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 (OKNA) This is not your destruction, this is your birth.

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Layana Belinski
all men must serve

MESSAGES : 547
AVATAR : Lyndsy Fonseca, la plus belle !
CRÉDITS : Avatar : Harley et signature : endlesslove

ÂGE : Vingt-quatre années qui précède ce matin glacial. Tant d'années que son âme de guerrière ne serait oublier. Les galères, les misères et la déception sonnent à l'unisson.
NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: (OKNA) This is not your destruction, this is your birth.   Sam 8 Aoû - 15:13

Októvíus  ∞ Layana


Le destin la ramenait sur ses pas, sur ceux d'une terre damné des siens. Celle d'une ancienne vie où on leur offrait de sincères sourires et non les ragots étouffés entre deux insultes. Layana, elle ne se sentait plus chez elle. Tout ceci appartenait à un passé qu'elle reniait, à une communauté tombée en morceaux depuis que la rébellion voyait le jour. Frasque d'une idée bien trop ambitieuse des Livanov, gâchis vivant qu'elle refusait de soutenir. La brune ne pourrait oublier, effacer les mots et les maux qu'on lui infligeait depuis la trahison. Cette cicatrice sur son mollet, la mort de son frère qui hantait toujours ses plus sombres cauchemars. Sa haine, cette graine que l'ont semé dans un cocon doré venait de toucher à son apogée alors que la rébellion refaisait parler d'elle. Elle serait condamnée, éradiquée et vidée de toutes idées et de tous espoirs. Cette pensée pouvait la faire sourire mais un seul membre la poussait à en pleurer. La raison de sa venue, la seule excuse pour que la Belinski ne regagne pas cette terre. Elle marchait, tête baissée, parcourant les rues désertes d'Elioras. Le vent chaud se mêlait à ses cheveux dans une danse des plus élégantes. La nuit tombait depuis plus d'une heure, facilitant le passage d'un traître dans le berceau de la rébellion. Le regard fuyant, elle ne cherchait aucunement à montrer sa présence. Bien au contraire, Layana ne serait qu'une ombre qui resterait un mystère. Elle ne comptait pas finir comme son frère et encore moins souffler son dernier souffle sur cette terre. Bien au contraire. La brune, elle ne prendrait même pas la peine de passer voir ses géniteurs. Visite éclair, simplement pour remettre les idées en place au second homme de sa vie. Elle n'y passerait pas des heures. Il devait simplement plier l'échine, comprendre le danger et fuir avant que son âme ne danse avec les nuages. La jeune femme, elle répétait son prénom comme un mantra à chaque pas. Pour se donner de la forcer, puiser le peu de courage dont elle disposait. Elle ne serait jamais l'héroïne d'une histoire comparée à son frère mais bien la victime de ses fautes. Layana, elle ne possédait pas l'âme d'une guerrière. Elle était simplement une femme courait après sa propre vie, cherchant tant bien que mal à se réveiller un jour de plus.

Ses pas se faisaient bien plus pressant, impatiente de quitter la ville qui l'avait pourtant vue naître. Elle repérait bien vite l'auberge où son frère menait son petit business avec la rébellion. Un soupire s'extirpait de ses douces lèvres, incapable de masquer l'inquiétude qui se lisait à présent sur son visage. Une seconde plus tard, son épaule venait à se déboîter sous le choc d'une collision gratuite. Elle grognait, simulant une douleur qu'elle ne pouvait connaître. L'homme, un rictus parfaitement dessinait sur son minois marqué par les nombreuses batailles, se contentait de rire avant de continuer son chemin en faisant méticuleusement attention aux autres passants. Layana, elle enserrait son épaule de sa paume pour la remettre en place alors que son os se fracturait à nouveau dans un bruit sourd. Elle passait sa langue entre ses lèvres, sentant déjà son membre se gonfler sous sa fine veste. La brune continuait finalement son chemin pour arriver à l'auberge sans autre encombre. Restant immobile quelques instants devant la porte principale, elle doutait une dernière fois. Personne ne garantissait qu'il l'écouterait, qu'il quitterait ses camarades pour se réfugier en sécurité. Elle prononçait une dernière fois son prénom avant de s'engouffrer dans ce qui pourrait s'apparenter à un bar de fortune. Quelques personnes se trouvaient dans l'établissement, ne cachant pas leurs surprises quant à la présence d'une traître assumée. Elle, elle priait en silence pour ne pas connaître le goût d'un tabouret en bois qui atterrirait comme par hasard sur son minois qui ne cachait aucunement sa peur. Layana balayait la salle du regard avant de monter sur une table en reprenant toute son assurance d’antan. « C'est fini pour aujourd'hui, allez retrouver vos femmes ou votre solitude si vous ne voulez pas finir sur le barbecue des Bernstein avec cette auberge miteuse. » Des mots forts qui prenaient tous leurs sens quand on savait qu'elle ne regrettait jamais les actes de son père et le soutenait. Bien sûr, elle ne trahirait jamais son sang et cet endroit resterait un secret pour tous.

Elle regardait les derniers clients partir en traînant des pieds. Bien des courageux aurait coupé sa tête pour la livrer aux Livanov mais il ne restait que les déchets de la nation qui s’emplissait d'alcool pour oublier qu'il naissait avec un handicap. L'air. Layana, elle redescendait enfin de la table avant de passer derrière le bar. Elle attendait son frère, son tout. L'homme pour qui elle donnerait sa vie, l'essence même de son âme. La brune se servait un verre de rhum, trempant rapidement ses lèvres pour cesser les tremblements qui entrechoquaient ses genoux. Cette fausse assurance, voilà le seul jeu auquel elle pouvait prétendre. Ses doigts vissés autour du contenant, elle serrait un peu plus en attendant d’apercevoir son frère. Il ne traînait jamais loin et l'intervention de la jeune Belinski ferait vite æquo dans la ville. Elle ne possédait que peu de temps avant qu'un courageux ne passe la porte pour lui arracher les dents une à une afin d'en faire un collier. Layana, elle prenait une seconde gorgée qui lui brûlait un peu plus le thorax. Elle sentait le liquide parcourir sa gorge pour enflammer son estomac en quelques secondes. Regardant l'horloge, Belinski eut un haut-le-coeur. Vingt et une heures trente, elle ne trouverait plus moyen de regagner la capitale. Elle devrait errer jusqu'à ce que le soleil ne vienne lui offrir une nouvelle chance.

 

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Remember me
Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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Októ Belinski
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AVATAR : Tom Hardy.
CRÉDITS : Babine, tumblr (inconnu), PATHOS (code signature), Présidente Lilian pour la ban' susu la famille.

ÂGE : Trente-cinq ans, un âge qu'il ne pensait jamais atteindre un jour pour être honnête. Il porte les stigmates du temps et des événements, un livre d'histoire tracé à même la peau.
NATION : L'air. Déracinée, engourdie, effacée, comme un lointain souvenir ; la nation des parias et des gosses en manque d'amour.
DON : Sixième sens. Októ voit dans ses songes ou dans des impressions furtives montées du bide, sans savoir ou sans vouloir l'admettre, les produits d'une magie dont lui-même s'étonne sans cesse. Il partage ce don avec son jeune frère Kael mais sans en cerner tout à fait les pouvoirs incroyables.
STATUT CIVIL : Il n'a de douceur et d'amour que pour une fille de l'eau qui lui a volé depuis plus de vingt courtes années son esprit et ses sens, à le rendre fou et con.
SIGNE DISTINCTIF : Victime d'un souffle lors d'une explosion ayant partiellement endommagée sa colonne vertébrale et sa jambe droite, Októ boîte visiblement. Ses tatouages ont recouvert les cicatrices mais les douleurs n'ont pas abandonné sa carcasse.
DAEMON : Une petite pie bavarde répondant au nom d'Agata. Sa queue et ses ailes sont abîmées et par conséquent, elle flotte plutôt qu'elle ne vole, portée par les courants aériens.
ALLÉGEANCE : Pour toujours obligé à sa cause, l'enfant des bourrasques. Animé par la tristesse plus que le désir de vengeance, il s'active aux côtés de la Rebellion pour ce qu'elle représente d'espoir.
MessageSujet: Re: (OKNA) This is not your destruction, this is your birth.   Lun 21 Sep - 1:34

Le craquement des chaises faisait sursauter les larges épaules d'un géant aux rides asséchés. La lueur frissonnante des bougies laissait apercevoir le craquèlement de sa peau, qui avait du connaître des hospices funèbres pour ce qu'elle suintait de brûlure et de crasse. La longue balafre lisse qui lui barrait la moitié du visage avait ouvert le côté d'une lèvre qu'il agitait dans des marmonnements inaudibles à l'attention de ses compagnons. Il ne restait plus grand espoir dans les yeux du vieux coyote, certainement encore quelques folies nées de souvenirs trop présents. Au milieu de la table, il avait étalé une large carte aux coins cornés et aux couleurs décrépies, qui semblait avoir plus souffert de la guerre que les murs en bois rance de l'auberge. Là sur les détails des monts et des rivières, tracé dans des encres au carmin douteux, s'étendait le Royaume et ses positions. Une autrement plus dramatique vision de ce qui avait été et n'était plus. Les guerriers qui la surplombaient avait connu eux aussi des jours meilleurs, et les quintes de toux délirantes qui le prenaient parfois, interrompait les discours hachés de ceux qui avaient encore assez de dents pour parler. Októ dans un coin, faisait balancer deux pieds de chaise dans le vide, les bras étirés derrière son crâne. Il avait cessé d'écouter ressasser les hommes depuis plusieurs heures déjà, et jetait un regard flou et lointain à la flamme de la bougie qui lui brûlait les yeux. Comme aux agitations de son esprit bouillonnant, la cire dégoulinante faisait trembloter la lumière.

Il a, sans doute, plus agréable à penser et à songer que le nombre délirant des pertes, la fuite terrifiante des plus grands esprits de ce monde, la chute presque littéral d'un pan de leur univers. Mieux à faire que de regarder s'écrouler les têtes pensantes d'un réseau soumis à l'oppression et la peur, dans les plafonds miteux où ils parvenaient parfois à se réunir, penchant leurs vieilles carcasses sous les poutres d'une ruine. Non, Októ, il avait des préoccupations de plus minces envergures, comme un épis de blé dans un champ entier, un détail à venir lui caresser doucement la matière grise, comme pour en apaiser les tracas. Une douceur qui avait un nom, un corps même, et des bras pour venir le serrer contre elle ; Scylla et la chaleur inexplicable de sa douceur, à lui en faire oublier où il se trouvait, à le faire presque sursauter lorsqu'on vint glisser l'information à son oreille. Il tourna la tête, les sourcils froncés, et il aurait pu jurer que ce n'était pas le vent qui venait de le faire frissonner.

Il arriva sur place avant que le premier bien informé n'ait passé les portes, muselant une haine qu'il avait certainement accumulé dans le nombre des morts et les litres de sang versés. Októ plante une patte féroce au-devant de l'individu et souffle entre ses dents comme au vent des secrets, une menace fermentée dans son impuissance à trouver issues aux échos de son propre patronyme. "Je m'en occupe, dégage." L'autre l'observe, laisse planer le doute fébrile, jure dans sa barbe avant de pointer un doigt inquisiteur en direction du Belinski. Mais la main s'écarte de la porte et le daemon vipère qui avait entouré la poignée de son étreinte se délie et glisse entre les jambes d'Októ pour regagner la poche de son double. Il le regarde s'éloigner de quelques bons mètres avant de laisser échapper le soupir et de se glisser dans l'ouverture de la porte.

Elle est déjà là à l'attendre, les deux mains sur les hanches, prête à en découdre, la petite guerrière Belinski et ses mèches rebelles, ses moues de délinquante et son menton fermement levé dans sa direction. Il en rirait bien si elle n'avait pas interrompu affaires plus importantes. Il prend le temps de la jauger, de loin, pour rien, pour savoir, si c'était grave, si c'était pour faire chier, si c'était du Layana tout craché ou le produit d'une enfant qu'il ne reconnaissait plus. Il jette un regard aux tables vides autour d'elle et termine l'observation d'un soupir en boitant vers la gamine. "C'est vraiment pas bon pour les affaires de t'avoir en visite de courtoisie toi dis donc. S'il faut que tu me vides l'établissement à chaque fois, penses pas à venir une fois par semaine." Októ balance sa veste sur le comptoir et sans même s'arrêter, fait le chemin jusqu'à la gosse et vint enserrer le petit corps dans ses grosses pattes d'ours. "Il faut des menaces pour avoir un câlin maintenant ?" Il embrasse le haut de son crâne avec tendresse. Elle sent bon la rose, et la capitale, et les emmerdes. "Salut Brindille." Ses yeux se baissent sur le petit animal au sol. "Salut Zeus." Agata croasse dans son coin, des inepties pour Októ, des mises en garde surtout, elle qui depuis longtemps a conservé moins d'optimiste dans son âme pour équilibrer la naïveté de son double. Il voit la bouteille ouverte sur le côté du comptoir et s'en saisit avant même qu'elle ne s'insurge. "Bois pas cette merde. Bois pas tout court d'ailleurs, t'as pas encore trente ans, préserve-toi quand t'auras perdu tout espoir." Il tarde à lui demander la raison de sa présence, sans doute parce qu'il la devine avant qu'elle ne s'impose. Il y a des allures comiques aux airs de princesse qu'elle se donne, comme une erreur de casting qui a manqué d'être corrigé en vol. Il remet une mèche brune derrière son oreille en attendant que l'ouragan se déchaine, habitué, confiant, presque content de se faire engueuler - la seule véritable occasion de la voir.


devour your kings
Bring me your war—  split open my mouth and make me wolf; I’ll let the sea seep through me until its machine is nothing but rust.


BITCH, IM FABULOUS.
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Layana Belinski
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ÂGE : Vingt-quatre années qui précède ce matin glacial. Tant d'années que son âme de guerrière ne serait oublier. Les galères, les misères et la déception sonnent à l'unisson.
NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
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SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: Re: (OKNA) This is not your destruction, this is your birth.   Sam 10 Oct - 15:13

Októvíus  ∞ Layana


Elle naissait Belinski, enfant d'une famille aisée qui possédait encore un avenir propice à cette époque. Aujourd'hui, la jeune femme rêvait d'une nouvelle prise de force. D'un retour aux sources mais surtout de la paix dans la nation de l'air, du moins, entre ses adeptes. Layana, elle se proclamerait certainement architecte d'une révolution, fondatrice d'un espoir qui naîtrait à nouveau dans les pupilles dilatées de ses congénères. Relever les siens pour frapper bien plus fort, écrasez les nations qui, jadis, les piétiner avec jouissance. Douces pensées qui envahissaient petit à petit son esprit torturé, folie d'un futur où les rôles seraient inversés. Belinski voyait l'ambition lui dévorer les seules parcelles de matières grises qui semblaient encore saines. Elle divaguait, se perdait dans le chemin d'un monde sans fioritures. Layana, elle ne valait peut-être pas mieux que ces Livanov qui se proclamaient maîtres du monde. Elle suivait le même chemin que ses ennemis sans même apercevoir le trou noir qui s'ensuivait. La brune perdait toute raison, laissant la passion d'une nation la dévorait de l’intérieur. Pourtant, en marchant dans ses rues qui étaient sienne autrefois, elle sentait le vent de la vengeance alourdir ses pas. La haine qui se décelait dans les yeux des passants qui lui offraient des sourires dans son enfance. Elle voyait, elle sentait mais elle voulait surtout hurler. De douleur. La seule qu'elle pouvait sentir. Son palpitant. Son esprit fragmenté par son paternel. Tout ce mépris qu'on lui offrait. Elle en souffrait, se tirant tel un bouler jusqu'à l'auberge qui lui offrirait du réconfort. En passant la porte, elle priait. Layana suppliait qu'on extirpe son frère de ce merdier sans nom. Une respiration saccadée. Juste une dernière inspiration pour se donner du courage.

Elle ne prêtait même pas attention au décors de la vieille auberge, bien trop occupée à brailler pour faire fuir les derniers clients. Layana, elle aimait le théâtre et s'en servait pour paraître de marbre. Au fond d'elle, la peur s’immisçait constamment rongeant ses nerfs avec hargne. Elle regardait la porte se fermer une bonne fois pour toute, attendant son frère avec impatience tandis que le rhum réchauffait sa gorge de sa chaleur. Elle inspectait finalement les lieux du coin de l'oeil tandis qu'Okto venait enfin à sa rencontre. Il poussait la porte en bois alors qu'elle scrutait son visage comme celui d'un inconnu qui lui rappelait ses fantômes du passé. La brune le voyait peu, à vrai dire, quelques fois dans l'année car elle n'aimait pas cette ville et encore moins le grade de son frère dans la rébellion. Layana faisait une mine boudeuse tandis qu'il s'approchait en tenant à peine sur ses jambes. Son visage respirait la fatigue alors que son corps criait au repos. Elle s'en décomposait, incapable de dire un mot tandis qu'il blaguait sur le comportement de sa sœur. Il représentait sa famille, ce morceau d'homme qui ne ressemblait qu'à un soldas déchu. Le brun la serrait bien vite dans ses bras, fébrile poigne mais toujours aussi fougueuse. Elle lui rendait son geste, se replongeant dans une enfance où leurs corps se côtoyaient chaque jour dans des étreintes fraternelles sans pareil. Il parlait de menace, extirpant finalement un sourire à son interlocutrice. « Sûrement. » Il déposait un baiser chaud sur le haut de son crâne avant de lui confisquer l’élixir qu'elle ingurgitait quelques secondes plus tôt. Elle grognait. Layana, elle ne représentait plus cette petite fille qu'il devait protéger. Loin de là. Elle lui évitait les emmerdes depuis la capitale alors que certains le voyaient toujours comme un traître. Comme un Belinski qu'il serait à jamais. Elle en gardait la certitude. « Justement, je viens confirmer que mon frère ne va pas m'ôter le dernier et vu que tu es toujours dans cette baraque miteuse, j'en conclus que le rhum me revient. » Elle reprenait la bouteille avec panache, collant directement ses lèvres au goulot pour marquer le coup. Layana, elle lui donnerait sûrement du fil à retordre. Parce qu'elle l'aimait. Parce que leurs vies en dépendaient.

Elle ôtait finalement sa veste pour laisser apparaître son épaule qui ne cessait d'enfler. Il ne connaissait pas son secret. Ses entrailles qui ne connaissaient pas la douleur. Elle s'approchait un peu plus de lui, le regardant de haute en bas avant de soupirer. Ses bras sur le coutoir, elle finissait par se soulever pour s'asseoir sur ce dernier et ne pas quitter son frère des yeux. Un sourcil qui se haussait, la souffrance qu'elle masquait. Celle du spectacle qui se jouait sous ses yeux. « T'as l'air bien amoché et t'es de plus en plus maigrichon. Tu te nourris au moins . » Elle mimait l'inquiétude comme une mère. C'est ce qu'elle ressentait au fond d'elle. Prendre soin de ses frères mais surtout de celui-ci. Celui qui la comprenait bien mieux que quiconque. « Okto... » Un soupire. Une once d'hésitation. « Je veux que tu rentres avec moi. » Ses yeux qui le suppliaient. Elle ne voyait plus d'autre solution pour le protéger. Il serait le premier à mourir quand elle toucherait aux frères Livanov. Il serait un simple pion sur l'échiquier. Son roi.

 

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Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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