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 (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

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Layana Belinski
all men must serve

MESSAGES : 547
AVATAR : Lyndsy Fonseca, la plus belle !
CRÉDITS : Avatar : Harley et signature : endlesslove

ÂGE : Vingt-quatre années qui précède ce matin glacial. Tant d'années que son âme de guerrière ne serait oublier. Les galères, les misères et la déception sonnent à l'unisson.
NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Mar 11 Aoû - 22:55


What would I do without your smart mouth. Drawing me in and you kicking me out? Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down. What's going on in that beautiful mind? I'm on your magical mystery ride and I'm so dizzy, don't know what hit me but I'll be alright. My head's underwater but I'm breathing fine Layana & Bellerophon

Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

« Bellerophon ». Voix fébrile qui se dégageait de ses lèvres, brûlante de désir. Un mantra, un prénom qui ne devait lui attirer que haine et méprit. Qu'un supplice de plus dans sa triste vie déjà marquée de multiples fracas. La sensation qui l'écrasait à chaque fois qu'il daignait lui offrir un sourire, cette pression constante qui alourdissait la pièce quand il passait la porte. Layana, elle profitait de ses derniers instants avant de passer la porte de son bureau avec le peu d'assurance et de dignité qu'il lui restait. Cette fois-ci, elle ne serait plus fébrile. Lui résister serait une réalité et non un souhait. Douce colombe qu'il croquait quand ses envies se faisaient présentes, petite chose dont il se délectait depuis déjà trop de temps. La brune, elle se laissait impressionner par cet homme à la carrure imposante, à la voix sensuellement grave qui ne cessait de la déstabiliser. « Bellerophon. » Encore et toujours sans en ressentir un sentiment. Sans que son cœur ne palpite, sans que sa colère ne devienne rage. Un soupire qui s'extirpait de ses lèvres puis des larmes qui humidifiaient son regard félin. Elle ne ressentait plus rien, pas même cette once de rage qui la submergeait fut un temps. Comme si la situation devenait normale. Elle se prenait à l'apprécier, à rêver d'un nouveau coup de rein bien plus puissant que le précédent. Pourtant, Layana niait ses évidences. Ce besoin constant de sa peau contre la sienne, l'extase d'une nouvelle étreinte qui enivrait son âme. Les baisers brûlants qui la comblaient, parcourant chaque parcelle de son corps sans jamais se lasser. Elle se mentait à elle-même, le repoussant toujours un peu plus. Par honte d'aimer ses vices, parce qu'il était le premier homme à découvrir son corps. Il lui volait cette partie de plaisir, ôtant le besoin d'amour par la même occasion. Layana, elle disait le détester depuis ce jour, camouflant le fait qu'elle ne rêvait pas mieux que lui pour ce cadeau. « Bellerophon. » Une dernière fois pour en être certaine. Puis rien, le silence, celui qui rendrait un sourd fou de rage. Son corps fébrile qui s'apprêter à toquer pour s'engouffrait dans la pièce, désirant de bien plus qu'une simple information. Danse des corps, fusion des âmes. Ses yeux la trahissaient déjà. Une grande inspiration, son torse qui se bombait pour laisser entrevoir ses atouts pendant quelques instants avant que ses phalanges n'entrechoquent la porte du bourreau. Avant qu'elle ne se retrouve en enfer, une seconde fois.

Son poings qui cogne doucement à la porte, ses genoux qui s'entrechoquaient déjà. Layana, elle ne savait plus à quoi s'attendre de cet homme aux mains de fer. Sauvage et froid, brusque et doux à la fois. Mélange explosif qui faisait frémir la jeune femme. C'est fébrilement qu'elle poussait la porte pour entrer dans le bureau de Bellerophon sans aucune conviction. Son regard vide qui se portait sur le couloir alors qu'elle se retournait pour fermer l'imposant bout de bois parfaitement travaillé. Layana, elle ne lui accordait pas un regard faisant quelques pas dans la pièce pour s'y trouvait en son centre. Les yeux rivés sur le sol, elle ressentait déjà cette pression lui lacérait chacune des pensées rationnel qu'elle produisait. Cet endroit, il lui inspirait un monde hors du temps. Un lieu neutre où elle ne représentait la jeune Belinski et lui le grand Darsonval. Ils ne seraient que deux corps qui assouvissaient un besoin viscéral, deux âme qui s’éprenaient en silence. Elle avalait sa salive, cherchait ses mots pour en oublier ses maux. Respirer, inspirer. Layana posait finalement son regard sur l'homme avant qu'elle ne se retrouve comme une statue de cire. Paralysée. Incapable d'ouvrir la bouche pour en sortir des sons compréhensibles. Son regard qui criait aux fantasmes, ses pupilles qui se délattaient en repensant aux nombreuses occasions passées sur ce bureau. Un frisson qui lui transcendait le dos de part en part. Fébrile petite chose qui restait plantée devant l'homme, le regard totalement absent durant de longues secondes. Sa langue qui passait finalement entre ses lèvres pour les hydrater avant de reprendre une grande inspiration. Ses yeux qui s'attiraient irrémédiablement sur le torse de l'homme, mordant sa lèvre inférieur par reflexe. Elle en connaissait bien plus que cinquante nuances, elle contribuait à ses fantasmes les plus fous. Son souffle qui se ralentissait, ses paupières qui ne cessait de faire des vas et vient. Elle en oubliait sa venue, la raison pour laquelle elle se trouvait maintenant dans le bureau de Bellerophon.

Elle se raclait la gorge, reprenant peu à peu connaissance. Layana, elle sentait le regard de son bourreau se promenait sur son corps fébrile. Habillée d'une robe noire classique, ses cheveux détachés qui ondulaient sur sa poitrine. Elle ouvrait la bouche un instant pour la refermer aussi tôt. Ils se trouvaient dans une bulle, dans un espace-temps complètement différent. Un monde qui n'appartenait qu'à eux. Elle faisait un nouveau pas en avant, ne quittant plus le regard perçant de son interlocuteur. « Je sais que vous ne souhaitiez pas être dérangé... » La brune fronçait délicatement les sourcils pour ponctuer sa phrase. Mais je ressentais simplement le besoin de vous voir.. Elle ne saurait l'avouer, l'assumer et encore plus y croire. Un nouveau frisson parcourait son dos déjà cambré par le souvenir tendre d'un plaisir déjà dissous. « Mais j'ai reçu du courrier pour vous, un homme qui disait vouloir passer un accord. » Layana faisait quelques pas de plus, déposant un bout de papier sur le bureau de l'homme. « Je vous le laisse, prenez le temps de le lire. » Elle se raclait à nouveau la gorge alors que sa main ne quittait plus le meuble. Ses joues rosées qui venaient laisser entrevoir ses pensées. L'envie de passer au-dessus pour un contact charnel. Layana, elle ne comprenait pas cette passion qui l'envahissait à chaque regard. Il l’envoûtait, s'y imprégnait jusqu'à ce qu'elle perde la tête. Qu'elle soit sienne.

(c) Bloody Storm




Remember me
Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Dim 1 Nov - 11:39


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Le trait est net, tracé sans hésitation et avec précision sur le grain écru d'une feuille de papier. Parchemin aux accents belliqueux, aux avances martiales, punition offerte à ceux qui ne savent plus où se trouve désormais leur camp, ruse qui ne se trouve plus en être une à l'heure des plus hautes trahisons. Il inscrit ainsi quelques boucles qui se font l'esquisse de sa noblesse, quelques autres tournures de mot qui se font montres de rudesse. Rien de plus que l'étalage d'un pouvoir en déclin, et tout autant de vaines paroles qui ne touchent déjà plus les sens d'une famille en déclin. L'agonie est palpable au creux de ces maux qui lui rongent tout autant la tête que le corps. La douleur se fait sinueuse, trop insidieuse, quand elle vient s'attaquer à son corps meurtri de cette assise qui ne fait que trop durer. Il est trop de choses qui lui incombent désormais, trop de ces dossiers qui viennent se poser sur le coin de son bureau, s'entasser sans que jamais le temps ne lui soit donner de respirer. Il ne lui ai donné, à aucun instant, le moyen d'en douter, cette surcharge de travail n'est qu'un biais détourné pour mieux le garder ainsi enfermé. Un moyen infernal de lui faire comprendre qu'il n'est désormais plus tant en terrain conquis qu'invité en ces landes où il se fait ennemi.

La voilà l'intime et la plus versatile des vérités, la chair de chair a, aujourd'hui, commis l'indicible. Parjure. Trahison. Félonie. Tout autant de ces termes qu'on lui jette à la figure, qu'on lui renvoie comme une estocade mortelle qu'on grave dans ses chairs. Il en garde de la contenance, ne se laisse pas désarçonner par les vicissitudes politiques, par les habileté de mots que l'on veut violents alors qu'ils sont vides de leurs sens. Tête haute, port altier, il est encore un roc au creux de cette marée montante, nauséabonde autant qu'elle peut être insipide, de petit politicards qui espèrent se faire leur place au soleil à force de quelques bons tons autant que d'attitudes vicelardes. Il n'est pourtant pas encore né celui qui arrivera à faire tomber de son piédestal le colosse des Darsonval, pas encore en vu celui qui arriverait ne serait-ce qu'à faire naître l'effroi en creux des mécaniques froides de son esprit calculateur. Les tic-tacs ronronnants sont en branle, chauffent et s'échauffent d'autant de calcules que les situations le lui permettent, d'autant d'alliances qu'il fait puis défait par son écriture fine et pernicieuse.

La pointe de son stylos décroche de son assise tandis que l'écho d'un heurt se fait entendre, son prénom résonne bientôt d'une note abîmée, d'un manque cruel de jovialité, et de tout autant de ses inquiétudes qui le bercent. Il en apprécie les tonalités, se rengorgent d'en être le terrible façonneur. Il en aime les contours, se plaît à en caresser les satins les plus aguicheurs. La silhouette se découpe, démarche royale d'une fleur mélancolique, chaloupée de féminité autant que de cette audace qui la porte. Elle ne s'excuse pas. Elle ne s'excuse jamais. Enivre les lieux de sa présence, charge l'air de ses parfums doux et charmant. Il en relâche son attention alors que son regard croise le sien pour s'y river, cesse toute activité tandis qu'elle lui tend une missive dont il prend les plis en tachant de reprendre de cette superbe qui lui manque sur l'instant. Pas de remerciements. Pas de jacasseries polies. Il se contente de détourner son attention de la sculpturale Belinski qui se tient non loin de lui, et tique un instant alors qu'elle semble énoncer l'ombre d'un ordre.

Son regard se fait alors d'acier, éclat métallique passant au travers de son regard anthracite, et se lève un peu plus durement sur elle. Elle qui se tient là, les joues rosies, et sa main agrippée aux lourds panneaux de bois de son bureau. Jeux perfides, infiniment empreints de ses sempiternelles joutes des corps. Le silence est lourd de ces sens qui prennent vie, et les vides se comblent vivement de ces tentions palpables qui surgissaient toujours, un peu, entre eux. Électrique. Alléchant de ses passions, de ses idées qui défilent encore et encore dans un besoin exécrable de domination, de ce besoin de se voir étirer son corps sur l'empire de ses sens. Il en prend la mesure autant qu'il peut y prendre des mesures. La lettre tombe, alors, bruyamment sur le bureau dans un geste bien arrêté, tandis que son visage exprime un léger air décontenancé. « Serait-ce un ordre ? », l'incompréhension feinte est teinte d'une légère note d'incompréhension. Moue perplexe qui se décoche d'un sourire carnassier. « Douteriez-vous de mon travail, ou ne serait-ce que de mes capacités, mademoiselle Belinski ?! », sa voix grave tranche de quelques sermons, de ces cruelles intentions qu'il laisse retomber dans un grondement qui remonte le long de sa gorge.

Les pieds du fauteuil bientôt raclent le sol, creusent quelques sillons de fureur dans la lasure du parquet. Se dévoile la grandeur, massive, du personnage qui déploie ses longues jambes musculeuses sous sa haute stature. Il contourne le plateau de son bureau, fait tomber quelques dossiers dans cet empressement qu'il met dans ses gestes pourtant d'ordinaire si sûrs. Il la surplombe désormais, se fait menaçant sans pour autant se faire violent, il se contente de venir cueillir son visage de l'allonge de son bras. Le geste est brute, brusque, jamais vraiment teinté de quelques sentimentalités. « La situation de ma famille est peut être semblable à la votre, désormais, mais je ne vous laisse en aucun cas le droit de vous sentir mon égale. », il siffle ses mots, les crache presque tandis que son visage se rapproche ostensiblement du sien. Son souffle se mêle au sien. Ses doigts se fichent en peu plus dans la peau délicate de son visage. « Vous n'êtes pas mon égale, vous m'appartenez.», souffle-t-il plus vaporeux, plus charmeur, ravisé de quelques douceurs, alors que son regard reste obscurci de ses jugements. Puis il la lâche, se défait d'elle, comme pour rompre se contact qui engourdi encore ses doigts.
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ÂGE : Vingt-quatre années qui précède ce matin glacial. Tant d'années que son âme de guerrière ne serait oublier. Les galères, les misères et la déception sonnent à l'unisson.
NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Lun 2 Nov - 21:54


What would I do without your smart mouth. Drawing me in and you kicking me out? Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down. What's going on in that beautiful mind? I'm on your magical mystery ride and I'm so dizzy, don't know what hit me but I'll be alright. My head's underwater but I'm breathing fine Layana & Bellerophon

Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

Elle n’était qu’innocence, qu’une biche perdue au milieu de tous ses fauves. Que brise fraiche d’un matin hivernal. Il lui enlevait cela depuis bien longtemps, depuis le premier jour à vrai dire. Bellerophon, l’homme qui changeait les choses. Celui qui lui ouvrait un monde bien plus sombre depuis qu’elle croisait son regard chaud et autoritaire. Il lui volait sa virginité mais surtout l’enfance encore trop présente dans son esprit. Il la rendait femme, un diable qui lui tendait les bras pour l’enfermer à jamais dans ses plus obscurs fantasmes. Elle serait marionnette, il serait le metteur en scène d’un amour naissant. Bellerophon, il lui faisait découvrir un nouvel amour. Celui qu’elle demandait depuis sa jeunesse, celui dont elle rêvait sans jamais se l’admettre. Brusque et sauvage mais surtout interdit. Layana, elle ne pouvait se battre contre la bête qui sommeillait en elle depuis si longtemps. Cette relation n’avait rien de saint, elle n’était que chair et désaccord. Pourtant, elle pourrait lui donner sa vie. Elle serait à lui à jamais, elle deviendrait sienne jusqu’à ce que la mort décide que le massacre prendrait fin. La brune irait en enfer avec lui s'il le fallait, elle remuerait ciel et terre pour un frisson de plus à son contact. Layana, elle devenait indissociable de l’homme qui la tenait comme un oiseau en cage. Elle ne pouvait s’en défaire, prisonnière d’un amour qui la dévorait de jour en jour. Cet esprit malsain qui ne faisait que grandir depuis leur rencontre. Ce premier baiser qui lui brûlait encore les lèvres, la sensation que ses mains ne quittaient jamais son corps encore demandeur d’un coup de rein. Il était sa perfection dans un monde imparfait, son aventure éternelle. Bellerophon, un prénom qui coulait dans son carmin en empoisonnant tout ce qui restait de bon.

Passant la porte, elle perdait toute son assurance. En face de l’homme, elle ne devenait que miette qui s’éparpillait dans un vent d’automne. Le souffle court, la marche lente, elle restait figée quelques secondes avant que son corps ne se dirige naturellement vers le bureau en évitant soigneusement le regard de son bourreau. Il ne fallait pas, aucun contact physique et encore moins un échange visuel. Cela suffisait à réveiller le pire en elle, cela suffisait à faire naitre le feu chez la fille de l’air. Elle ne s’excusait pas, elle faisait simplement son travail et déposait le courrier sur le bureau de l’homme en lui adressant quelques recommandations. Par bon sens, parce qu’elle voulait simplement prendre soin de lui et s’assurer qu’il répondrait à la demande alléchante. L’homme en profitait pour la déstabiliser un peu plus, laissant ses genoux s’entrechoquaient contre le bureau de Bellerophon. Layana, elle levait finalement la tête pour analyser le minois de son interlocuteur. Elle le connaissait par coeur. Ses sourcils se fronçaient, il ne jouait pas. Se raclant délicatement la gorge, elle ne retirait pas la main du courrier qui se trouvait à présent sur le meuble. Elle prenait une inspiration, stabiliser sa voix devenait critique. Il n’était que force qu’elle ne savait pas combattre. « Ce n’est pas un ordre, seulement une recommandation monsieur. Je n’oserais pas. » Elle se pinçait machinalement les lèvres, gênée d’avoir pu offenser son bourreau. « Vous faites votre travail à merveille. Du moins, je le pense. J’ai beaucoup d’estime pour vous, je voulais simplement vous aider à ne pas passer à côté d’un accord de la sorte. » Layana, elle sentait son corps se décomposer alors qu’elle plantait finalement ses pupilles dans celle de Bellerophon. Elle ne lui tiendrait pas tête, pas aujourd’hui. Elle le voulait comme allier, comme homme qui comblerait une fois de plus l’affection qu’elle ne recevait pas. La brune avalait sa salive, cherchant une once de sentiments dans les yeux froids de celui qu’elle chérissait en silence.

En se levant, il ôtait l’infime force qu’il restait à la jeune femme. Sa silhouette imposante la figeait, la rendait létale. Layana, elle ne pouvait plus s’échapper. Elle ne saurait demander à son corps de partir alors que son esprit ne demandait qu’un contact physique aussi infime soit-il. L’homme, il s’emparait de son visage sans aucune délicatesse. Ses doigts se posaient sur son minois, trouvant bien vite la place qu’ils prenaient habituellement. Bellerophon, il la soumettait. Il lui montrait une fois de plus ce pouvoir qu’il exerçait sur elle. Elle restait de marbre, puisant au plus profond d’elle-même pour ne pas le supplier de l’aimer. Il lui crachait quelques mots, quelques pics qui la contrariaient. Il pouvait toucher à tout, à tout sauf sa famille. Layana, elle fronçait les sourcils tandis que la colère s’installait dans son esprit. Pourtant, leurs souffles chauds se mélangeaient puis tout cela s’évaporait. Elle voulait le supplier. « Embrasses-moi » Voilà la seule phrase qui vagabondait dans son esprit instable. Il la forçait à le regarder avant de rompre ce contact. « Vous m’appartenez. » Layana, elle frissonnait à ses mots. Cela ne ressemblait aucunement à une marque d’affection mais ses mots la rendaient heureuse. Elle voulait qu’il revienne, qu’il la dévore centimètre par centimètre. Layana, il fallait qu’elle lutte une fois de plus pour ne pas lui donner raison. Faisant quelques pas, elle s’empressait de ramasser les dossiers qui atterrissaient au sol quelques minutes plus tôt en répondant à son bourreau. « Nos familles sont bien différentes. La mienne a fait un choix de raison. Un jour, le monde comprendra que nous voulions simplement protéger notre nation. La vôtre, elle mérite cette haine. Si vous étiez à la tête des Darsonval, cela ne se serait jamais produit. J’en suis convaincu alors battez-vous et obtenez les rennes de ce nom entaché par des incompétents. » Layana, elle empilait les derniers dossiers. Son coeur tambourinait contre sa cage thoracique. Elle venait encore de lui dicter une action. Passant sa langue entre ses lèvres, elle reprenait la parole sans qu’il ne soit le temps de répliquer. « Je vous appartiens parce que je le souhaite. N’oubliez jamais cela. » Elle haussait un sourcil, un regard de défi qu’elle échangeait avec son interlocuteur. Layana, elle était une femme libre. Si elle se trouvait dans ce bureau, c’était bien car elle le désirait. Et elle le voulait. Bien plus que tout. Bellerophon. Elle se mourrait d’un contact charnel, d’un frisson chaud qui lui parcourrait le dos quand il daignait lui offrir un baiser. La brune le scrutait, s’amusait de la ressemblance frappante avec son frère. Il lui rappelait ce dernier, une pensée malsaine de plus pour cet être pourtant si innocent il y a encore un an.
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MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Mar 3 Nov - 19:31


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Sulfureuse créature qui se déhanchait et se défaisait d'autant de ces mouvements chaloupés, se mouvait de langueur dans le simple fait de ramasser quelques carnets et autres pochettes cartonnées qui désormais jonchés les parquets de son bureau. Il se demandait encore parfois si, derrière cette innocence affichée, la demoiselle savait que ses actions pouvaient être la cause de bien des émois, se questionnait sans cesse sur le pouvoir qu'elle pouvait avoir sur lui. Du dominant au dominé, il n'y avait qu'un pas qu'elle n'aurait eu aucun mal à franchir, et il s'offusquait souvent de se sentir ainsi aussi démuni face à ses charmes les plus intrigants. Elle était belle. Terriblement belle. Elle en devenait dangereuse autant pour sa liberté, que pour ses envies d'exister au travers de rien d'autres que ses propres idées. Il s'y savait, pourtant, terriblement attaché, déjà beaucoup trop à son sens, déjà immensément plus qu'à n'importe qui ne partageant pas son sang.

C'était en quelque sorte nouveau, sans vraiment l'être, tout c'était installé dans une routine plutôt étrange, insensée et malsaine. Tout était devenu normal alors qu'aux yeux du monde tout cela aurait semblé atypique, inconcevable, et n'aurait revêtu qu'un aspect abusif. Lui-même ne pouvait échapper à ce constat, et il ne pouvait que se rendre à l'évidence au sujet de cette relation que trop abusive qui ne se résumait qu'à une phrase. Qu'à un seul aveux. Vous m'appartenez Mademoiselle Belinski. La main-mise était faite. La chasse était désormais gardée. Il y veillait dans l'ombre de quelques regards qu'elle ne pouvait capter, se faisait possessif à l'extrême quand d'autres osaient avoir un geste déplacé. Il n'y avait que lui, jamais plus que lui, et il s'imposait dans sa vie, s'incrustait dans sa peau, la possédait toute entière sans jamais se demander si elle l'acceptait ou le subissait. A bien des égards, il s'agissait d'un viole, de tortures répétées de ses courbes autant que de cette psyché qu'il s'évertuait, toujours, à briser.

Cependant, malgré toute la hargne qu'il pouvait couver et au delà de tous les mots qu'il pouvait grogner, elle gardait toujours un brin d'impétuosité, et tout autant d'envie de liberté. Évasion qu'elle s'offrait au travers d'une arrogance acquise par un nom en disgrâce, par un sang en ébullition. Elle était de ces jeunes femmes que personne ne pouvait vraiment dompter, que jamais nul ne pouvait faire ployer, et comme elle le disait elle n'était là que parce qu'elle le voulait bien. Doucereux mensonge, ou vérité arrangée aux augures de celui qui voulait bien les entendre. Mélodie funeste qui ne faisait que trahir une douloureuse vérité, celle qui lui conférait aucun choix quant à son avenir, celle qui faisait d'elle une victime désignée des instances les plus dévastatrices. Elle était de ces autres que l'on préférait voir mort plutôt que marchant et distribuant leurs idées. Elle était tout autant en danger, qu'elle pouvait être un danger.

Lui, pourtant, se fichait bien de savoir ce qui était de son fait ou de ses méfaits, se disait juste à l'instant, qu'il n'avait que faire de ses besoins, de ses envies, de ses attentes. Il enrageait en lui tournant le dos, serrait les poings pour ne pas la frapper de cette violence qui grandissait en lui, pour ne pas la jeter à terre et lui faire ravaler ses mots. Il avait besoin de contenir cette fureur qui lui brûlait les entrailles, et faisait rougir ses joues d'un feu inextinguible. Belladona, non loin de là, s'ébrouait et ses sabots claquaient contre les marbres, marquant d'autant plus le mécontentement de son autre. « J'apprécie votre sollicitude, tout autant que votre gratitude, Mademoiselle Belinski. », persiflait-t-il sans un regard. La mâchoire contractée, les muscles bandés, les doigts devenus pâles sous l'effort, tout autant de signes qui laissait entrevoir qu'il se débattait avec lui-même pour ne pas commettre l'irréparable, pour ne pas laisser aller aux affres de la violences plutôt qu'à l'éloquence. « J'apprécie d'autant plus de voir que vous seriez capable de me plonger dans les affres d'une guerre civile pour vous sentir venger de la traîtrise d'antan. », les mots se faisaient coup de fouets sur son palais, martelés de son animosité. « C'est cela que vous souhaitez ? Tous les événements récents ne suffisent pas à alléger votre peine, ne suffisent pas à vous faire entendre raison sur la stupidité de quelques guerres ! », il criait désormais, faisait les cents pas de ces heurts et de cette frénésie qu'il n'arrivait à refréner.

Il finissait néanmoins sa course aux abords de son bureau, relevait les yeux vers le plafond aux moulures d'une autre temps. Le souffle était court, l'irascibilité à son sommet. Il se mordait la langue pour taire la plupart des pensées qui se heurtaient à ses lèvres, et ce fut à force d'un violent coup porté au plateau de son bureau qu'il recouvrait un peu de calme. Violence faite, elle en avait fait tremblé le meuble entier, en avait fait tomber quelques objets, fait voler quelques autres dossiers. « Si vous en saviez moitié plus sur les forces et les affaires qui se jouent, peut être ne tenteriez vous pas le diable. », finissait-il par cracher à bout de son souffle, à bout de ses nerfs. Il dardait sur elle un regard indéchiffrable, teinté d'une cruelle déception autant que de cette fureur qu'il tentait encore de tempérer.
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NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Mar 3 Nov - 21:43


What would I do without your smart mouth. Drawing me in and you kicking me out? Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down. What's going on in that beautiful mind? I'm on your magical mystery ride and I'm so dizzy, don't know what hit me but I'll be alright. My head's underwater but I'm breathing fine Layana & Bellerophon

Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

Impétueuse petite chose qui se cachait derrière le corps d’une déesse. Fort caractère que personne ne pouvait dompter, elle ne serait jamais objet et encore moins soumise. Layana, elle vivait de liberté, se laissant évader entre les paumes de ceux qui pensaient la tenir. Chien en laisse, une impression qui lui collait pourtant à la peau. Elle ne connaissait pas son potentiel, cette lueur dans ses pupilles qui déclaraient une guerre ouverte à tous ceux qui osaient croiser son regard enchanteur. Petite poupée de cire qui ne cessait de se renforcer, chrysalide qui délivrait un merveilleux papillon arborants des couleurs vives pour prévenir ses ennemis. La brune, elle vivait ce renouveau sans jamais sentir le changement bouffée toute son innocence. Elle vivait simplement, laissant ses actes et ses paroles se transformaient aux grés de ses propres envies. Layana, elle devenait soldas dans une guerre qui ne serait jamais réellement sienne. Celle d’une vie qui ne lâcherait jamais les armes. La survie, voilà le meilleur des objectifs pour une femme qui ne cessait de s’engouffrer un peu plus dans les problèmes. Gael Livanov la pensait morte tandis qu’elle criait scandale au gouvernement. Assez d’action pour éveiller la haine de tous ses détracteurs qui grossissaient les rangs au fil des jours. Pourtant, son réel défi se trouvait sous ses yeux. Lui, cet ours qu’elle tentait tant bien que mal de rendre docile. Elle rêvait d’un futur. Elle ne pouvait espérer rien d’autre qu’un nouveau rapport de forces pourtant. Layana, elle se pliait à ses désirs pour qu’il l’aime toujours plus. Pour qu’elle soit muse. Pour qu’elle soit sienne. Une quête qui l’éreintait de jour en jour, la laissant souvent à bout de souffle tandis qu’il jubilait. La gamine, elle désirait simplement une promesse, un geste doux ou simplement un baiser pour s’évader dans un amour fusionnel dont elle pourrait jouir. Bellerophon, il la laissait divaguer dans des fantasmes dont il ne serait jamais l’acteur. Elle pouvait partir, quitter cet homme pour se libérer de l’emprise obscure de ce dernier mais son coeur en décidait autrement depuis bien trop longtemps. Quand cesserait-il de lui dicter ses choix ? Quand déciderait-elle qu’il en serait trop ? Certainement quand son palpitant se viderait de son sang pour laisser place à la mort. Quand dans son dernier souffle, elle lui susurrait qu’il serait le seul et unique amour de sa vie. Qu’elle serait sienne dans l’enfer qui les attendait.

Ses mots heurtés l’amour-propre de la jeune femme, il touchait à ce qu’elle possédait de plus précieux. Bellerophon, il l’écrasait avec ses propres armes. Comme une bombe qu’il plaçait à côté de son coeur déjà bien trop affaibli par les guerres. Sa famille. Son nom qu’elle ne cessait de porter fièrement. Elle ne pouvait que riposter tandis qu’elle finissait de ramasser les dossiers qui se trouvaient au sol. Layana, elle ne se gênerait jamais de lui tenir tête et ne s’excuserait pas de plaider sa cause. Elle lui donnait des ordres, lui conseillait fermement de reprendre la tête des Darsonval pour les réinsérer dans la société actuelle. La gamine, elle voulait simplement le blesser comme il venait de le faire. Ses lèvres jouant avec les mots comme une flèche qu’elle tirait en pleine jambe. Elle l’handicapait comme il aimait le faire à son égard. La jeune femme, elle ne mâchait pas ses mots. Pas avec lui. Il pouvait être son supérieur, son bourreau ou encore l’homme qui détenait sa vie entre ses doigts agiles, dans cette discussion elle restait la guerrière qui se battait pour sa famille. L’homme commençait à se tendre, s’énerver en faisant les milles pas pour ne pas envoyer valser ce petit corps qu’il adulait. Elle le sentait, elle pouvait percevoir cette tension qu’il dégageait. Son discours posé prenait vite une tournure agressive tandis que sa voix s’élevait. Layana, elle admirait son dos tout en se pinçant les lèvres aux derniers mots de son interlocuteur. Elle ne changerait pas pour lui, elle voyait les guerres comme unique remède et cela, il le savait depuis le début. La brune se retenait de répondre, remettre de l’huile sur le feu ne paraissait pas la meilleure alternative à présent. Bellerophon explosait son point contre son bureau, laissant tomber quelques babioles ainsi que les dossiers qu’elle venait de ramasser. Un soupire s’extirpait de ses lèvres pulpeuses tandis qu’il lui accordait à nouveau un regard. Ses yeux respiraient la haine ainsi que la déception. Peut-être était-elle aller trop loin? Elle ne s’excuserait pas d’être une Belinski.

Un pas puis deux pour s’approcher de l’ours qui montrait les griffes. Ses pensées dansant entre de nombreux sentiments. Elle pouvait clore ce sujet et laisser ce malaise en suspens ou approfondir sa pensée et le pousser toujours plus loin. Layana, elle se laissait aller à l’instinct. Parce qu’elle l’aimait bien trop pour creuser un faussé entre eux. Sa langue claquait contre son palet alors que la brune réduisait encore considérablement l’espace qui les séparait. Il n’en restait que quelques centimètres, une infime distance qui ne la laisser pas indifférente. Ses doigts se posaient sur la joue de l’homme pour qu’il ne détourne pas le regard. Sa barbe lui picorait les premières phalanges tandis qu’elle lui assenait quelques caresses rassurantes. Elle pouvait sentir son souffle court et chaud parcourir son visage demandeur d’accalmie. Sa voix se voulait bien plus douce que précédemment. Layana, elle désirait simplement voir cet homme heureux. « Nous sommes tellement différents et vous le saviez en m’engageant. Je vis pour la guerre, je suis né pour le pouvoir. Je ne changerais pas et mon opinion non plus. » Elle restait de marbre après ses quelques mots. « Il n’y a pas matière à s’énerver. Pas de la sorte. J’accepte votre point de vue, vous êtes certainement plus bon que moi. » La jeune femme approchait un peu plus son visage, effleurant ses lèvres contre les siennes. L’interdit l’attirait bien trop mais elle ne se permettrait jamais de faire ce premier pas sans l’accord de Bellerophon. « Ce serait dommage de me perdre pour des enjeux politiques. Alors, embrassez-moi s’il vous plaît. » Ses mots lui échappaient. Elle qui se refusait à mendier venait de subir ses propres désirs. Layana, elle laissait ses phalanges se promenaient sur les contours de sa mâchoire tandis que ses yeux insistants se perdaient dans le regard glacial de Bellerophon. Elle le voulait. Pour un baiser et pour une vie tandis que leurs corps ne faisaient plus qu’un l’espace d’une seconde. Belinski, elle passait sa langue entre ses lèvres avant de mordre la surface inférieure de ces dernières.

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Remember me
Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Mer 4 Nov - 10:23


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Douleur élémentaire, fracas de ses membres sur les ébènes séculaires, il ne montrait néanmoins rien de ses souffrances, expirait d'un souffle contrit le grognement qui lui remontait le long de son larynx. Fauve écartelé entre la folie d'un instant et la fureur d'un autre, assourdi des battements de son cœur. Marche martiale qui s'imposait à lui comme la mélodie de son humeur noire, de ses rancœurs les plus sanglantes. Litanie pleine de ses maussaderies qu'il ne cessait d'écouter en boucle, histoire à coucher dehors ou à dormir debout que l'on ne faisait que lui conter sans vergogne, juste pour retourner le couteau dans la plaie. Une histoire de souffrance autant que de vengeance. Coups à porté de main qu'il était trop facile d'infliger. L'estocade de ces multiples trahisons avait laissé une trace, gouffre béant d'où s'écoulait le marasme noir de leur infamie, de leur traîtrise, de tout ce qui faisait qu'aujourd'hui un Darsonval était vu comme un mauvais bougre, comme un bête noire qu'il valait mieux chasser plutôt que garder en sa demeure. Il n'y avait de dupe que ceux qui préféraient fermer les yeux et se boucher les oreilles, il n'y avait de duper que ceux qui le souhaitaient vraiment. Lui n'en était pas. Il avait les yeux grands ouverts, et les oreilles à l’affût du moindre mot qui auraient put le mettre en quête de nouvelles idées, de nouveaux rouages pour ses plans déjà ourdis. Il se savait en danger. Il savait plus que quiconque qu'un seul pas de travers suffirait à le faire envoyer au ban des condamnés. Sa tête ne tenait déjà plus qu'à un fil, et ce fil il préférait de loin qu'il tienne le coup jusqu'à l'aboutissement de son jeu.

Il ne s'attendait, néanmoins, pas à ce que la demoiselle ici présente avance  d'elle-même ses pions sur un échiquier branlant. Il ne souhaitait pas qu'elle entre de force dans son jeu, dans sa tête, pas plus qu'il n’espérait qu'elle s'impose sur ses chairs. Il ne détournait pas les yeux alors qu'elle avançait sur lui, offrant de ses prunelles d'aciers quelques mises en garde qu'elle semblait ignorer, ou tout du moins auxquelles elle n'accordait qu'une attention fort limitée. Dès lors, il aurait pu lui hurler de sortir de son bureau, de prendre la porte pour ne plus jamais la voir revenir, pour ne plus jouer, ne serait-ce qu'un instant, à ces curieux jeux de domination. Il n'en avait pas la force, pas plus qu'il n'en avait l'envie, et ce n'était pas uniquement dû au fait qu'elle pouvait se révéler excellente en son emploi. Elle était plus que cela. Beaucoup plus. Souveraine en ce lieux, elle le devenait de plus en plus sur l'empire de ses sens, et il n'y avait jamais que sa raison pour le ramener sur terre, jamais plus que sa réflexion pour lui assener une gifle monumentale au moment où son cœur menaçait de chavirer. La sentimentalité était proscrite, le besoin d'aimer l'était tout autant.

La proximité imposée par la jeune femme ne le rendait néanmoins pas nerveux, pas plus qu'elle n'accentuait sa colère. Bien au contraire. La simple caresse sur sa joue avait suffit à le délivrer d'un souffle qu'il ne pouvait retrouver, et si son cœur continuait à battre des mesures effrénées, il se faisait néanmoins bien moins douloureux dans son emportement. Il la regardait, la dévorait d'un regard carnassier, tandis qu'elle susurrait tout contre ses lèvres la difficile réalité. Elle lui offrait un moyen d'évasion alors que son corps esquissait les prémices de la séduction, se faisait plus douce et à la fois plus conquérante tandis qu'elle tendait vers lui ses passions les plus cruelles. Délicieuse enfant qui s'offrait à lui par une simple demande, pleine de ces attentes qu'il ne pouvait que voir et l’électrisait de ses désirs les plus pernicieux. Il n'y répondait pourtant pas. Se contentait de sourire avant de s'effacer de sa chaleur, d'en quitter les douceurs féminines, d'un pas à reculons. « Oh non ! Ce serait trop facile que de vous le concéder ! », arguait-il tandis qu'il prenait appui sur le bord de son bureau, y reposant un peu sans pour autant s'y délasser, sans pour autant vraiment s'échapper.

Il croisait les bras sur son torse musculeux, et tapotait des doigts au rythme de son palpitant sur son biceps droit. Il laissait le silence retomber, il laissait le désir qu'elle avait suscité redescendre un peu avant de reprendre la parole, avant de reconquérir cette parcelle de terrain qu'il lui avait, un instant, concédé. «Qui aurait le plus à perdre dans ces guerres politiques ? », il jouait de ses mots, se savait monstre en en faisait l'usage. Monstre d'évidences que la fatalité autant que la difficile réalité aurait dû lui faire oublier, tout autant qu'il aurait dû lui regretter à elle. Il en savait plus qu'il n'aurait dû, il en voyait plus sur elle que ce qu'elle souhaitait véritablement exprimer. Il avait jusqu'alors toujours préférer taire l'évident attachement qu'elle lui portait, l'évident entêtement qu'elle avait à l'idée de rester à ses côtés. « Vous qui êtes chassée en tout point, ou celui qui doit, désormais, veiller à être irréprochable ?», il se faisait néanmoins plein de ce pragmatisme qui ne lui faisait jamais vraiment défaut, s'attachait aux faits qui, aujourd'hui, laissait entrevoir que tous deux étaient désormais coincés sur des horizons biens lointains et pourtant si semblables.

« Néanmoins... », il laissait sa voix retomber, juste assez de temps pour venir cueillir la main de la jeune femme, juste assez pour l'attirer à lui, pour la coincer entre ses cuisses. Lui retirer toute retraite possible sans pour autant la blesser ou lui faire le moindre mal. Il estimait en avoir assez fait en cette journée, il était épuisé par ses colères pas vraiment apaisées. Il repoussait ses cheveux qui lui retombaient sur les épaules, se dégageait assez d'espace pour venir glisser sa joue contre la sienne, pour venir murmurer quelques mots à son oreille. « Si vous souhaitez quelque chose avec ardeur, mademoiselle Belinski, il faut savoir le prendre sans demander la permission. »
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ÂGE : Vingt-quatre années qui précède ce matin glacial. Tant d'années que son âme de guerrière ne serait oublier. Les galères, les misères et la déception sonnent à l'unisson.
NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Mer 4 Nov - 20:55


What would I do without your smart mouth. Drawing me in and you kicking me out? Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down. What's going on in that beautiful mind? I'm on your magical mystery ride and I'm so dizzy, don't know what hit me but I'll be alright. My head's underwater but I'm breathing fine Layana & Bellerophon

Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

Elle ne faisait jamais le premier pas, pas avec lui du moins. Car il forçait le respect mais surtout parce que la gamine n’imaginait pas qu’il se refuse à elle. Bellerophon, il représentait cet homme imprévisible capable du meilleur comme du pire. Sauvage et impétueux, possédant comme seul amour son reflet qu’il ne cesserait de flatter. Pourquoi lui avait-elle demandé ce baiser, cette écorchure qu’il poserait sur ses lèvres pour lui offrir un amour réel. Elle pouvait rêver, la petite Belinski qui attendait encore que cet homme soit capable de l’apprécier pour autre chose que son corps et sa disponibilité. Elle ne serait qu’objet aux yeux de l’homme qui saurait simplement bien parler pour qu’elle s’offre sans méfiance. Bellerophon la rendait naïve, totalement névrosée mais surtout irrémédiablement soumise malgré ses propres dires. Elle ne pouvait sans détachée, déjà bien trop dépendante pour s’en défaire. Il était son extasie, son soleil en temps de pluie et la cigarette qui se consumait lentement du bout des lèvres pour y semer la mort. Oui, cet homme serait nocif pour la biche qu’elle représentait encore en secret. Le brun la mènerait certainement à la mort mais elle priait pour qu’il en soit l’auteur, qu’elle quitte ce monde de ses mains pour sentir une dernière fois les phalanges musclées et abimées de celui qu’elle avait aimé. Layana, éternelle romantique qui se mourrait de belles proses. Le coeur lasse de devoir se battre pour obtenir une infime attention. Ils s’aimaient dans le conflit, dans les cris et le fracas d’un poing qui s’écrasait sur un bureau. Malsains seraient les amants qui nieraient que l’attirance passe par l’interdiction et le danger. C’est bien ce que Layana aimait en cet homme, ce pouvoir de dicter sa vie et d’en faire ce qu’il souhaitait tout comme le fait qu’il soit un parti de la terre. De cette nation qui ne s’amouracherait jamais d'un traitre. La gamine, elle se voyait fautive de cette relation qui n’aboutirait certainement jamais mais elle tentait encore et toujours le diable comme un martyr qui en redemandait. Elle ne saurait certainement jamais que la proie et le gibier pouvaient parfois se compléter.

Ses mains sentaient son amant s’éloigner tandis que ce dernier faisait un pas en arrière pour creuser à nouveau la distance qui les séparait. Elle grognait silencieusement, elle qui faisait une exception et lui proposait d’elle-même un baiser. Layana, elle voyait son propre minois se décomposait sous le refus imager d’un Bellerophon encore étriqué par le sujet précédent. Laissant un soupire caresser ses lèvres solitaires, elle le regardait prendre place contre son bureau. La brune, elle le déshabillait du regard, imaginant son corps qu’elle connaissait par coeur mais il fallait bien clore le sujet qu’il venait d’entamer à nouveau. Elle haussait les épaules aux questions de l’homme. Layana, elle regrettait amèrement ses premiers mots qui l’éloignaient d’un baiser enflammer mais elle devait répondre pour ne pas se faire surprendre une nouvelle fois sur ce sujet qui commençait à l’agacer. Ses bras se croisaient sur sa poitrine, faisant remonter ses courbes à la vue de Bellerophon qui ne pourrait passer à côté de ce spectacle. Elle haussait un sourcil, essayant tant bien que mal de ne pas montrer son agacement. Layana ressemblait à une enfant pourrie gâtée qui ne recevait pas son bout de brioche. « Nous sommes tous les deux perdants, monsieur. Nous allons mourir d’une façon ou d’une autre alors pourquoi ne pas laisser ses entrailles pour une juste cause. Pour honorer nos noms de famille. Préférez-vous quitter ce monde devant une foule sur la place principale ou dans l’intimité parce que vous décidiez que cette famille méritait mieux qu’une sauvage aux cheveux lisses. » Sa voix montait au fur et à mesure, elle défendait sa cause tant bien que mal. « Je préfèrerais mourir en sachant que mes frères ne connaissent plus la guerre plutôt que de les voir à mes côtés aux mains de la rébellion. » Elle lui crachait ses idées à la tête, lui imposant son point de vue. De toute façon, ses deux là seraient une parfaite représentation de Roméo et Juliette. Ils vivaient pour le dramatique, le moche, le vicieux. La brune soupirait à nouveau, attendant que l’homme la fasse valser à travers la pièce. Qu’importe tant qu’il daigner la toucher une dernière fois.

Son coeur se mourrait dans cette bataille qui n’était pas leur. Elle s’apprêtait à quitter la pièce, écoeurée de n’avoir eu ce qu’elle demandait pour la première fois mais l’homme ne semblait pas en avoir fini avec elle. La gamine, elle sentait la poigne du mâle sur sa main avant que son corps ne soit aspiré vers l’objet de son désir. Elle se trouvait prisonnière des cuisses de Bellerophon, du moins dans les faits car Layana ne ressentait aucune envie de s’en échapper. Son coeur se mettait à battre comme un étalon au galop. Son bourreau collait sa joue à la sienne, susurrant quelques mots à sa douce pour réclamer indirectement ce baiser. La gamine, elle soupirait. Paralysée, incapable de comprendre cet homme qui lui refusait quelque chose pour venir le mendier plus tard. Elle profitait de ce qui ressemblait presque à de la tendresse avant de déposer un baiser chaste sur la joue de Bellerophon. Ses bras venaient se poser sur les épaules de son interlocuteur, le serrant à peine pour qu’il ne se sente pas oppressé. Elle caressait délicatement sa nuque de la main gauche tandis que l’autre se perdait dans ses cheveux. Layana se cambrait pour se mettre face à l’homme, pour revoir encore ce regard qui la transcendait. « Je voudrais bien plus qu’un baiser et vous le savez mais cela semble impossible. » Elle baissait les yeux tandis que ses joues se perlaient de rose. « Je vous veux, vous. Entier. Votre âme comme votre corps. » Layana, elle se pinçait les lèvres avant de soupirer. « Et de toute façon, je ne ferais jamais rien sans votre accord, vous êtes tellement imprévisible. » Elle retrouvait immédiatement son regard tandis qu’elle fronçait les sourcils. La brune se trouvait en souffrance, incapable d’expliquer pourquoi il possédait cette emprise sur elle. Tout ce qu’elle désirait, c’est qu’il l’aime comme elle pouvait l’aimer ou le haïr.

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Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Jeu 5 Nov - 18:21


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Furibonde créature, toutes griffes dehors, se hérissait de ces colères qu'il lui renvoyait.Vigilance effarée qui ne retombait pas, qui se faisait d'autant plus vivaces alors qu'elle pointait du doigt une évidence imparfaite. Il n'était pas près à la laisser partir, pas plus qu'elle ne pouvait se défaire de lui, ils avaient cependant des visions si différentes du monde que toutes discussions prenaient, irrémédiablement, des tournures dantesques. De ces paroles envolées qui étaient pleine d'un sens pour l'un, et vide de tout autant de ces sens pour l'autre. Nulle vision d'honneur, et encore moins de sauvegarde dans les hauts faits d'une guerre à venir. Rien de plus que la violence des actes, le sang versé, les âmes broyées. Des héros de guerre il en avait vu devenir des fronts, il les avait vu fiers d'avoir servi leur nation, mais n'avait pu échapper à leurs regards perdus, déboussolés, désorientés par une paix nouvelle. Ils avaient perdu de leur humanité, avaient vu leur innocence brisée par la mort de leurs ennemis autant que de leurs amis. La guerre n'était pas une solution. Elle n'en avait jamais été une, et cela, même Bellerophon Darsonval, ne pouvait l'ignorer. Néanmoins, il lui reconnaissait une qualité qu'il pouvait, sans trop de mal, reconnaître en lui-même, et c'était bien sûr son attachement pour sa famille.

C'était là un sentiment, une sensation, et plus encore un lien dont il ne pouvait se défaire. Bellerophon avait été élevé en tant que soutient aussi bien physique que psychologique pour les siens. Un pion, certes, mais un pion qui avait toutes les qualités d'un roi. Il n'était dès lors que difficilement envisageable pour lui que de nier ce funeste attachement qu'il avait encore, et ce malgré les urgentes recommandations du gouvernement en place, pour ses parents tout autant que pour une grande partie du restant de sa famille. Les jeux de pouvoirs ne menaient pas toujours dans les directions visées, encore moins dans les situations les plus idéales. Peu importait alors la toute nouvelle traîtrise des siens, pas plus que ne lui importait les décisions stupides que pouvaient prendre la branche royale des Darsonval, il continuerait à jouer avec ses propres cartes, à mener son propre jeu. Tout cela faisait parti des secrets dont il ne partageait les tords autant que les retords, uniquement, avec sa moitié. Et ne lui venait en aucun à l'esprit d'en énoncer la teneur à la demoiselle qu'il tenait tout contre lui. Bien sûr, il ne doutait pas, au regard de ses envies et de ses passions révolutionnaires, qu'elle ne lui en aurait tenu vigueur, mais il était de ces choses que le secret gardait toujours plus sereines et bien plus encore sécuritaires pour ceux qu'elles pouvaient toucher.

Pourtant, d'une façon où d'une autre, il se disait qu'il faudrait un jour qu'il y vienne. Qu'il se lance dans cette étrange opération qui consisterait à tout lui raconter, à tout lui dévoiler à son sujet, quitte à la fâcher ou, pire, à l'attacher définitivement à son service. Non, pas qu'il voyait en sa présence quelque chose de mauvais, bien loin de là, mais il lui était difficile de ne pas se rendre compte qu'à son contact, elle se gâchait. Il lui avait ravit son innocence et son cœur, il n'était que trop au courant de cette influence malsaine qu'il faisait régner sur elle. Il n'en était que trop peu dérangé, que trop peu gêné, mais il savait que cela finirait par les faire tomber. L'un comme l'autre étaient, comme elle le disait si bien, condamnés à mourir, et seules les circonstances restaient encore à calculer. Parfois, il se demandait s'il serait capable de succomber pour quelqu'un d'autre que lui-même, sa cause, ou encore sa famille, mais il n'y réfléchissait jamais vraiment longtemps, préférant de loin ignorer ce supplice plutôt que de s'imposer une possible désillusion le moment venu.

Elle, elle était le sujet d'un bon nombre de ses interrogations, pas tant parce qu'il se les posait de lui-même, mais bien parce que sa simple présence faisait que son esprit fourmiller d'idées. Saugrenue expérience qui le faisait succomber à ses charmes, autant qu'à la chaleur qui émanait de ce corps qu'il tenait tout contre le sien. Elle ne se débattait jamais vraiment, elle se laissait trop souvent aller entre ses bras, et ce même s'il se montrait atteint de la plus grande muflerie. Le cœur des femmes étaient bien trop difficile à déchiffrer. Bien trop compliqué à appréhender. Pourtant, tout était clair pour lui quand il s'agissait d'elle, tout était limpide quand elle se trouvait aussi proche de lui qu'elle l'était à cet instant précis. Elle s'accrochait à lui, se lovait contre lui, et y trouvait une place qui lui semblait certainement naturel. Lui, ne trouvait rien à y redire, il laissait juste le temps faire son œuvre, s'immiscer sans être gênant entre eux, juste assez pour couvrir la gêne qui se rependait sur ses joues rosées suite à son épanchement.

« Si j'étais un gentil garçon, je vous dirais que vous mériteriez largement mieux que moi. », finissait-il par répondre à ces aveux dont il connaissait depuis déjà quelques temps la teneur, « Mais je ne suis pas un type bien, et je crois bien que c'est ce que vous aimez chez moi. », ponctuait-il en passant un pouce directif sur ces lèvres, y effaçant un peu le rouge qu'elle y portait. « J'aime, néanmoins vous regarder. », mêlant le geste à la parole, il redescendait sa main jusqu'à fermeture de sa robe, il la faisait glisser avec langueur et lenteur, « J'aime vous toucher », ses mains se frayait un chemin entre les tissus, jusqu'à les faire glisser sur ses bras, jusqu'à la forcer à s'en faire, « J'aime sentir votre parfum. », il nichait sa tête dans le creux de son cou, y inspirait autant qu'il y expirait de ses souffles chauds. Elle avait un charmant parfum, pas de ceux dont aimait s'asperger les femmes de la nation du feu, trop sophistiqués, trop synthétique. Elle, elle avait sa propre odeur, innocente fille de l'air, mêlé à quelque chose de beaucoup plus frais, de bien plus envoûtant. Il passait sa langue sur sa carotide battante, jouait de quelques baiser déposés sur sa peau diaphane. « J'aime vous posséder. », il la pressait d'avantage contre ses cuisses, d'avantage contre ses sens les plus abruptes, les plus animales. « Je n'ai rien à vous offrir si ce n'est ma compagnie le plus revêche, la plus pernicieuse. », il souriait de toutes ses dents, carnassière créature qui se lovait contre elle en caressant les chairs les plus satinée de mon corps. « Mais je sais que vous ne trouverez jamais mieux que moi tant que je ferais en sorte de vous... », il se mordait la lèvre, « ébranler le plus profondément possible. », le choix de mots étaient judicieux, plein de ces sens qu'il étalait sans finesse. «Et je ne compte pas vous libérer de si tôt, je compte vous salir encore et encore, jusqu'à ce que vous réclamiez ma pitié tout autant que ma clémence. », et il refermait sa mâchoire sur les chairs tendre de sa nuque, suçotant pour y laisser sa marque. Son emprise.

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NATION : La nation du renouveau, celle qu'on semble pardonner malgré les meurtres et les propos haineux envers le gouvernement. Elle est l'air qui s'infiltre dans vos poumons, le poison qui pourrait vous étouffer une fois empoisonné.
DON : Sa bêtise est un don, son arrogance est sa survie. Elle ne possède aucun pouvoir supérieur à part d'être née Belinski.
STATUT CIVIL : Appelons cela de l'amour. Celui-ci ronge les tripes, qui mène à une mort certaine. Bellerophon, un prénom qui ne cesse de la faire frissonner. Il est sien, épris depuis que le corps-à-corps se fait plus rude. Elle n'est que fragilité face à lui, rêvant doucement à une réciprocité.
SIGNE DISTINCTIF : Douce colombe qui possède la cicatrice de sa trahison. Bourrelet de fine peau à son mollet, trace d'une attaque des Livanov sur sa personne. Ce petit détail lui rappelle l'importance de marche seule, elle ne possède plus de foyer ni de pilier.
DAEMON : Il la suit partout, souvent niché entre ses deux pieds. Rusé, petit animal qui n'a rien à envier aux grands. Un fennec, petit renard du désert qui lui apporte sagesse et patience. Zeus, un nom à la hauteur de ses capacités. Il est comme un enfant, petite bête qui berce ses espoirs.
ALLÉGEANCE : Elle est désormais un électron libre, soumise à ses propres désirs depuis que le gouvernement à redonner sa liberté aux criminels de sa nation. Layana, elle n'écoute que sa famille qu'elle porte finalement à bout de bras. La dernière Belinski à tenir tête aux Livanov.
MessageSujet: Re: (Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.   Sam 7 Nov - 22:33


What would I do without your smart mouth. Drawing me in and you kicking me out? Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down. What's going on in that beautiful mind? I'm on your magical mystery ride and I'm so dizzy, don't know what hit me but I'll be alright. My head's underwater but I'm breathing fine Layana & Bellerophon

Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

Elle rêvait d’amour, d’un baiser langoureux qui ferait naitre les frissons de part et d’autre de son corps. Layana, elle mendiait l’affection. Quelques secondes de contact charnel qui la pousseraient à vivre encore un peu. Juste le temps d’une étreinte endiablée, d’une alchimie physique qui lui rappelait que cette vie valait la peine d’être vécue. La brune, elle respirait pour cet espoir qui nourrissait son imagination débordante. Celui d’être sienne un jour, d’être celle qu’il demanderait un mariage devant sa famille ainsi que les Belinski au complet. Douce euphorie qui naissait au creux de son estomac à cette idée, le chant des sirènes qui se murmuraient dans ses oreilles. Ah qu'elle était belle cette vie, celle dont la gamine jubilait en sachant pertinemment qu’elle n’arriverait jamais. Bellerophon, il possédait bien trop de fierté pour s’ouvrir à sa secrétaire. Bien trop d’amour-propre également pour décider de retirer le masque qui le séparait du monde réel. Il serait toujours ce bourreau, ce tirant et elle ne désirait pas le changer. Layana, elle l’aimait tel quel. Force brute qui se dégageait de son corps, douceur du maniement des mots qui trouvaient le chemin jusqu’à ses lèvres délicates. Elle fantasmait sur cet homme, sur ce qu’il dégageait mais surtout sur ce qu’il était à présent. Certes, le brun ne serait pas celui qui lui chanterait des chansons romantiques ou qui lui montrerait son affection en public mais il représentait l’amant parfait. Celui qui n’avait qu’à glisser sa main dans ses cheveux ou effleurer ses lèvres pour qu’elle ne retombe amoureuse encore une fois. Il possédait cette emprise sur elle, celle de la peur et de l’amour. Un syndrome pour certains mais une réalité pour ceux qui savaient la saisir. Bellerophon, il serait à jamais dans sa peau comme un tatouage parfaitement réalisé. Son prénom ancrée dans sa mémoire, incapable de se défaire d’une histoire qui ne faisait que commencer. Il ne serait qu’un amour manquait si elle décidait de se murer. Une douce mélodie qu’elle ne saurait apprécier. Layana, elle essayerait encore et encore de décrocher son coeur, au péril de sa vie. Elle serait son ombre pour une éternité, vivant pour entendre le son de sa voix comme ci cette dernière était une des plus belles choses au monde. A vrai dire, elle l’était sûrement. Bellerophon, il représentait ce qu’il y avait de plus beau dans cette ville, dans cet univers qui ne cessait de se battre. Il représentait son salut, ses méfaits en devenaient salvateurs.

Ils pouvaient parler de guerre, d’un avenir qu’ils n’auraient jamais. De toute façon, aucun deux ne changeraient d’opinions. Têtu et borné, chacun campait sur ses positions sans jamais se remettre en question. Ils ne pouvaient s’aimer sans se combattre, lutte perpétuelle qui ne faisait que renforcer leurs sentiments mutuels. Pourtant, la gamine ouvrait enfin son coeur. Cherchant ses mots, touchant ses maux, elle lui offrait une porte d’entrée pour un instant romantique. Elle lui prouvait une fois de plus qu’elle serait celle qui le suivrait dans ses sombres jours, qu’elle serait de celles qui ne lui donneraient que du bonheur quand elle le pourrait. Layana, elle se mettait à nu d’une façon nouvelle et inédite. Priant secrètement pour que l’homme en face de même. Elle le laissait parler tandis qu’il lui ôtait sa robe dans un premier temps. Il éveillait tous ses sens, réveillait des besoins qui semblaient pourtant éteints quand elle entrait dans cette pièce. Ses lèvres qui picoraient son corps encore juvénile. Le sentiment qui la possédait à nouveau dans tous les sens du terme. Il n’était pas doux, ses mots ne sonnaient pas comme une poésie. Pas de délicatesse, du cru et du moche comme cette relation. Layana, elle souriait tandis qu’il suçotait son cou avec frénésie. Il y laissait sa marque, comme à son habitude. Elle serait sienne, comme d’habitude également. La jeune femme, elle soupirait de désir tandis qu’elle abandonnée sa chair à l’homme. Elle fermait un instant les yeux alors que ses mots lui échappaient une fois de plus. « Vous pouvez me salir encore et encore tant que cela veut dire que je resterais vôtre. Parce que vous êtes tout ce qu’il me reste avec ma famille. » Une seconde soupire qui s’échappait de ses lèvres. Layana, elle ne tenait plus. Ses mains s’emparaient du visage de l’homme, lui volant un baiser sauvage tandis qu’elle appuyait son fin corps sur le buste et la virilité de ce dernier. Il fallait que cela cesse, cette torture de ne pas le sentir en elle. La brune, elle prolongeait le baiser pour en savourer tous les délices. Elle ne voulait plus quitter ce bureau, cet homme et encore moins ses lèvres qui l’envoutaient plus que jamais.

Ses lèvres en redemandaient mais une question venait péniblement s’immisçait dans son esprit encore rêveur de belles paroles. Elle le savait, cela allait surement énerver celui qui se trouvait en ébullition devant ses yeux. Layana, elle se pinçait les lèvres tandis que ses doigts glissés sur le torse encore habillé de l’homme. Un bouton puis deux qu’elle déboutonnait avec agilité. La jeune femme, elle touchait enfin cette peau qu’elle pensait exclusive à ses sens. Sa main revenait se nicher dans le creux de la mâchoire de l’homme. Ses yeux qui se voulaient suppliant alors qu’elle lançait cette nouvelle bombe. « Est-ce que je suis la seule ? Est-ce que vous faites cela avec beaucoup de femmes ? » Son estomac se serrait. Bien sûr, elle voulait être la seule à profiter de ses délices. Layana, elle était en droit de savoir. En droit de connaitre cette dure vérité qui lui donnerait certainement une bonne raison de partir. Son palpitant, il trébuchait sans cesse contre sa poitrine. Il pouvait certainement sentir l’angoisse qui s’emparait de son corps. Elle redevenait faible, petite biche qui s’égarait à nouveau dans des lieux obscurs.

(c) Bloody Storm




Remember me
Noirceur qui se dégage de l'agneau égaré. Elle est ce combat qui ne prendra jamais fin tant que les deux familles seront debout. Vivante par ambition, anesthésiée de tous sentiments. Elle est le froid qui fait naitre le frisson, le poignard qui se plantera délicatement dans le dos de ses ennemis.
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(Bellena) Got my head spinning, no kidding. I can't pin you down.

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