couverture du lit, accentué par un coup du poignet et qui dégagea la poussière sur la couverture. Karina La Terrible, il lisait beaucoup sur elle et n’était pas surpris de trouver ce livre sur son bureau. « Tes jambes vont bien ? » Gael, toujours. Pour tirer sur les fils invisibles qui le reliaient à lui. Le brun sourit et tourna la tête, oubliant d’un coup ce qui avait été sa dernière lecture dans ses chambres. Le cadet s’approcha et vint s’asseoir sur le lit. Il hocha un peu la tête, avant de s’allonger sur le dos et de plier les jambes, ses deux pieds reposant à plat sur le matelas. Avant de faire ça, il avait pris soin de laisser ses chaussures glisser au sol, sans faire trop de bruit. « Ce n’est pas encore tout de suite que je vais pouvoir retourner m’entrainer dans la cour. » Ses yeux pétillaient d’une impatience qu’il n’arrivait pas à cacher. Si ça se trouve, il ne restait rien de la cour, mais Alexis ne voulait pas y penser. « Mais ça va. J’ai juste besoin de les laisser reposer un peu. » Fit-il en levant les yeux vers Gael.

Ses doigts étaient partis le toucher, quelque part dans son dos, il les avait glissé sur lui et les remontait pour ensuite les redescendre, tout en le regardant toujours. « Gael ? » Il ne le lui aurait pas demandé, en temps normal. Mais il était trop bien, là. Il ressentait toute la pression de ses muscles se vider, ses jambes lui faisaient un peu mal mais c’était une bonne douleur, qui voulait dire qu’elle pouvait enfin se reposer et il ne voulait plus vraiment bouger. « Tu peux ouvrir la fenêtre, s’il te plait ? » Ca puait le renfermé et Alexis avait un peu de mal à le supporter. Il aurait du le faire, mais il avait pensé à s’allonger en premier. Ils avaient besoin d’air, eux les fils de cet élément, eux qui étaient principalement fait par et pour cet élément. Même si Gael n’y croyait pas trop, le concernant. Mais ils étaient les mêmes, après tout, le même corps, la même âme, donc tous les deux ils étaient les fils de cet élément.





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Gael Livanov
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ÂGE : 23 ans, quasiment dix passés dans l'anonymat, caché dans cette prison dorée au coeur d'Antrakar, où il a appris à rêver de liberté.
NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Dim 6 Déc - 21:48



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

ft. Alexis Livanov

Alexis s’approcha, s’assit puis s’allongea à côté de lui. La main de Gael trouva sa place sur le genou de son frère et glissa sur sa cuisse. « Ce n’est pas encore tout de suite que je vais pouvoir retourner m’entrainer dans la cour. » Gael lui sourit tendrement et massa doucement le muscle qu’il avait sous les doigts. Ils avaient établi une petite routine depuis leur voyage, et Gael soulageait les membres meurtris de son jumeau par de délicats contacts de ses mains rugueuses. Il savait qu’Alexis adorait les sentir glisser sur ses jambes et il réclamait de temps à autre ces douces attentions. « Mais ça va. J’ai juste besoin de les laisser reposer un peu.
On n’a rien à faire de toute façon, tu pourras rester là autant que tu veux. » La voix de Gael se voulait douce, de même que sa main qui finit sa course sur le ventre d’Alexis. Leurs regards s’accrochaient et son jumeau l’imita, glissant ses doigts dans le dos de son aîné pendant de longues minutes immobiles. « Gael ? » Il eut un petit son de gorge pour signifier qu’il l’écoutait, étendant ses doigts jusqu’au plexus d’Alexis. « Tu peux ouvrir la fenêtre, s’il te plait ? » Evidemment. Alexis ne pouvait pas vivre dans un endroit où l’on ne respirait pas. Si Gael avait souffert dans les souterrains d’Aleria, c’était encore pire pour Alexis. Gael, c’était l’inactivité et l’emprisonnement qu’il ne supportait pas, Alexis c’était le manque de contact avec son élément. L’aîné se leva pour aller à la fenêtre et posa ses mains sur le verre froid. C’est avec un craquement métallique et usé que la fenêtre céda et s’ouvrit, laissant l’air frais pénétrer la pièce après avoir été secoué les cheveux de Gael. Il regarda le ciel nuageux dans lequel le soleil commençait à tomber, et eut un sourire, pour regarder son frère. « J’imagine qu’on va dormir la fenêtre ouverte, même en plein hiver ? » Il y avait un rire dans sa voix, et il revint vers son frère pour se pencher vers lui, sans le toucher, juste pour le regarder et, avant qu’Alexis ne noue ses bras autour de lui pour le faire tomber, il remonta avec un sourire taquin. Il avait pris goût au petit jeu qu’Alexis lui imposait trop souvent. « D’ailleurs, tu crois qu’on va pouvoir dormir, dans un aussi petit lit ? » ricana-t-il à moitié. Ils avaient grandi, tous les deux, et le lit était resté de la taille de celle d’un enfant. Gael n’avait aucun souci pour se blottir contre son frère, mais il avait un peu peur pour ses jambes, qu’une telle proximité ne le force à se plier et ne lui fasse mal. Ses mains partirent automatiquement pour aider son jumeau à retirer ses vêtements superflus, une habitude qu’il avait acquise depuis un petit moment quand bien même Alexis pouvait de nouveau le faire lui-même. Il avait besoin de sentir le corps de son autre sous ses mains pour se rassurer, tactile comme il l’était depuis toujours, et se satisfaisait à chaque fois qu’il constatait que son frère gagnait du poids. « Tu veux que je te masse les jambes, avant d’aller dormir ? Tu veux quelque chose, un peu d’eau, un plaid, n’importe quoi ? » Gael attrapa délicatement sa main et embrassa ses doigts. Il en faisait peut-être un peu trop, mais il était amoureux ce soir-là, et se permettait un tout petit peu plus de caresses. Parce qu’il en avait le droit et que même les fantômes du palais ne semblaient pas être contre.

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ÂGE : 23 ans.
NATION : Originaire de la nation de l'air, il a pourtant vécu toute sa vie au sein de la nation de la terre. Il est cependant des plus attaché à sa nation d'origine, et se retrouver enfermer dans les souterrains d'Alexia l'étouffe.
STATUT CIVIL : Autrefois, Alexis était en couple avec Aleya Hemingway. Une jeune femme qu’il apprécie plus que de raison, mais dont il n’a jamais été amoureux. Celui qu’il désire n’est autre que Gael, son double. Il est son air, tout ce dont il a besoin mais il le sait : Gael ne pourra jamais vraiment être sien. En effet, son frère va se marier et Alexis essaie de ne pas paniquer mais la haine se mêle à celle qu’il a déjà contre le monde entier et son cœur se durcit et est pollué par des sentiments qu’il n’avait jamais connu, lorsqu’il était protégé par les Hemingway.
SIGNE DISTINCTIF : Alexis aimerait être totalement physiquement semblable à son ainé, mais force est de constater que ce n'est pas le cas. Le jeune homme a une cicatrice dans le dos, longue et fine. Vestige d'un accident quand il était gamin. Il possède également, entre les omoplates, un tatouage de la taille d'un point et qui représente le signe de sa nation. Ensuite, depuis son accident lors des attentats, Alexis possède quelques cicatrices, surtout sur les jambes. Mais la plupart disparaissent assez vite.
DAEMON : Une hyène, Thanae. Elle est féroce et bien plus mesquine que lui. Rusée et le mot juste. En fait, Thanae ressemble presque plus à Gael qu'à Alexis, signant ainsi la preuve qu'ils sont liés au-delà de ce que les gens peuvent bien croire.
ALLÉGEANCE : A sa famille avant tout, Natalia et Gael... En théorie. Il sait qu'il suivrait son jumeau absolument partout, mais la haine et le désir de vengeance se font ardents, dans son coeur. Alexis a des idées de plus en plus arrêtées et pense que la rébellion doit renverser la situation. L'extermination des Bernstein, Pernington et même des Darsonval serait le prix à payer contre les vies de ses cousins et de sa famille.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Mer 9 Déc - 1:17



OH THE PRETTIEST OF LIGHTS THAT HANG THE HALLWAYS OF THE HOME

ft/Gael Livanov

Il adorait qu’il le touche. Même si c’était pour effleurer ses doigts, pendant leur périple pour arriver jusqu’ici et alors qu’ils devaient faire attention à ne pas être vus. Même si il préferait quand Gael pouvait être plus franc, comme maintenant. Quand il ne retenait pas ses doigts de faire ce qu’ils voulaient. Il aimait encore plus que ce soit lui qui lui masse ses jambes, chaque soir, et pas un médecin. Même si il s’entendait très bien avec Esfir, depuis le temps, il préferait toujours le touché de son frère. Et Gael avait appris à le masser suffisament bien pour que ses jambes ne le fassent pas souffrir pendant la nuit. Il avait encore plus besoin de lui, depuis son accident, c’en était presque pathétique mais il s’en fichait. Il n’y pensait même pas, à vrai dire. « On n’a rien à faire de toute façon, tu pourras rester là autant que tu veux. » Alexis hocha la tête, en continuant à lui sourire doucement alors que les doigts de Gael avaient trouvé leur chemin jusqu’à son ventre. Ils n’arrivaient pas à ne pas se toucher. Alexis avait ses doigts dans son dos, et les glissaient là contre lui sans vraiment y prêter attention, pendant que Gael glissaient les siens sur son ventre et un peu plus haut.

Mais Alexis y mit fin en demandant à Gael d’ouvrir la fenêtre. Il avait cruellement besoin d’air pour se sentir vraiment bien. Avec Gael, au sein de leur palais, dans sa chambre intacte. Il ne lui manquait plus que ça, la caresse du vent sur sa peau. Son aîné se leva avec alla ouvrir la fenêtre. Le vent lui ébouriffai un peu les cheveux, avant de finir sa course chez Alexis, qui l’attirait en bougeant les doigts dans un ordre et des mouvements précis. L’air s’enroulait autour de sa main, avant de repartir partout ailleurs. Il créait un léger courant, juste le temps de rendre à cette pièce la vitalité qu’elle avait eu, plus de onze ans auparavant, alors qu’Alexis y faisait entrer l’air pratiquement tous les jours et ce de la même façon. Ce geste là, il le maitrisait à la perfection, il l’avait aussi très souvent répété pendant leur séjour dans la nation de la terre… Notamment en été, alors qu’il faisait trop chaud que pour supporter d’être contre Gael. Il devait rafraichir la pièce tous les soirs, à l’aide de ses courants. « J’imagine qu’on va dormir la fenêtre ouverte, même en plein hiver ? » Gael lui souriait, Alexis savait que ça ne le dérangeait pas vraiment. « Il y a surement des couvertures en laine, si tu as froid. » Ils étaient des fils de l’air. Ils étaient plus taillés pour le froid et plus habitués à chercher la chaleur dans l’air, plutôt que le froid. C’était censé être un instinct, pour eux, et ils avaient déjà dormis plusieurs fois la fenêtre ouverte, quand ils étaient petits. « Ou alors tu peux refermer la fenêtre, mais pas tout de suite. » Gael aussi aimait l’air, lui aussi il en avait besoin et Alexis le savait très bien, alors il savait que son frère allait la laisser ouverte. Alexis lui lança un autre sourire en le voyant se rapprocher de lui.

Mais Gael avait envie de jouer avec lui, et il se pencha sur lui. Le brun eut le réflexe d’aller le cherche, au bout d’un moment, mais Gael se redressa et Alexis fit une légère moue boudeuse sans même s’en rendre compte. « D’ailleurs, tu crois qu’on va pouvoir dormir, dans un aussi petit lit ? » Alexis se redressa sur les coudes, et jaugea un peu la taille du lit d’un coup d’œil. « Oui. » Le lit n’était pas si petit, en fait, parce que même si il avait été un enfant, à l’époque, les Livanov avaient droit à un peu plus de conforts que les autres fils de l’air, et ce à cause de leur immense fortune familiale. « Au pire je dors sur toi. » Fit-il avec un sourire amusé, et un regard qui pétillait. Mais ce n’était rien comparé à celui de Gael, quand il le posait sur lui. Alexis ne voulait être regardé que par lui, quand il avait ce regard là. Il voulait qu’il ne le pose que lui, il voulait être le sujet de toutes ses attentions et ses pensées. Il se redressa en position assise, quand Gael se mit en tête de l’aider à retirer ses vêtements. Son autre en profitait, d’ailleurs, pour glisser ses doigts sur lui et le faisait frissonner, parfois. Le bout des mains de Gael était un peu froid, sur sa peau chaude. Techniquement, Alexis avait toutes sa capacité à se déshabiller tout seul, mais il savait que ça rassurait Gael. Il y avait plusieurs choses qu’il faisait pour rassurer son frère. Eviter le plus possible d’utiliser sa canne, même si c’était douloureux en fin de journée, était l’une d’elle. La principale, même. Alexis avait marché avec sa canne dès que Gael partait un peu devant, il voulait juste éviter que son frère le regarde avec cet autre regard. Celui de l’inquiétude, comme si il était en sucre ou qu’il risquait de lui échapper d’une minute à l’autre. Aucune chance, Alexis était trop bien avec lui.

« Tu veux que je te masse les jambes, avant d’aller dormir ? Tu veux quelque chose, un peu d’eau, un plaid, n’importe quoi ? » Oh qu’aurait-il fait pour ce regard, c’était à se damner. Alexis ressenti un fourmillement s’emparer de son être alors que Gael glissait ses lèvres contre chacun de ses doigts, après avoir pris sa main. « Toi. Juste toi. » Fit-il en dégageant un peu ses doigts pour les poser sur sa joue. Il alla chercher sa nuque, et le tira à lui pour finalement lui voler ce baiser qu’il voulait déjà lui réclamer, quelques minutes auparavant. Il soupira d’aise dans sa bouche, et se colla un peu plus contre lui, alors que son autre main faisait glisser sa veste de son épaule. A son tour de l’aider à se débarrasser de quelques vêtements. Il bougea un peu les jambes pour s’approcher, mais elles lui faisaient un peu mal. Alors il s’arrêta, avec une dernière caresse de ses lèvres contre les siennes et lui sourit doucement. « En fait, je veux bien que tu me masses un peu les jambes, s’il te plait. » Il avait vraiment mal, l’escalade que ça avait été pour rejoindre le palais lui avait laissé les muscles en compote.



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NATION : la nation détruite, celle que l'on a fait taire, dont il est le fils le plus enflammé. Une nation qu'il est fier de défendre, et pour laquelle il n'hésite pas à se livrer corps et âme dans la bataille.
DON : gael est doté du 6e sens : la très forte intuition. Jusqu'alors, il pensait que c'était de la chance, mais ce qui s'est passé pendant les explosions lui ont fait changé d'avis
STATUT CIVIL : fiancé, même s'il ne peut lui donner son cœur. Son coeur, il l'a arraché de sa poitrine, pour essayer de le faire cesser de battre, mais sans y parvenir.
SIGNE DISTINCTIF : quelques petites cicatrices, une autre énorme au niveau du cou qu'il a hérité en évitant un pic de glace pendant un combat, et une large trace de brûlure sur le flan qui ne veut pas partir. une flèche tatouée très bas sur la hanche, cachée
DAEMON : sa femelle jaguar Lokia, aussi calme que son jumeau, et qui passe son temps à le sermonner pour son imprudence. Elle le materne, quand il le faut, elle se fait douce lorsqu'il en a besoin, autant qu'elle sait être dure et sévère dans ses reproches.
ALLÉGEANCE : voué à la protection des siens et à l'honneur de son nom, Gael n'a aucun doute sur le bien fondé de son allégeance : la rébellion. Gare aux traîtres : sa loyauté rigoureuse et sa droiture rigide en font quelqu'un qui ne supporte pas la trahison.
MessageSujet: Re: ( Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home ) ft. Alexis Livanov   Ven 11 Déc - 9:52



Oh the prettiest of lights that hang the hallways of the home

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La frustration qui se peignit sur les traits d’Alexis lorsque Gael ne céda pas à ses bras fit sourire l’aîné. La réponse d’Alexis était directe et après avoir lancé un rapide coup d’œil au lit, lui dit simplement « Oui. », comme si c’était évident et qu’il n’y avait pas à discuter. «Au pire je dors sur toi. » Gael haussa les sourcils face au sourire de son frère. « C’est pas ce que tu fais déjà ? » Depuis qu’ils étaient enfants, ils avaient pris des habitudes de sommeil qui tenaient presque du rituel. Gael dormait sur le dos, tandis qu’Alexis dormait sur le ventre, toujours blotti contre son aîné. Des positions qui n’avaient pas changé malgré le temps, malgré leurs corps passés de petits garçons, puis adolescents à jeunes adultes. C’était comme s’ils trouvaient toujours leurs marques sur le corps de l’autre, et Gael se plaisait à penser qu’ils pouvaient s’emboîter ainsi à la perfection, comme deux pièces de puzzle.

Il ne savait pas vraiment l’effet que son regard pouvait avoir sur Alexis, il ne le voyait que lorsque son jumeau frissonnait et le lui rendait, que lorsqu’il faisait en sorte de venir près de lui, toujours plus. Alexis avait toujours eu besoin de contact, plus encore avec lui, comme un animal enfin domestiqué réclamant l’attention de son maître. Mais il avait cette particularité de conserver cette part sauvage en lui, et un jour elle referait surface. Gael souhaitait juste que ce soit le plus tard possible. Pour l’instant, il glissait ses mains sur son autre et goûtait aux réactions qu’il récoltait, naturelles et immédiates, celles qui lui donnaient cette impression de pouvoir inimitable. Celles qui étaient capables de lui faire oublier qu’il n’avait pas été le seul, celles qui pouvaient le leurrer. « Toi. Juste toi. » Il le crut, juste parce qu’il en avait besoin, le temps d’une trêve, le temps d’un soupir égaré dans sa bouche et d’une caresse presque possessive glissant sur sa nuque, d’un baiser lent et plein de promesses posé sur ses lèvres et imprimé sur sa langue. Parce qu’il avait besoin de tout ça pour se sentir enfin entier et trouver une raison à sa vie. C’était idiot de se tenir qu’il n’était venu au monde que pour lui, pour l’aimer et le protéger, pour être le reflet de cet être autrefois si parfait, parce qu’il savait que l’image qu’il avait d’Alexis était fausse. Alexis lui avait fait mal, Alexis avait été égoïste avec lui, Alexis n’avait jamais pris la peine de se pencher sur le mal être qu’il avait fait naître chez son double et ne l’avait d’ailleurs jamais vraiment compris. Il n’était pas le reflet amélioré qu’avait longtemps chéri Gael, il n’était qu’Alexis. Mais pour l’instant, Gael s’en fichait éperdument. Il l’embrassait, le sentait contre lui, l’écoutait contre ses lèvres. Il écoutait son cœur battre furieusement dans sa poitrine et faire palpiter son artère, juste sous le cou, juste là où Alexis avait égaré sa main. Il lui avouait sans aucune ambiguïté qu’il avait déjà perdu la tête à l’aimer. « En fait, je veux bien que tu me masses un peu les jambes, s’il te plait. » Il sourit en retour, abandonna un baiser sur sa mâchoire et souffla « D’accord. »

D’une main douce, il le força à se recoucher pour s’atteler à lui retirer le pantalon fin et léger qu’il portait toujours et leva les yeux au ciel. Il aurait voulu qu’il se couvre un peu plus, compte-tenu de la fraîcheur des montagnes dont ils avaient perdu l’habitude, mais Alexis était un maître de l’air tout ce qu’il y a de plus typique. Il n’avait pas peur du froid. Une fois le vêtement enlevé, il attarda son regard sur sa silhouette couchée devant lui, sans aucune méfiance et presque lascive. Il adorait ces moments, quand Alexis l’autorisait à faire n’importe quoi et n’attendait que son contact. Contact qu’il ne se priva pas de donner, puisqu’il prit délicatement une jambe encore fragile et la souleva pour qu’elle atteigne son épaule où il la posa. Un baiser sur le genou qui glissa un peu sur la cuisse, et Gael laissa ses mains s’imprimer dans le muscle de son frère, alternant les moments de force et de douceur. Il avait tenu à apprendre ces gestes pour pouvoir les lui délivrer dès qu’il en aurait besoin, mais aussi parce qu’il avait toujours un peu de mal à accepter l’idée de voir les mains de quelqu’un d’autre sur Alexis. Il savait bien qu’Alexis n’était pas comme lui et avait le contact facile, mais c’était quelque chose qu’il n’avait jamais vraiment supporté. Il eut un geste un peu plus dur que les autres, sentant une résistance sous ses doigts. « On n’aurait pas dû marcher autant, » pesta Gael, sachant très bien que derrière ce nœud qu’il tentait de débloquer se cachait une douleur qu’Alexis ne lui avait pas avouée. Il n’aimait pas ça, quand Alexis lui cachait des choses, même pour son bien. Gael était trop franc, et avait le mensonge en horreur, même lorsqu’il était censé le protéger. C’était pour ça que, malgré l’adoration qu’il portait à son père, il avait toujours du mal à pardonner à Jon. Il se considérait comme son aîné digne de confiance, celui à qui l’on donne des charges plus importantes, et constater qu’il avait été le premier leurré avait posé dans un cœur une graine de rage et de dégoût qui n’avait pas tardé à éclore. Elle était encore là, cette pousse, et elle avait bien grandi, même si pour l’instant elle se contentait de l’ombre dans laquelle Gael l’avait plongée. Peut-être qu’elle recommencerait à croître dans peu de temps, mais pour l’instant Gael n’y faisait pas attention. Le jeune homme égara une nuée de baisers sur la cuisse de son autre et s’empara de la deuxième pour lui réserver le même traitement. Pendant la manœuvre, il observa son jumeau dont les traits se relâchaient, et dont le corps se détendait au fur et à mesure. Il adorait voir qu’il pouvait être l’auteur d’un tel bien-être, et esquissa un sourire. Les baisers qu’il laissa furent un peu moins volatiles, un peu plus mordants, et il reposa la jambe d’Alexis avec douceur. « Ça va mieux ? Ça ira pour dormir ? »

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