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 Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery

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Dmitri Livanov
all men must fight

MESSAGES : 304
AVATAR : garrett hedlund
CRÉDITS : blondie

ÂGE : Dimitri est né il y a 25 ans printemps. Cela fait donc un quart de siècle qu'il a la chance de fouler cette terre.
NATION : Né dans la nation de l'air, il lui est depuis toujours fidèle. Dmitri ne pourrait appartenir à aucune autre nation, il fait partie intégrante de l'air qui l'entoure, il ressent chacune de ses vibrations, chacun de ses appels et il adore ça.
DON : Le jeune homme ne l'a pas choisi et si au début il l'a pris comme une malédiction. Désormais, il a comprit que celui-ci s’avérait être plus bénéfique que maléfique. Dmitri possède le pouvoir de projection astrale. Un don méconnu qui a souvent été mal utilisé. Peu de chance de l'entourage de Dmitri sont au courant, si ce n'était sa cousine.
STATUT CIVIL : Célibataire par choix et conviction. Hélas pour lui, il semblerait bien que malgré son avis de rester loin de tout engagement, son coeur, lui ne respecte pas cette règle. Pour le moment, Dmitri tient bon, mais cela n'est sûrement plus qu'une question de temps.
SIGNE DISTINCTIF : Outre, la flèche située sur son épaule et commune à la nation de l'air, Dmitri possède aussi deux tatouages. Deux ailes, une face à l'autre de chaque côté de son dos, sa colonne vertébrale marquant la séparation entre celles-ci
DAEMON : Eowa,un nom tout doux pour une créature tout aussi douce qui pourtant peut quand elle le veut se montrer redoutable. Avec son plumage colorée et son chant mélodieux, la petite femelle Quetzal est loin d'inspirer la crainte. Si Dmitri peut imposer par sa stature et son caractère parfois ronchon, il faut bien avouer que la présence d'Eowa suffit à l'adoucir.
ALLÉGEANCE : Sa famille, c'est avant tout pour elle qu'il est dans la rébellion. Il est aussi très fidèle à la nation qui l'à vu naître.
MessageSujet: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Mar 1 Sep - 22:31



Margaery&Dmitri

Accoudé au bar, Dmitri avait depuis longtemps abandonné le tumulte de la fête pour se poser dans un coin. Sa cousine était partie vaguer à ses occupations, il demeurait donc seul en compagnie d'une musique assourdissante. Loin d'apprécier ce genre de soirée, il ne restait que pour une raison, voir apparaître un visage familier dans le grand hall qui servait de salle des fêtes. L'ambiance était encore très festive, l'annonce de leur victoire avait revigoré le groupe des rebelles, ils avaient réussi un grand coup, c'était vrai. Pourtant Dmitri ne pouvait pas s'empêcher de garder les pieds sur terre. L'espoir, il aurait aimé pouvoir en posséder autant que celui qui lisait dans les regards des gens qui l'observaient avec un sourire au coin des lèvres. Souvent il leur répondait par un léger haussement des lèvres. Ici tout le monde connaissait le caractère assez renfermé de Dmitri et personne ne s'offusquait du peu d'émotion qui filtrait de sa personnalité. Au contraire, tous le regardait avec respect, comme s'il tenait dans le creux de ses mains leur avenir. La vérité n'en était peut-être pas si éloignée, mais Dmitri avait du mal avec cette idée. Tout ses gens sous sa responsabilité, la tache était incroyablement importante pour  un gamin. Dmitri ne connaissait rien de la vie, seules les expériences qui l'avaient faite et les enseignements de ses ancêtres lui permettaient de tenter de sauver ce qui rester de sa nation. Rien de plus, rien de moins. Il n'était pas un sauveur, juste quelqu'un qui tentait de changer la donne.  Dans toutes ses pensées sombres, une était beaucoup plus lumineuse que les autres. La jolie blonde avait réussi à se frayer un chemin dans le cœur en béton armé du jeune homme. Il avait beau lutté pour ne pas trop penser à elle, pour l'effacer de son esprit, elle trouvait, hélas, toujours le moyen de revenir. Margeary était pourtant rentrée dans sa vie bien des années plutôt sans qui ne lui accorde la moindre importance. Au contraire, il s'était montré particulièrement dure avec elle. Beaucoup aurait préféré tourner le dos et fuir les rebelles, mais pas elle, la fille du feu avait tenu bon et avait fini par se faire accepter par les rebelles puis par leur dirigeant. Cela ne tenait pas au fait qu'elle l'avait maintenu en vie, mais plus à cause de sa personnalité.  Dmitri vivait avec l'ombre permanente de la mort autour de lui, Margaery, elle, respirait la vie. Dmitri avait même l'impression qu'elle arrivait à la lui insuffler. Avec tout ce qu'il vivait, tout ces corps qui voyaient s’amonceler malgré tout les efforts qui produisait pour que cela n'arrive pas. Il l'avait elle, ce petit bout de paradis dans une monde chaotique. Alors même s'il savait parfaitement que l'attachement était une faiblesse qu'il ne pouvait s'accorder, il n'arrivait tout simplement pas à lui tourner le dos. Dmitri n'avait mis aucun mot sur le sentiment qu'il ressentait en  présence de la jeune fille. Il savait juste que d'une manière ou d'une autre, son âme criait pour la retrouver, ne serait-ce qu'un petit instant...

sEn rentrant dans la salle quelques heures plus tôt, sa première réaction avait été de la chercher ,elle, au milieu de toutes les têtes qui s'étaient retournées pour le voir apparaître. Hélas, la seule qu'il voulait vraiment apperçevoir était aux abonnés absents. Il aurait été beaucoup plus facile pour Dmitri de demander aux personnes présentes s'ils avaient vu la jeune fille, mais ce n'était pas une option envisageable. Il savait que malgré le fait qu'ici tous soient rebelles, certaines choses restaient gravés dans les mœurs. Que le dirigeant de l'air s'entiche d'une fille du feu risquait d'être mal vu. Même sans relation établie, il savait qu'une simple fréquentation risquait de poser quelques soucis, il évitait donc soigneusement d'aborder le sujet. Cependant, même s'il tentait de se montrer discret, sa cousine ne manqua pas de remarquer le regard de son cousin partir régulièrement à la recherche d'une personne inconnue dans la salle. A la question – tu cherches quelqu'un ? -, il avait bien sûr répondu « Non, je m'assure juste que tout se déroule bien ». Sa cousine n'était sûrement pas dupe, mais quand Dmitri ne voulait pas dire la vérité, il était impossible de réussir à la lui faire avouer. D'une certaine manière, il ressentait le besoin de protéger la jeune fille et il ne voulait pas que son besoin de l'avoir proche de lui soit annonciateur de difficultés pour elle. Il tentait de la jouer finement. Après deux longues heures de présence à la fête, Dmitri fit mine de partir se coucher, mais au lieu de prendre la direction de sa chambre par le couloir de droite, il prit à gauche, puis  deux fois à droite et une fois gauche et se retrouva non loin de la maison de la jeune femme.

Les souterrains avaient été superbement aménagés. Rien à dire, ils avaient tout à disposition, hormis la lumière du soleil. Celle-ci lui manquait souvent, mais c'était le prix à payer pour vivre sans trop de crainte. L'absence de la jeune fille à la fête n'était pas si surprenante. Les blessés du tournoi avait été rapatrié en premier, les autres étaient restés sur le terrain pour se battre. Comme à chaque fois Dmitri avait fermé la marche pour s'assurer que tout ceux qui avaient réussi à s'en sortir au tournoi rentrent sain et sauf à la maison. Il était donc tout a fait possible qu'après avoir passé sa journée à soigner des blesses la jeune fille ait opté pour une soirée au calme. Dmitri jeta un coup d'oeil à sa veste, on pouvait deviner le bandage qui lui entourait l'épaule. Une balle avait fusé et déchirée la peau de son épaule de part en part, pas de muscles touchés, juste la peau, On lui avait soigné rapidement sur place, mais depuis la plaie s'était rouverte. Bien que superficielle,  la plaie était aussi douloureuse et le risque d'infection bien présent, mais il avait trouvé un bon docteur, il n'avait donc aucune inquiétude à avoir… Loin de lui l'idée de déranger la demoiselle. Avant de regagner sa chambre, Dmitri devait récupérer son chien et aussi déposer un petit quelque chose sur la table de chevet de la jeune fille. Jetant un coup d'oeil à sa montre, il remarque l'heure bien avancée, il était bientôt minuit. Rien d'étonnant à ce que la demoiselle soit en train de dormir. En fait, il espérait même que ce soit le cas, il aimait la voir si paisible quand elle plongeait au pays des rêves.

Habitué à avancer sans faire de bruits, Dmitri pénétra dans la petite pièce qui accueillait la chambre de la jeune femme. Un lieu assez exiguë, mais qu'elle avait réussi à décorer en rapport avec sa personnalité. La lumière était encore allumée, elle avait peut-être oublié de l'éteindre. Arrivée au pied de la porte, le jeune homme laissa son épaule tomber contre le mur. Comme il l'avait prévu, la demoiselle dormait à poings fermés. De nombreux livres étaient déposés sur le petit bureau qui se trouvait à sa droite. Les livres, sûrement un de leur plus gr os points communs, c'était finalement par ce biais là qu'ils avaient appris à faire connaissance. C'était d'ailleurs aussi un livre qui lui avait ramené de la capital, bien qui ne savait pas encore comment il allait pouvoir lui offrir. Il n'avait aucune envie qu'elle se fasse de fausses idées… Mais seraient-elle vraiment si fausses que ça. Poussant cette idée de son esprit, Dmitri se contenta de rester là où il était pour observer la demoiselle. Étrangement, il aurait aimé la rencontrer, la voir, dans d'autres circonstances. Il avait l'impression que cette vie, celle que menait les rebelles et qu'elle avait fini par choisir ne lui aborderait jamais rien de bon. Certaines personnes étaient faites pour se battre, mais pas à elle, il la trouvait trop fragile pour ce monde indélicat. Il aurait aimé la savoir loin du clan des rebelles, dans un lieu protégé ou l'on peut profiter des rayons du soleil et du souffle de l'air.  C'était sûrement la chose qu'il aurait vraiment aimé pouvoir lui offrir : la possibilité de vivre sa vie comme elle l'entendait loin de tout ce tumulte et de toute cette haine. Hélas, il le savait, ce n'était pas possible et elle avait choisi son camps, elle avait un choix, comme il avait dû en faire un et c'était ce choix qui avait prédisposé leur rencontre. Sans, il était clair qu'il n'aurait jamais eu la chance de la rencontrer.

Bien que silencieux, son arrivée ne passa pas totalement inaperçue, son chien couchait aux côtés de la jeune femme releva doucement la tête. Dmitri comprenait aisément pourquoi son chien appréciait autant la jeune femme. Elle semblait lui offrir bien plus de possibilités que lui lui offrait. Si Dmitri adorait son compagnon de vie, il lui avait toujours refusé l'accès à son lit. Vu le nombre incessants de cauchemars qu'il pouvait faire en une nuit, Blue était bien mieux sur le sol. Posée sur son épaule, Eowa, son âme sœur observait la scène avec intérêt. « Tu penses que je peux aller picorer le reste de ses biscuits ? ». Roulant des yeux, Dmitri jeta un coup d’œil aux fameux biscuits qui étaient déposé sur sa table de chevet. « On est pas là pour ça, t'étais pas censé dormir ? » Eowa avait de la chance, sa petite taille lui permettait de passer des heures posées sur l'épaule de Dmitri et bien souvent quand la fatigue la gagner, elle n'avait qu'à se replier contre le creux du cou de son double pour pouvoir profiter d'une bonne cure de sommeil. « Plus maintenant, je suis sûre que la suite va être intéressante » « Je prends juste Blue et on s'en va, qui y a-t-il d'intéressant dans cela » « Arrête de la regarder comme ça alors, ça fait 5 minutes que tu l'observes, tu devrais lui dire que tu l'as trouve jolie, ça irait plus vite » Roulant des yeux, Dmitri  soupira avant de reposer son regard sur Blue. Le chien venait de se redresser, observant Dmitri avec un certain plaisir à en juger par sa queue qui battait la mesure. L'animal était imposant, encore plus quand il se trouvait à côté de la frêle Margeary, mais au moins il avait de quoi dissuader. En compagnie de Blue, la jeune fille n'avait aucun souci à se faire, personne ne viendrait la chercher.

Le grand brun fit un léger signe de main. La réaction du chien fut immédiate. Il quitta le lit dans un bon avant de s'approcher de Dmitri pour lui faire la fête. « Salut mon pote » murmura t'il doucement, pour ne pas réveiller l'ange endormie à quelques mètres d'eux. Accroupi pour mieux profiter de son chien, il passa sa main dans le pelage épais du chien-loup, avant de se redresser, décidé à quitter la pièce pour ne pas réveiller la jeune femme. « Eowa » Il observa son daemon occupé à déguster les fameux biscuits. Elle était impossible , une vraie gosse.« Reviens ici »Le regard fixé sur la rollier d'europe. Il ne remarqua que quelques secondes plus tard, la jeune fille émergée de son sommeil. Elle était en train de se redresser dans son lit, visiblement fatiguée. « Je suis désolée, je ne voulais pas te réveiller...recouche toi, j'y vais, je passais juste prendre Blue » « Mensonge, tu passais pour la voir » Le bec plein de biscuits, Eowa l'observait de son petit air taquin qui pouvait la rendre particulièrement énervante, mais il préféra ne pas lui réponse. Parce qu'il le savait, elle avait raison et quand c'était le cas, il préférait ne pas du tout argumenter avec elle.  





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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Mar 8 Sep - 20:13



Margaery&Dmitri

"Tu devrais partir te reposer Mag. Ça fait combien d'heures que tu es ici ? 14 ? 16 ?" L'homme âgé d'une soixantaine d'années regardait tendrement la jeune femme qui tentait bien plus mal que bien de se concentrer sur le bandage qu'elle était en train de poser sur un des rebelles. Contrairement à bien d'autres, ce dernier avait eu de la chance : ses blessures n'étaient que superficielles et n'avait pas réellement besoin de l'attention d'un des médecins qui s'occupaient des cas les plus importants, laissant les autres aux bons soins des infirmières comme Margeary... ou du moins, cela avait été le cas avant que le médecin en chef ne vienne la rejoindre. L'homme en question était peut-être trop vieux pour se battre, mais il ne restait pas moins un atout non négligeable des rebelles, puisqu'il dirigeait d'une main de fer le petit hôpital. Voir cet homme habituellement si dur avec ses subordonnés, les poussant toujours à donner le meilleur d'eux même, avait quelque chose d'intrigant. "Je me reposerais plus tard, je ne suis pas fatiguée. Et puis, il y a encore tant de travail que vous aurez besoin de chaque paire de mains." Les doigts de son mentor venaient de se poser sur la main de la jeune femme, l'obligeant à interrompre son activité. "On est bien assez nombreux pour gérer. Alors va te reposer. Je ne veux plus te voir ici avant demain matin." Pendant un bref instant, la jolie blonde regardait son supérieur, la bouche ouverte comme pour protester, mais finit par rapidement se raviser : si elle avait appris une chose durant les années qu'elle avait passé à travailler aux côtés du médecins, c'était bien que s'il donnait un ordre, celui-ci était fait pour être exécuté. Sur le champs, et surtout sans contestations. Baissant la tête, un léger murmure, ressemblant de lui à un 'bonne nuit' franchit ses lèvres avant qu'elle ne finisse par abandonner le bandage dans la main de son mentor et de faire demi-tour. Peut-être avait-il raison. Peut-être avait-elle besoin d'une pause, mais pour elle ne savait que trop bien qu'elle ne parviendrait pas à trouver du repos. Du moins, pas avant s'être assurée qu'il n'avait rien. "S'il lui était arrivé quelque chose, tu l'aurais su le moment où les premiers sont revenus. Et puis, puisqu'on en parle, je ne comprends vraiment pas ce que tu lui trouves. S'il n'était pas aussi glabre, on pourrait presque le confondre avec un macaque... avec quelques différences près, habilement cachées par les vêtements." Assis sur l'épaule de la jolie blonde, la queue lâchement enroulé autour du bras de cette dernière, le petit capucin grignotait une fraise qu'il avait - une fois de plus - du voler à un des patients de l’hôpital. Peu importait le nombre de fois où la jeune femme lui interdisait un tel comportement : Faenor vivait selon ses propres règles, et savait parfaitement profiter d'un moment d'inattention de Margeary pour aller voler quelques "trésors" à un des patients de l’hôpital. Et son autre occupation favorite - après voler de la nourriture - semblait être de se moquer du chef des rebelles. "Je t'ai déjà dit de ne pas l'appeler comme ça." "Ah non. Tu m'as demandé de ne pas le comparer à un Saki, ce qui est complètement différent ! Mais j'avoue, macaque le décrit beaucoup mieux..." "Arrêtes ça !" "Je vois pas pourquoi tu le défends toujours." Au fil de la discussion, le ton sur lequel communiquait le jeune singe était devenu de plus en plus boudeur : "Puis si c'est comme ça, tu ne mérites même pas que je te parle." La voix de Faenor se tut enfin, alors que la jeune femme ne put s'empêcher de rouler des yeux à la remarque. Connaissant son daemon, cette situation allait tout au plus durer... jusqu'à ce qu'il finisse sa fraise. "Et en plus tu m'insultes." ajouta-t-il sur un ton boudeur. Comme quoi, Margeary s'était trompée : Faenor était bien incapable de rester silencieux ne serait-ce que pour quelques minutes.

Au fur et à mesure que la jolie blonde parcouraient les couloirs du QG des rebelles, le brouhaha de voix devint de plus en plus fort, et bientôt, elle se trouva dans la grande salle, où bon nombre de rebelles s'étaient déjà assemblés. L'ambiance était à la bonne humeurs, et malgré les pertes qu'ils avaient du subir, les personnes semblaient bien décidées à fêter leur victoire et d'oublier le reste... au pire avec l'aide d'alcool. Indécise, la jolie blonde resta près de la porte, alors que son regard parcourait la salle à la recherche des rares amis qu'elle avait, mais elle était bien incapable de reconnaître une quelconque figure familière parmi cette masse. "Il n'est pas là tu sais... mais on pourrait aller au bar pour l'attendre ?" Haussant les sourcils, la jolie blonde posa le regard sur son daemon qui avait quitté son épaule et utilisait le peu de décoration mural qu'il y avait pour grimper et prendre de la hauteur. Quelque chose dans le comportement du capucin n'était pas en ordre, ou pourquoi aurait-il proposé d'attendre l'éventuelle arrivée de Dmitri, alors qu'il passait habituellement tant de temps à se moquer de lui ? Mais le petit singe ne paya que peu d'attention à Margeary et continuait son ascension à la recherche d'une position qui lui permettrait d'observer toute la salle. "Rho, je le savais : ils ont des cacahuètes. Allez, on va au bar !" En l'espace de quelques secondes, le jeune capucin avait repris sa place habituelle sur l'épaule de la jolie blonde, sauf que désormais, il était bien incapable de se tenir tranquille, et émettait même des petits sons qui traduisaient son impatience. "Je... je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Je suis fatiguée... et puis il est tard." murmura la jeune femme, comme si elle venait tout à coup de se rendre compte à quel point son idée de venir ici avait été mauvaise. Bien sûr, elle était heureuse que les rebelles avaient gagné, le problème n'était pas là. Juste... que pourrait-elle bien dire à Dmitri si elle le voyait ici ? Bien sûr, le chef des rebelles se montrait toujours poli envers elle, et sans doute lui faisait-il même confiance puisqu'il lui confiait régulièrement son chien, mais leur relation s'arrêtait là. "Il pourrait bien garder ce sale canidé pour lui, si tu veux mon avis. Mais allez, on s'en fou de lui. Il y a des cacahuètes. Des ca-ca-huètes !" "J'ai dit qu'on y allait." Sur ces mots, la jolie blonde fit demi-tour, franchissant pour la deuxième fois en l'espace de quelques minutes le pas de la porte.

*  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *  *

Plus de deux heures plus tard, la jeune femme dormait profondément, les bras enroulés autour de Blue. Occupant plus de la moitié du lit, le grand chien semblait apprécier les privilèges auxquels il ne goûtait qu'en compagnie de Margeary, puisque lorsque la porte s'ouvrit, laissant apparaître la silhouette de son maître, l'animal se contenta de lever la tête, sans pour autant penser à se lever. Ce n'était finalement qu'une fois que Dmitri l'appelait qu'il se leva... un mouvement qui suffit pour tirer la jolie blonde de son sommeil. "Qu'est-ce que..." murmura la jeune femme, émergeant lentement des bras de Morphée. Pendant un bref instant, son regard resta rivé sur l'homme qui se tenait à seulement quelques pas de son lit, avant qu'un sourire timide commença à lentement se dessiner sur ses lèvres. En quelques instants, elle avait comblé la distance et enroulait tendrement les bras autour du beau brun. "Tu es revenu." Quelques mots. Un simple constant, qui avait pourtant bien plus d'importance aux yeux de la jolie blonde qu'elle ne voulait le laisser paraître. Il était revenu. Il allait bien. Le contact n'avait duré que quelques secondes tout au plus, avant que la jeune femme se rendit compte de l'énormité de son geste. "Il t'en aura fallu du temps pour le remarquer"  se moquait Faenor, qui se tenait désormais en haut du placard, tenant dans ses petites main trois gateaux qu'il s'était empressé de sauver des griffes de la jolie rollier d'Europe. "Je... je suis désolée." murmura la fille du feu, tout en s'empressant de prendre à nouveau ses distances, tout en évitant de croiser le regard de Dmitri. "Je n'aurais pas du... Je ne sais pas ce qui m'a pris.. " Prenant une profonde inspiration, la jeune blonde prit son courage à deux main pour regarder le chef des rebelles. Il avait cet air sérieux qu'il affichait toujours, mais surtout, il semblait fatigué... 'Mais il n'est pas blessé' pensa la jolie blonde. "Je crois que des félicitations sont de mise. " finit-elle par ajouter, tout en lui adressant un sourire timide. "J'ai entendu de vos exploits, mais j'étais bien trop fatiguée pour rejoindre les festivités." continua-t-elle à enchaîner rapidement, comme si elle espérait que dévier le sujet de conversation lui permettrait d'oublier son malaise.


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Dmitri Livanov
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CRÉDITS : blondie

ÂGE : Dimitri est né il y a 25 ans printemps. Cela fait donc un quart de siècle qu'il a la chance de fouler cette terre.
NATION : Né dans la nation de l'air, il lui est depuis toujours fidèle. Dmitri ne pourrait appartenir à aucune autre nation, il fait partie intégrante de l'air qui l'entoure, il ressent chacune de ses vibrations, chacun de ses appels et il adore ça.
DON : Le jeune homme ne l'a pas choisi et si au début il l'a pris comme une malédiction. Désormais, il a comprit que celui-ci s’avérait être plus bénéfique que maléfique. Dmitri possède le pouvoir de projection astrale. Un don méconnu qui a souvent été mal utilisé. Peu de chance de l'entourage de Dmitri sont au courant, si ce n'était sa cousine.
STATUT CIVIL : Célibataire par choix et conviction. Hélas pour lui, il semblerait bien que malgré son avis de rester loin de tout engagement, son coeur, lui ne respecte pas cette règle. Pour le moment, Dmitri tient bon, mais cela n'est sûrement plus qu'une question de temps.
SIGNE DISTINCTIF : Outre, la flèche située sur son épaule et commune à la nation de l'air, Dmitri possède aussi deux tatouages. Deux ailes, une face à l'autre de chaque côté de son dos, sa colonne vertébrale marquant la séparation entre celles-ci
DAEMON : Eowa,un nom tout doux pour une créature tout aussi douce qui pourtant peut quand elle le veut se montrer redoutable. Avec son plumage colorée et son chant mélodieux, la petite femelle Quetzal est loin d'inspirer la crainte. Si Dmitri peut imposer par sa stature et son caractère parfois ronchon, il faut bien avouer que la présence d'Eowa suffit à l'adoucir.
ALLÉGEANCE : Sa famille, c'est avant tout pour elle qu'il est dans la rébellion. Il est aussi très fidèle à la nation qui l'à vu naître.
MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Jeu 10 Sep - 22:15



Margaery&Dmitri

La journée avait été longue, trop longue, il aurait sûrement mieux fait d'aller se coucher, mais la tentation avait été trop grande. Il voulait la voir ne serait-ce que quelques secondes. Dmitri n'avait jamais éprouvé ce genre de sentiments, il avait donc dû mal à comprendre ce qui était en train de lui arriver et ne cessait de se dire que son comportement frôlait la folie. Son chien n'était finalement qu'une excuse, une bonne excuse, mais une excuse tout de même qu'il utilisait désormais un peu trop souvent. Il était tard, sûrement pas l'heure pour aller se promener dans la chambre d'une fille, ce genre de comportement risquait de se retourner contre lui, sans oublier qu'il risquait de l'effrayer. Margaery risquait en effet de le prendre pour un fou, voir un pervers qui prenait un certain plaisir à venir la visiter sans qu'elle ne le sache. Roulant des yeux, il tentait en vain de trouver le moyen pour ne pas continuer sa route, mais il n'y arrivait pas ou peut-être ne le voulait-il simplement pas. Il allait juste vérifier qu'elle allait bien, ce n'était pas mal. Juste une petite vérification et il partirait dans sa chambre. Dmitri n'y pouvait rien, il ressentait le besoin étrange, mais indispensable de la protéger et d'être là pour elle. Depuis toujours il s'était interdit l'amour et celui-ci était en train de le faucher sans qu'il ne puisse le contrer. Il essayait bien de lutter, mais plus les jours passaient et plus il comprenait que la lutte était veine. Rien ne le poussait cependant à épouser ses sentiments, il continuait de lutter contre, gardant la jeune fille près de lui, mais pas assez proche pour que les choses dégénèrent. Dans le fond, il espérait sûrement qu'elle fasse ce que lui n'arrivait pas : Rompre le contact. « Pour que tu sois déprimé non merci et puis je te l'ai déjà dit, elle t'aime bien ». Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, il aimait cette idée : qu'elle l’apprécie, peut-être l'aimait-il un peu trop d'ailleurs. En fait, il ne savait pas ce qui était le pire, qu'elle l'apprécie ou que ça ne soit pas le cas. « Tu réfléchis trop, j'ai mal à la tête à force, nous c'est moins compliqué, si on se plaît on se met en couple et c'est fini » . Le beau brun haussa un sourcil avant de tourner la tête pour essayer d’apercevoir Eowa qui avait abandonné son perchoir pour virevolter autour de Dmitri. Souvent le jeune homme l'enviait, il lui enviait sa souplesse, sa capacité à voler et sa bonne humeur contagieuse. « Oui d'ailleurs je me demande pourquoi j'ai été choisi pour un bougon comme toa » « Allez viens au lieu de râler » Le beau brun s'immobilisa pour laisser la possibilité au petit oiseau de prendre la place qu'elle aimait tant. Elle adorait se lover contre lui, elle poussait ainsi passer des heures au chaud. C'était un contact que Dmitri appréciait, tous les deux l'aimaient. « C'est d'ailleurs pour ça que je reste avec toi. Ton cou il est parfait pour moi, d'ailleurs je suis sûr que ton corps a été créé dans le but de me laisser la place de me poser ». N'importe quoi songea t'il alors qu'Eowa était en train de tourner sur elle-même pour trouver la place idéale. « Madame est prête ? » « Oui tu peux y aller, monsieur je me meurs d'amour pour la fille du feu » « Je te lis trop de livres... » « Tu diras plus ça dans quelque temps, et tu pourras dire une fois de plus – Oui Eowa tu avais raison -. Parce que c'est quand même récurrent, j'ai toujours raison » Et ainsi, le petit oiseau commença un long monologue en citant chaque fois ou elle pensait avoir eu raison… Autant dire qu'il y en avait un paquet.

« T'embêtes... » Il allait lui dire de ne pas s'embêter, de ne pas se lever. Il n'était sûrement pas venu pour l'empêcher de dormir. Dmitri recherchait avant tout son bien-être, alors être celui qui la réveillait en pleine nuit alors qu'elle avait du passer de nombreuses heures au chevet des patients, ne faisait pas partie du but qu'il s'était donné. La question était de savoir quel était le but de sa visite, il ne savait pas vraiment, ce qu'il savait cependant c'était que le simple fait de la voir suffisait à le soulager et d'une certaine manière à lui rendre la vie plus douce. La jeune femme se redressa rapidement et sortit de la chaleur protectrice de ses draps. À vrai dire, il fut assez surpris de sa réaction, mais celle-ci ne lui déplut pas, bien au contraire. Il apprécia cette tendresse qu'il essaya de rendre quelques secondes après avoir réussi à commander son corps. Le jeune homme la serra contre lui avec tendresse. « Toujours » laissa t'il échapper dans un murmure. Elle était sûrement une des plus belles raisons qu'il avait pour revenir entier au camp. « Oui et elle risque de le devenir encore plus, moi je dis ça je dis rien, mais on dirait quand même que ta très chère Eowa a pas si tord que ça. Tu as vu sa tête, elle a plein de cernes, elle a pas beaucoup dû se reposer et pourtant elle est heureuse de te voir. Ça veut tout dire. Même moi qui t'aime beaucoup quand tu me réveilles en pleine nuit, j'ai envie de te donner un coup de bec ! » . La voix de la petite créature qui lui servait d'âme sœur avait beau se répercuter dans son esprit, Dmitri n'y prêtait pas tellement attention. De toute manière, Eowa n'allait sûrement pas tarder à se concentrer sur les miettes qu'elle grignotait. Elle gardait d'ailleurs à l'oeil le petit capucin de la jeune femme. La demoiselle au plumage coloré risquait en effet de défendre son butin avec le bec et les griffes.

Un léger sourire amusé se dessina sur les lèvres du beau brun. Il appréciait cette timide, cette fragilité qui émanaient de sa personnalité et pourtant il savait très bien que derrière cette image se trouvait une femme très forte, elle le cachait juste très bien. « Y a pas de mal… ça me fait plaisir » Légèrement gêné de cette mini déclaration, le jeune homme passa la main dans ses cheveux, signe distinctif chez lui lorsqu'il était dans une situation qui lui échappait pas. « Je suis vraiment désolé de te réveiller. Je voulais passer te voir avant de me coucher. Enfin non, pas te voir, mais prendre Blue pour pas qui t'embête trop, même si oui aussi j'avais envie de te voir » « …. T'es une catastrophe » laissa échapper son âme sœur avant de décoller dans la petite pièce pour se poser dans le poil soyeux de Blue. «  Que ce chien serve à quelque chose, il fait un très bon perchoir ». Roulant des yeux, Dmitri jeta un rapide coup d'oeil autour de lui, visiblement gêné. Bordel, mais qu'est-ce qu'il pouvait être coincé. C'était le chef des rebelles, il menait des hommes et des femmes vers la mort, lui aussi d'ailleurs et il était incapable d'aligner deux mots devant une fille. Bien sûr ce n'était pas n'importe quelle fille et c'était sûrement le fond du problème, mais il ne pouvait pas continuer comme ça. Un peu de courage ! Heureusement pour lui, se fut la demoiselle qui brisa le silence, mais il se jura de relancer la conversation par la suite. « Je ne sais pas vraiment si ce genre d'action se doit d'être félicitée » laissa t'il échapper. L'héritier Livanov doutait parfois de ses actions, mais il avait aussi compris que la seule option qu'ils avaient, c'était de se battre pour leur liberté. « Mais oui, c'est une victoire » . En effet, ils avaient réussi leur coup, tout avait fonctionné comme sur des roulettes et les pertes mêmes si y en avaient eux, étaient minimes. « Tu as encore passé ta journée à l’hôpital ? » C'était toujours là qui la voyait, du moins le plus souvent. Il la connaissait bien, en tout cas de plus en plus, et il avait bien compris qu'elle était particulièrement investie dans son travail. « Je vais te laisser, tu as besoin de te reposer ». En effet, même si cette conversation lui plaisait et que la fatigue qui s'accumulait sembler comme disparue, il ne pouvait pas non plus lui imposer sa présence. Dmitri laissa glisser son sac le long de son épaule, il évita d'afficher la douleur qui se répercuta dans son bras lorsque la lanière lui toucha sa blessure. « J'ai quelque chose pour toi ». Le beau brun ouvrit son sac et fouilla quelques secondes dans celui-ci. Il finit par en sortir un livre, un ouvrage dont la jeune fille lui avait parlé à de nombreuses reprises, mais sur lequel elle n'arrivait plus à remettre la main. « Je l'ai trouvé et je me suis dit que ça risquait de t'intéresser ». En vérité, il avait passé plus d'une demi-journée à le chercher, ce qui avait particulièrement amusé Eowa. Sa persévérance avait fini par payer vu qu'il avait trouvé le livre en question et l'offrait à la jolie blonde. « J'espère que c'est la version dont tu me parlais ». Il l'espérait en effet, car au plus profond de lui, il souhaitait vraiment lui faire plaisir.





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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Lun 5 Oct - 11:46



Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes
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Aussi longtemps que la jeune femme ne puisse se souvenir, les combats et la guerre avaient rythmés sa vie. D'abord, il y avait eu la grande guerre, et même si elle avait passé la majeure partie de celle-ci loin des véritables batailles, la peur et le danger avaient tout de même marqués sa vie. Elle avait été consciente qu'en rejoignant la cause des rebelles, elle allait revivre tout cela. Une fois de plus, elle verrait des amis et des personnes auxquelles elle tenait partir en pleine santé et des idéaux pleins la tête... pour ne jamais revenir. C'était la une réalité qu'elle s'efforçait à accepter, et sans doute pouvait-on croire que vu le nombre de blessés dont elle s'était occupé depuis son arrivée au QG, elle avait fini par s'y faire... et d'une certaine façon, elle avait fini par y croire elle-même. Mais il avait seulement fallu quelques secondes, un seul geste irréfléchi, pour lui faire comprendre que cela était finalement bien loin de correspondre à la réalité - et qu'Anatol n'était finalement pas le seul qu'elle craignait perdre. "Tu aurais du me demander mon avis, parce que j'aurais pu te le dire bien avant. Et après, ça dit que les humains sont plus intelligents que les singes... Pffff." Comme toujours, le petit capucin prenait un malin plaisir à se mêler des pensées de son âme sœur, et - comme la plupart du temps - ce n'eut pour seul effet de la  rendre encore plus embarrassée par la situation. Elle était là, devant le chef des rebelles, en simple chemise de nuit, et comme si cela ne suffisait pas, il avait fallu qu'elle se jette plus ou moins à son cou... Tout à coup, ses pieds semblaient être d'un grand intérêt, puisque c'était tête baissée que la jolie blonde finit par reculer de quelques pas, juste assez pour remettre un peu de distance entre eux, et surtout tenter de mettre fin à cette situation qu'elle jugeait des plus gênantes. Ce n'était finalement qu'en entendant la voix de Dmitri que la jeune femme releva sa tête pour poser sur le chef des rebelles un regard qui mêlait surprise et un certain bonheur. "Tu n'as pas à t'inquiéter, Blue ne m'embêtes pas du tout... même si j'avoue que sa tendance à voler les couvertures n'est sans doute pas ce qu'il y a de plus agréable." "Ouais, ben parles pour toi, il me vole ma place." "J'avais parlé pour moi." "Tu es toujours aussi égoïste... tu te rends compte, tout ce que je fais pour toi... et en retour, tu ne penses qu'à toi. Que je sois réveillé en pleine nuit par ce babouin ne te fais donc rien ?" "T'es pas un peu mélodramatique là ?" Mais évidemment, ce n'était pas là le genre de réponses que Faenor apprécier attendre, si bien qu'il ne tarda pas à se lancer dans un long discours sur l'importance du repos nocturne pour les espèces diurnes... ou quelque chose du genre, puisque Margeary s'efforça du mieux possible à l'ignorer.

Mais le gêne de la jeune femme s'effaça rapidement de son visage, pour laisser place à une expression incrédule. Comment Dmitri pouvait-il dire qu'une victoire des rebelles ne méritait pas d'être félicitée ou fêtée comme telle ? Certes, chaque guerre ou guerrilla portait avec elle son lot de sacrifices, et c'était bien là une chose qui pesait lourdement dans les cœurs de leurs proches. Mais bien que Maggy avait toujours autant de mal à regarder les personnes auxquelles elle tenait quitter le quartier général pour exécuter les plans des rebelles, cela ne changeait rien au fait qu'elle croyait dur comme fer en la justesse de leur cause, et c'était donc autant plus surprenant d'apprendre que cela ne semblait pas être l'avis du chef des rebelles. "Ne pas être félicitée ?" Le fixant toujours d'un air incrédule, la jolie blonde avait bien du mal à croire ce qu'elle venait d'entendre. "Bravo, maintenant, tu joues au perroquet, il te manque plus que les plumes et tu pourrais passer pour un de ces piafs horribles." "Comment peux-tu dire ça ? Chaque victoire nous rapproche un peu plus des objectifs, mais plus importants encore, l'espoir ne fera qu’agrandir l'espoir des gens, en leur montrant que le gouvernement est loin d'être infaillible, et que même les Bernstein ne peuvent pas tout contrôler..." Si au départ de son petit monologue, la jeune femme s'était encore montrée hésitante, ses paroles étaient devenues de plus en plus passionnées au fur et à mesure que les mots perlaient de ses lèvres. "Et c'est toi qui les a mené à la victoire, toi qui leur a donné cet espoir." continua-t-elle d'une voix plus douce. "Alors tu ne penses pas que tu devrais prendre au point une partie du mérite qui te revient ? Et pourtant, tu sembles bien le seul à ne pas t'en réjouir... Qu'est-ce qui se passe ? Peut-être veux-tu en parler ? Enfin, je comprends parfaitement si ce n'est pas le cas, après tout, on se connait à peine..." Tout à coup, la jolie blonde semblait une fois de plus avoir perdue toute l'assurance dont elle avait fait preuve seulement quelques instants plus tôt. Etait-elle allé trop loin en s'adressant au chef des rebelles d'une manière aussi familière ? Après tout, ils ne se connaissaient pas si bien que ça, alors pourquoi voudrait-il se confier à elle ? Et de toute manière, n'était-ce pas présomptueux de sa part de lui parler de la sorte ? "Crois moi, ça ne le dérange pas. Pas venant de toi en tout cas." "Qu'est-ce que c'est encore censé vouloir dire ?" "Oh rien... rien du tout." Jetant un regard agacé sur le petit singe, la jolie blonde finit par rapidement se détourner de son âme sœur, pour se concentrer de nouveau sur le beau brun qui se tenait devant elle. "Oui, c'est là que je suis le plus utile... même si j'aimerais pouvoir en faire plus. Beaucoup plus." finit-elle par répliquer. Elle avait beau apprécier son travail, cela n'empêchait pas qu'il y avait des jours comme celui-ci où elle donnerait bien des choses pour être en mesure d'en faire plus pour la cause des rebelles, au lieu de simplement se contenter de rester derrière.

Mais si la jolie blonde fut surpris par le manque d'enthousiasme de Dmitri en parlant de la victoire, sa surprise fut encore plus grande quand il sortit un livre de son sac. Depuis le début, leur passion commune pour les livres - et pour les chiens - avait contribué à les rapprocher, et ils avaient pu passer un bon nombre d'heures à parler de leur lecture, surtout lors de leur première rencontre, où Dmitri avait été cloué à un lit d’hôpital. "Oh, tu t'en es souvenu." commença la jolie blonde, alors qu'elle s'avançait vers lui, les yeux étincelants. "Où.. comment as-tu fait pour le trouver ? " Ses doigts parcouraient avec délicatesse la reliure du livre, alors qu'elle le regardait comme si elle tenait le plus grand trésor entre ses mains. "Enfin, je veux dire... il ne fallait vraiment pas... mais, merci." Un large sourire dessiné sur les lèvres, elle détourna son regard du livre, pour le poser sur le visage du beau brun. "Vraiment, merci." répéta-t-elle, avnt de remarquer la blancheur du visage de son interlocuteur, et ses muscles crispés. "Qu'est-ce que tu as? Est-ce que tu es blessé ? Laisse moi regarder, c'est la moindre des choses que je peux faire pour toi..." Sans même attendre une réponse de la part du beau brun, elle posa délicatement sa main sur son front, avant de légèrement se détendre : au moins, il ne semblait pas avoir de fièvre, c'était déjà ça. Et d'un geste tendre, mais pas moins déterminé, elle le poussa vers une chaise. "Si tu ne veux pas te faire soigner à l’hôpital, au moins montre le moi, je peux peut-être t'aider..." 
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Dmitri Livanov
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CRÉDITS : blondie

ÂGE : Dimitri est né il y a 25 ans printemps. Cela fait donc un quart de siècle qu'il a la chance de fouler cette terre.
NATION : Né dans la nation de l'air, il lui est depuis toujours fidèle. Dmitri ne pourrait appartenir à aucune autre nation, il fait partie intégrante de l'air qui l'entoure, il ressent chacune de ses vibrations, chacun de ses appels et il adore ça.
DON : Le jeune homme ne l'a pas choisi et si au début il l'a pris comme une malédiction. Désormais, il a comprit que celui-ci s’avérait être plus bénéfique que maléfique. Dmitri possède le pouvoir de projection astrale. Un don méconnu qui a souvent été mal utilisé. Peu de chance de l'entourage de Dmitri sont au courant, si ce n'était sa cousine.
STATUT CIVIL : Célibataire par choix et conviction. Hélas pour lui, il semblerait bien que malgré son avis de rester loin de tout engagement, son coeur, lui ne respecte pas cette règle. Pour le moment, Dmitri tient bon, mais cela n'est sûrement plus qu'une question de temps.
SIGNE DISTINCTIF : Outre, la flèche située sur son épaule et commune à la nation de l'air, Dmitri possède aussi deux tatouages. Deux ailes, une face à l'autre de chaque côté de son dos, sa colonne vertébrale marquant la séparation entre celles-ci
DAEMON : Eowa,un nom tout doux pour une créature tout aussi douce qui pourtant peut quand elle le veut se montrer redoutable. Avec son plumage colorée et son chant mélodieux, la petite femelle Quetzal est loin d'inspirer la crainte. Si Dmitri peut imposer par sa stature et son caractère parfois ronchon, il faut bien avouer que la présence d'Eowa suffit à l'adoucir.
ALLÉGEANCE : Sa famille, c'est avant tout pour elle qu'il est dans la rébellion. Il est aussi très fidèle à la nation qui l'à vu naître.
MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Lun 5 Oct - 21:39



Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes
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Il avait toutes les raisons du monde pour ne pas franchir la porte qui menait à la chambre de Margeary et pourtant aucune ne l'avait retenu. Dmitri avait un atout principal qui lui avait permis jusqu'à là de survivre. Il savait parfaitement contrôler ses émotions. Pour la rébellion, c'était un avantage considérable, il était celui qui calmait les trop grandes ardeurs de son entourage. La sagesse dont il faisait preuve lui permettait d'agir en fonction des besoins et des attentes des rebelles et non pas par simple vengeance personnelle. Si, logiquement, le jeune homme savait parfaitement ne pas écouter ce que son âme lui criait, il fallait bien avouer que quand la demoiselle faisait partie de l'équation la donne était totalement différente. Dmitri ne savait pas comment ni pourquoi il avait fini par avoir besoin d'elle, car c'était bien de ça qui s'agissait. La fatigue aurait dû le pousser à se rendre dans sa chambre, mais son cœur lui avait dicté un autre chemin. La rencontre avec Margaery avait finalement changé pas mal de choses dans la vie de Dmitri. D'une certaine manière, elle lui apportait un peu de chaleurs, de bonheur, une certaine légèreté qu'il avait eue enfant, mais qu'il avait oubliée avec le temps. La demoiselle était devenue un véritable remède. La seule vraiment capable de lui montrer que malgré toutes les horreurs auxquelles ils avaient fait face et auxquelles il faisait encore face, il existait tout de même une part de vie qui n'avait pas été entachée. L'espoir était bien là et elle le tenait dans le creux de ses mains. Dmitri avait du mal à accepter les sentiments qu'il éprouvait pour elle, cela ne lui était jamais arrivé et son monde était trop jonché de morts pour qu'il puisse s'octroyer le droit d'aimer. Hélas, il commençait à comprendre que ce droit ne lui revenait pas, il n'en était pas maître et contre ses sentiments qu'il sentait naître au coeur de sa poitrine à chaque fois qu'il pensait à elle, il ne pouvait tout simplement rien. Lui qui était pourtant si maître de ses émotions avait fini par devenir un pantin soumis aux effets d'un sentiment aussi doux que destructeur : l'amour avec un grand A. « Comme si on ne l’avait pas remarqué... » laissa échapper Eowa de sa petite voix narquoise. Son âme sœur ne s'était en effet pas gênée pour lui démontrer qu'il était en effet amoureux de la jeune femme, mais Dmitri avait toujours démenti. Aujourd'hui, alors que le ciel était recouvert d'un voile sombre parsemé d'étoiles et qu'il se retrouvait devant ce visage angélique, il savait qu'il n'y avait plus rien à démentir. « Et tu fais quoi maintenant ? Je sens que ça va devenir intéressant. Tu peux pas l'aborder de la même manière que tu fais avec les idiotes que tu amènes dans ton lit juste pour quelques heures. D'ailleurs, je n'ai jamais compris cette utilité. Chez nous les oiseaux, la reproduction sert uniquement à créer la vie. Pourquoi perdre tant de temps à... » «Eowa si tu continues comme ça je te promets que tu ne reverras jamais ton coussin en velours » « Tu n'oserais pas ? » « Tu veux parier ? »
Quel bonheur de ne pas entendre la voix d'Eowa dans sa tête pour quelques petites minutes. Dmitri savait pertinemment qu'elle n'allait pas se taire longtemps, mais il allait apprécier les quelques minutes de répits qu'elle lui offrait. Dmitri n'avait jamais considéré Maggy comme une de ses conquêtes, il l'avait toujours vu différemment, ce qui rendait les choses plus compliquées. Disons qu'il ne savait tout simplement pas comment agir avec elle par peur de la voir s'enfuir et peut-être aussi de souffrir ?

Accoudé contre la porte d'entrée, il écoutait avec un léger sourire aux coins des lèvres la jolie blonde lui parlait comme peu de personnes osaient le faire et ça lui faisait un bien fou. C'était sûrement une des choses qu'il appréciait chez elle, elle n'avait jamais mâché ses mots. Elle avait toujours été droite envers lui et c'était une qualité qu'il aimait tout particulièrement. Face à cette détermination dont elle pouvait faire preuve, elle restait cependant d'une fragilité presque déconcertante. Il suffisait de la voir désormais regarder ses pieds nus légèrement honteuse de lui avoir parlé, aussi ouvertement pour se rendre compte à quel point sa personnalité était entière. « Je crois que je vais te prendre avec moi pour que tu remontes le moral des troupes » dit-il avec malice. Si elle parlait toujours comme ça, elle risquait de faire sensation. «  Ce n'est qu'une victoire, importante, mais pas déterminante. Les conséquences se feront ressentir dans peu de temps, comme toujours. Je me réjouirai le jour où chaque personne présente en ces murs aura la possibilité de vivre libre sans craindre d'être persécutée... » Dmitri avait cette fâcheuse tendance à ne jamais être vraiment satisfait. Il était finalement peu sûr de lui, un défaut qu'il ne montrait quasiment jamais, Margaery était donc une privilégiée. Montrer ses faiblesses, une bien mauvaise idée en temps de guerre, mais il ne les montrait pas à n'importe qui. Avec elle, il se sentait en confiance et se confier, ne serait-ce qu'un petit peu lui faisait un bien fou. « À peine ? je dirais qu'on se connaît assez bien » après tout depuis son rétablissement, ils avaient passé pas mal de temps ensemble. « Je pense que tu fais partie des personnes qui me connaissent le plus, mais garde ça pour toi » Un sourire sur les lèvres, il jeta un coup d'oeil autour de lui, visiblement satisfait d'être venu la retrouver. Étrangement sa fatigue s'était envolée et il ne ressentait plus le besoin de partir se coucher. « T'es sûrement le seul dans cette situation ». Bha voilà, Eowa n'était pas restée silencieuse très longtemps. Quelques minutes à peine et c'était presque un record.

L'héritier Livanov n'avait pas hésité bien longtemps. Il s'était lui même lancer dans une quête, allant de bibliothèque en bibliothèque et de commerce en commerce pour trouver le livre en question, cela lui avait pris d'ailleurs pas mal de temps, mais il n'était pas le genre d'homme qui abandonnait à la première difficulté. Finalement, prévoir l'attaque et la mener avait été plus facile que de débusquer cet ouvrage. Autant dire qu'il n'avait pas été peu fier en mettant la main dessus. Le sourire posait sur le visage de la demoiselle suffisait à effacer toutes les peines qu'il avait pu avoir pour le trouver. « Elle a un joli sourire, mais je gazouille mieux qu'elle quand même ». Parfois Dmitri se demandait si son âme sœur n'était pas légèrement jalouse de l'intérêt qu'il portait à la jolie fille du feu qui se trouvait en face de lui. Elle avait cette tendance à râler à chaque fois qu'il pensait à Margaery. Autant dire qu'Eowa râlait très souvent. « ça n'a pas été facile, c'est vraiment une édition qui a été tirée à peu d'exemplaires ». Cela se comprenait sans mal quand on voyait la qualité du livre. La couverture était magnifique, une vraie œuvre d'art à elle toute seule. « ça me fait plaisir. Tu m'as permis de ne pas devenir complètement fou lors de mon hospitalisation.  Je te dois bien ça » Surtout qu'il avait été légèrement exécrable au début.

Tournant la tête vers son épaule douloureuse, il grimaça avant de poser son regard dans celui de la jeune femme. Il la connaissait assez pour savoir qu'elle n'apprécierait pas ce qu'il s'apprêtait à lui avouer. « Il se pourrait que je me sois pris une balle, mais elle n'a fait que m'effleurer, j'ai eu de la chance ». De la chance, il en avait pas mal, mais peut-être en aurait-il eu moins s'il n'avait pas utilisé la puissance d'une bourrasque pour dévier la trajectoire de la balle. « Tu peux le faire demain... » dit-il sans grande conviction. Il avait appris à la connaître et il savait qu'elle était du genre entêtée. Sans montrer le moindre signe de lutte, le jeune homme se laissa tirer sur la chaise et retira sa veste. « hmmm » laissa t'il échapper en voyant la manche de son tee-shirt taché par son propre sang. La blessure n'était sûrement pas si petite que ça. Pour rendre la tâche plus facile à Maggy, il retira son haut en faisant attention à y aller délicatement pour ne pas grimacer de douleur. « C'est pas si grave, fais pas cette tête, j'ai vécu pire... ». et il vivrait sûrement bien pire. « Au fait, tu m'as jamais vraiment dit de quoi il parlait ce livre, si ce n'est qu'il avait bercé ton enfance ? » . Dmitri aurait sûrement pu lire le résumé, mais il aimait écouter Margaery lui parlait des histoires qu'elle avait aimées. C'était beaucoup plus passionnant et intéressant de cette manière.  



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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Jeu 22 Oct - 22:36



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Si Margeary appréciait tant la présence du beau brun, c'était sans doute en partie parce que plus que quiconque, il parvenait à la surprendre. Par exemple maintenant, la jolie blonde n'aurait certainement pas été surprise que de le voir se renfermer sur lui-même après sa remarque, voir même être énervé parce qu'elle lui avait parlé de la sorte. Après tout, qui était-elle pour commenter les actions du chef des rebelles ? Personne. Et le plus sage aurait certainement été que de garder tout ça pour elle, mais elle en avait tout simplement été incapable. Dmitri semblait avoir un si grand manque de conviction qu'elle s'était senti à intervenir, et, dans un certain sens, le fait qu'il puisse parler aussi ouvertement en sa présence la flattait. Révéler ses doutes n'était de toute évidence pas une chose habituelle chez le fils des Livanov, mais s'il avait choisi de les évoquer devant elle, alors n'était-ce pas aussi à elle de tenter de le persuader du contraire ? D'au moins essayer de rallumer cette lueur d'espoir en lui, qui était indispensable s'il voulait mener sa mission à bien ? Sauf que de toute évidence, elle avait seulement réussi de se ridiculiser. "Pas besoin de te moquer, tu sais." finit-elle par répliquer, avant de détourner le regard. "J'ai déjà Faenor pour ça" La mention de son nom amena le petit capucin à détourner momentanément son attention de sa tache importante - à savoir empêcher l'oiseau d'approcher de ses biscuits, même si cela signifiait lancer tout ce qui lui passait par les doigts en direction d'Eowa - pour grimacer en direction de son âme sœur, dévoilant à l'occasion sa magnifique denture. "Tu racontes vraiment n'importe quoi. Jamais je ne me moquerais de toi, je suis ta conscience, la petite voix qui t'empêche de faire des erreurs. C'est mon devoir que de t'ai... RHA LA SALE BETE !!!" Les quelques secondes durant lesquelles il avait détourné son regard d'Eowa avaient suffit à cette dernier pour attraper un bout de biscuit, si bien que désormais, les cris colériques du petit singe emplirent la pièce. "Alors tu devrais te comporter comme tel. Non mais regardes toi... comme si tu pouvais conseiller quelqu'un. Tu sais pourtant bien qu'on en a d'autres."  "C'est une question de principe ! Encore que le cabot vienne squatter chez nous... je le supporte en silence. Il pu, il est énervant, mais au moins, il est bien confortable comme coussin. Mais alors ce truc à plume... " Des paroles eurent pour seul effet de faire sourire la jolie blonde. Tout ce que Faenor faisait, il devait le commenter, et ça avait été ainsi depuis aussi longtemps qu'elle puisse s'en souvenir. "Quand est-ce que tu fais quelque chose en silence ?" "Mais... " Pour une fois, même Faenor semblait être à court de mots, ou alors il désirait seulement éviter que l'oiseau de Dmitri ne lui vole une fois de plus ses précieuses victuailles s'il en détournait l'attention. Car s'il y avait une chose que le petit singe semblait aimer autant que s'entendre parler, c'était bien de manger. Profitant du calme momentané, la jeune femme porta de nouveau toute son attention sur son interlocuteur. "C'est un joli rêve... mais on sait tous deux que tant que les Bernstein sont au pouvoir, il ne se réalisera jamais. Ils ne peuvent pas accepter que des personnes s'opposent à eux, ou défendent des valeurs qui sont différentes des leurs... comme une majorité des autres membres de la nation. Ils ne s'arrêteront devant rien..." Pendant un bref instant, la jolie blonde interrompt son discours, alors que des souvenirs d'enfance réapparaissent dans son esprit. Combien de fois ses parents lui avaient-ils parlé de la supériorité de leur nation comparée aux autres ? Et combien de fois avait-elle provoqué leur colère et leur incompréhension en demandant la simple question de 'pourquoi' ? Combiné à bien d'autres détails, cette question lui avait valu que ses parents finissent par voir en elle un être faible, indigne de la grande nation qu'était celle du feu. Se rappelant tout à coup que les parents du beau brun, ainsi qu'un grand nombre de sa famille, avaient été assassinés certainement sur ordre des Bernstein, justement. "Enfin, tu le sais bien mieux que moi. Je suis désolée, je n'aurais pas du évoquer ce sujet..." Et voilà, comment mettre les pieds dans le plat. Une fois de plus. De toute évidence, cela semblait bien être devenu sa spécialité, du moins lorsqu'elle se trouvait en compagnie de Dmitri.

Pour l'instant, le chef des rebelles ne semblait pas encore lui tenir rigueur de ses petites maladresses, au contraire, il semblait faire comme s'il n'avait rien remarqué de tout cela, continuant la conversation comme si rien n'était... ou justement pas ? Parce qu'il se pouvait parfaitement qu'il était une fois de plus en train de se moquer d'elle. Bien sûr, il leur était arrivé d'avoir de longues conversations, d'abord à l’hôpital où il avait été son patient, ou plus tard dans sa librairie... mais de la dire qu'ils se connaissaient bien ? "Tu as raison, je sais beaucoup de choses sur toi, comme par exemple le fait que tu as peur des aiguilles... alors tu dois espérer que je ne réveillerais pas ce terrible secret aux autres." tenta-t-elle de plaisanter. De toutes les personnes qu'elle connaissait, Dmitri était de toute évidence la plus secrète, et ils avaient beau avoir passé de longues heures en compagnie l'un de l'autre, tout ce qu'elle savait de lui se résumait finalement au fait qu'il aimait lire, qu'être à l’hôpital le mettait dans une mauvaise humeur, et qu'il avait peur des aiguilles. Sans doute aurait-elle même pu citer certains de ses auteurs favoris, ou même lister ses tics les plus récurrents, mais de la dire qu'elle le connaissait vraiment ? Ce n'était pas comme s'il lui avait déjà raconté quelque chose de personnel, mis à part cette petite confidence qu'il lui avait faite seulement quelques minutes plus tôt. "En fait, parfois je doute s'il y existe une personne qui te connaisse vraiment. Quelqu'un à qui tu te confie. Tu sembles toujours si indéchiffrable, si discret sur tout ce qui te concerne, toi... enfin, ça ne me regarde bien sûr pas." A vrai dire, elle avait bien du mal à s'imaginer Dmitri se confier à quelqu'un. Comment lui, qui devait toujours se montrer fort, irréprochable, pourrait-il montrer ses doutes et ses peurs à quelqu'un ? Devant les rebelles, il devait se montrer décidé, sans la moindre hésitation quant à la réussite de ses missions, et à force, ce masque qu'il portait pour l'occasion semblait ne plus pouvoir s'enlever.

"Tu ne me dois rien du tout, et tu le sais très bien... mais merci." répliqua la jolie blonde, tout en posant de nouveau un regard émerveillé sur le livre. "Je ne sais vraiment pas comment je pourrais te remercier pour t'être donné du mal..." "Moi, j'aurais ma petite idée. Et je suis sûre que lui aussi, après tout, c'est un homme... enfin en théorie, même s'il se comporte pas toujours comme tel. Enfin, je dis ça... " L'amusement pouvait se lire dans la voix du petit singe, tout comme dans le regard qu'il lançait à son âme sœur qui, elle, devenait de plus en plus rouge. "Faenor !" "Ben quoi, c'est vrai. Rha les humains... " Heureusement que cette partie de la conversation prit fin avant qu'elle ne devienne encore plus gênante pour la jeune femme, et bientôt, son esprit était entièrement absorbé par la plaie sur le bras du beau brun. Pendant un bref instant, elle l'observait d'un oeil expert, avant de donner son verdict. "Tu as encore eu de la chance." "Tout comme toi, en ayant pas besoin de le convaincre d'aller se faire soigner à l'hôpital... je crois bien que tu aurais du l’assommer pour l'y amener, et j'avoue que j'aurais adoré voir ça. " Ignorant les paroles de son âme soeur, la jolie blonde continua : "Je pense qu'il n'y aura pas besoin de mettre des points... juste un peu de repos." Pourquoi avait-elle l'impression que dire à Dmitri de reposer son bras, c'était comme dire à Faenor de se taire ? Car si elle avait appris une chose au sujet du chef des rebelles, c'était bien qu'il ignorait la définition du mot 'repos', et l'obliger à garder le lit avait été une tache des plus ingrates. "Tu ne vas tout de même pas me comparer avec ce babouin ??!! " "Arrête de l'appeler comme ça." "Alors toi arrête de nous comparer   " De toute évidence, Margaery avait une fois de plus réussi à vexer le jeune capucin, vu qu'il lui tournait désormais le dos... et était silencieux. Haussant les épaules, la jeune femme s'éloigna de son patient avant de se mettre à fouiller dans un de ses tiroirs pour sortir une petite trousse de secours. Bien sûr, cela n'équivalait pas l'équipement qu'ils auraient eu à disposition si Dmitri aurait accepté que de se faire soigne à l’hôpital, mais c'était déjà un début.

Une quinzaine de minutes plus tard, la plaie était lavée et bandée. "Tu vas vraiment devoir y aller doucement avec ton bras pendant les prochains jours si tu veux éviter que ça ne se remette à sécher." Relevant la tête, la jeune femme réalisa que le visage de Dmitri ne se trouvait désormais qu'à quelques centimètres du sien, et si elle aurait certainement du se détourner et reprendre ses distances maintenant que son travail était terminé, elle restait là à l'observer, comme hypnotisée par son regard.
 
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Dmitri Livanov
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CRÉDITS : blondie

ÂGE : Dimitri est né il y a 25 ans printemps. Cela fait donc un quart de siècle qu'il a la chance de fouler cette terre.
NATION : Né dans la nation de l'air, il lui est depuis toujours fidèle. Dmitri ne pourrait appartenir à aucune autre nation, il fait partie intégrante de l'air qui l'entoure, il ressent chacune de ses vibrations, chacun de ses appels et il adore ça.
DON : Le jeune homme ne l'a pas choisi et si au début il l'a pris comme une malédiction. Désormais, il a comprit que celui-ci s’avérait être plus bénéfique que maléfique. Dmitri possède le pouvoir de projection astrale. Un don méconnu qui a souvent été mal utilisé. Peu de chance de l'entourage de Dmitri sont au courant, si ce n'était sa cousine.
STATUT CIVIL : Célibataire par choix et conviction. Hélas pour lui, il semblerait bien que malgré son avis de rester loin de tout engagement, son coeur, lui ne respecte pas cette règle. Pour le moment, Dmitri tient bon, mais cela n'est sûrement plus qu'une question de temps.
SIGNE DISTINCTIF : Outre, la flèche située sur son épaule et commune à la nation de l'air, Dmitri possède aussi deux tatouages. Deux ailes, une face à l'autre de chaque côté de son dos, sa colonne vertébrale marquant la séparation entre celles-ci
DAEMON : Eowa,un nom tout doux pour une créature tout aussi douce qui pourtant peut quand elle le veut se montrer redoutable. Avec son plumage colorée et son chant mélodieux, la petite femelle Quetzal est loin d'inspirer la crainte. Si Dmitri peut imposer par sa stature et son caractère parfois ronchon, il faut bien avouer que la présence d'Eowa suffit à l'adoucir.
ALLÉGEANCE : Sa famille, c'est avant tout pour elle qu'il est dans la rébellion. Il est aussi très fidèle à la nation qui l'à vu naître.
MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Sam 24 Oct - 22:47



Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes
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L'attachement… Pour Dmitri il s'agissait d'un des pires sentiments que pouvait ressentir quelqu'un dans sa position et pourtant c'était bien quelque chose qu'il ne pouvait contrôler. Malgré tout son travail, les heures passées à méditer, il ne pouvait pas faire face aux sentiments qui le liaient positivement aux autres. Dmitri avait reçu des enseignements des plus grands maîtres de l'air de son époque et ils se souvenaient parfaitement de ce qu'ils lui avaient appris : Si les sentiments peuvent rapidement devenir une faiblesse, ils sont aussi une force inépuisable. Le secret c'est de réussir à trouver le haut milieu, et c'était bien ça le dur délicat. L'équilibre… tout était question d'équilibre. Après la mort de ses parents, Dmitri s'était forgé un caractère assez froid, il était resté proche des membres de sa famille, mais avec le reste du monde, il se montrait distant. Tout simplement parce qu'il savait parfaitement qu'un attachement de plus était aussi une nouvelle faiblesse et il n'en avait pas vraiment besoin. Pourtant quand il était avec la jolie blonde, c'était le genre de réflexion qu'il oubliait bien vite. C'était dans ce genre de moment qu'il comprenait que sa vie était trop rigide, qu'il oubliait finalement les essentiels de la vie et que sans ça il ne pouvait sûrement pas bien diriger un peuple. Ces sentiments, ses émotions, son empathie, tout ça, c'était ce qui faisait de lui un être à part entière et lutter contre ça était sûrement l'une des plus grandes erreurs de sa vie. Depuis qu'elle était rentrée dans sa vie, Dmitri commençait tout doucement à changer. Un changement nécessaire et il commençait à le comprendre. Il ne pouvait pas continuer définitivement à se battre contre lui-même.

Le jeune Livanov n'avait pas vraiment d'occasion pour se détendre ou tout simplement pour apprécier la vie. Il passait le plus clair de son temps à travailler pour la rébellion et quand ce n'était pas le cas il essayait de calmer les ardeurs de sa famille. Bien souvent, il avait l'impression d'être bien peu à même de continuer la mission qu'on lui avait convié. Souvent la lassitude le gagnait et il se demandait bien à quoi toute cette histoire rimait, pourquoi avait-il accepté la proposition de sa cousine ? Pour l'honneur de sa famille ? Pour ne pas décevoir ses parents ? En fait, c'était pour tout un tas de choses, mais sûrement pas pour lui, ça, c'était clair.

Maggy lui apportait une certaine innocence qu'il avait perdue depuis trop longtemps, elle était sa petite bulle d'air frais. Il en avait besoin, il avait besoin d'elle, ce n'était pas plus difficile que ça. « Non vraiment je suis sûre que tu te débrouillerais bien dans ce rôle ». La demoiselle ne le voyait pas, mais elle était assez douée pour faire-part de son avis et ce n'était pas si mal. Elle aurait sûrement pu, sans trop de difficulté, monter sur l'estrade pour parler aux rebelles. Dmitri parlait rarement de ses sentiments face à la rébellion, si ce n'est à ce qui restait de sa famille, Maggy était finalement la seule personne avec qui il en parlait si ouvertement. Une vraie marque de confiance qu'il n'offrait qu'à peu de monde. Il ne pouvait pas s'empêcher de sourire en entendant les paroles de la jolie blonde. Quand on la regardait, on pouvait lire dans son visage une innocence magnifique. Sa taille menue, ses cheveux d'un blond si clair faisaient d'elle un ange dans un monde en sang. Pourtant, Maggy était bien loin d'être une jeune fille candide. Elle était tellement plus que ça. Il acquiesça, elle avait raison. Tant que les Berstein seraient au pouvoir, le peuple de l'air ne trouverait jamais la paix. C'était bien trop utopique de croire que ça pouvait arriver. Cette famille était bien trop imbue, trop désireuse de pouvoir pour accepter de partager ce pouvoir avec la nation de l'air et toute autre nation d'ailleurs… « Pourquoi tu t'excuses? Tu as autant souffert que moi » Tout le monde avait souffert. Lui de la perte de sa famille, elle d'une famille qui ne l'avait jamais accepté, comme si elle était née au mauvais endroit, chez des gens incapables de la comprendre et de l'accepter telle qu'elle était.

Dmitri laissa échapper un petit rire qui fut suivi par un sourire taquin. «Mais oui, tu en sais déjà beaucoup ». Personne dans les rebelles ne pouvait se vanter de vraiment connaître Dmitri, même pas sa cousine, la personne la plus proche de lui. C'était ainsi, il aimait posséder un jardin secret. Un lieu où personne ne pouvait pénétrer. Maggy ne le savait pas, mais elle avait commencé à y mettre les pieds. Les livres, c'était ça qui les avait unis dès le départ et ce n'était sûrement pas le genre de choses qu'il évoquait avec sa cousine. « Puis j'ai pas peur des aiguilles » finit-il par dire avant de rajouter «  Je n'aime pas la sensation, c'est tout » Puis de toute manière qui appréciait ça ? Il n'y avait rien de plus désagréable que devoir se faire piquer. Surtout que cela signifiait souvent qu'il était coincé à l'infirmerie et c'était le genre de truc qui lui déplaisait fortement. «  Ma mère disait souvent que j'étais indéchiffrable ». Il s'agissait sûrement d'un de ses plus grands regrets, ne pas avoir réussi à plus se confier à sa mère. Celle-ci avait bien tenté de plus comprendre son fils, mais elle avait toujours fait face à un mur, elle a fini par accepter ce côté-là chez son fils. « Elle disait souvent que je ressemblais aux anciens maîtres de l'air, mais je crois surtout que comme la plupart des mères elle avait tendance à me surestimer »

« Tu l'as déjà fait » Le plaisir qui se lisait sur son visage, c'était ça son cadeau et il n'avait finalement pas besoin de
plus. « Sans oublier que c'est toujours toi qui finis par t'occuper de moi ». Il était en effet assez réticent à se faire soigner par les autres infirmières. Désormais bien trop habitué à la jeune femme, il passait préférer que ce soit à elle qui s'occupe de lui, plutôt qu'une personne qui ne connaissait pas. « Tu aimes surtout qu'elle te touche... ». Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas attendu Eowa… Il aurait dû se méfier, elle ne pouvait pas rester calme trop longtemps. Celle-ci s'était posée dans le pelage de Blue et semblait bien décidée à commencer à s'endormir. « Je vais tenter d'y réfléchir, mais je ne te promets rien » «  Moi j'ai envie de repos !!! je veux partir voir la mer ! » ça c'était nouveau. Partir voir la mer ? Et puis quoi d'autre encore. Il détestait l'eau, hors de question d'aller voir la mer. Eowa allait se contenter de vacances à la montagne, enfin ça c'était si un jour il trouvait le temps de vivre deux jours de tranquillité pour pouvoir retrouver les monts qui l'avaient vu grandir. Pour le moment c'était franchement loin d'être le cas.

Dmitri laissa la jeune femme s'occuper de sa plaie. Son corps était marqué, de nombreuses cicatrices ornaient celui-ci. Pour certaines, il en était fier, d'autres non, c'était un peu comme si son histoire était marquée sur son corps, mais par rapport à d'autres il avait eu de la chance. Il se demandait juste jusqu'à quand celle-ci allait durer. Éviter de trop utiliser son bras ? Il pouvait sûrement le faire. « C'est noté... » dit-il en tournant la tête pour poser son regard sur celui de la jeune femme. Il n'avait juste pas penser au fait qu'elle était si proche de lui. « L'appel des corps, l'amour incandescent de deux êtres, de deux âmes…. » Oubliant la voix de son daemon qui chantonnait dans son esprit, le beau brun planta ses yeux dans le regard envoûtant de la demoiselle. Il avait le choix cédé oui ou non à la tentation. Pour une fois, il ne pesa pas le pour et le contre. Il oublia ses habitudes et se laissa tout simplement aller. Ses mains se posèrent sur les hanches de la demoiselle et il attrapa délicatement ses lèvres. Après les premières secondes, le baiser se fit plus intense et Dmitri tira la jeune femme vers lui. Maître de l'air, il avait pourtant à ce moment précis l'impression d'être soumis à un feu intérieur qu'il ne connaissait pas. C'était un plaisir sans fin et il n'avait aucune envie de quitter ses lèvres délicieuses. Des relations fugaces, il en avait eu plus d'une, mais rien ne l'avait préparé à ce qu'il était en train de vivre à ce moment précis. Cela n'avait rien à voir avec ce qu'il avait vécu avant, tout était décuplé. Hélas, son petit moment de bonheur fut de courte durée quand une violente douleur se fit sentir sur son froid. Il se décolla rapidement de la jeune femme, c'est à ce moment-là que le second projectile le frappa sur le nez. Faenor semblait ne pas du tout apprécier la nouvelle proximité entre son âme sœur et l'héritier Livanov. Énervée, Eowa déplia ses ailes et se mit à lancer des cris de mise en garde tandis que Blue soupira avant de se tourner pour continuer sa sieste. « Dis-moi que tu as au moins plus apprécié que Faenor » finit-il par dire en tentant d'éviter les projectiles que lançait le capucin. Heureusement pour le Livanov, Faenor était bien moins bon viseur quand il était pourchassé par une Quetzal en colère.



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MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Sam 31 Oct - 21:02



Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes
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Pendant un court moment, Maggy plongeait son regard dans celui du beau brun. Pensait-il vraiment qu'elle avait autant souffert que lui ? A vrai dire, c'était bien là une affirmation dont elle doutait fortement : il suffisait de voir l'ombre qui voilait le regard de Dmitri à chaque fois que le sujet de la mort d'une grande partie de sa famille revenait dans les conversations. Il n'y avait aucun doute possible sur le fait qu'il avait énormément tenu à ses parents, et que leur mort avait laissé un vide dans sa vie que, même des années plus tard, il ne semblait pas avoir réussi à combler. Et à vrai dire, avec le peu de choses qu'elle avait entendu à ce sujet, elle s'était toujours imaginé une relation plutôt fusionnel entre le chef des rebelles et le reste de sa famille. Mais elle ? Il avait toujours été clair que ses parents ne la portaient pas réellement dans son estime : un fait qui, certes, l'avait blessé, mais au cours du temps, elle était parvenue à ne plus y payer tant attention. Quelque chose qui n'avait été que trop facile, puisque durant toutes les années qu'avait duré la guerre, elle n'avait vu ses parents qu'à quelques rares occasions. Au cours du temps, le détachement avait été tel qu'elle n'avait pas pleuré une seule larme lorsque ses parents avaient été portés disparus. Mais autant qu'elle s'était distancée de ses parents, autant elle s'était rapprochée de son frère. Anatol était la seule personne de sa famille à laquelle elle tenait réellement, si bien qu'être séparée de lui avait été un véritable calvaire, au point qu'elle avait eu bien du mal de croire à sa chance lorsqu'elle avait fini par le retrouver. "Au point que t'as oublié tout bon sens." lança le petit capucin, tout en continuant à observer du coin de l'oeil la Quetzal - qui, à son goût s'approchait bien trop de SA nourriture. "Tu as pensé à ce qui adviendra de nous si quelqu'un venait à découvrir la véritable allégeance de ton cher frère ? Ou tout simplement s'il finit par se rappeler de tout ? Tu ne crois tout de même pas qu'il te pardonnera pour lui avoir menti... Enfin, je trouve qu'il s'est amélioré avec ce petit mensonge, mais quelque chose me dit qu'il ne le verra pas de la même façon. Il a toujours eu une façon des plus étranges de voir le monde qui l'entoure, si tu veux mon avis." "Il n'a pas fait de choix, c'était là voix  dans laquelle ses parents l'ont forcé, mais je suis sûre que s'il avait le choix..." "... il referait très certainement le même choix." continua Faenor, mais c'était bien là un sujet sur lequel Maggy se montrait des plus butées. "Tu n'en sais rien." Depuis sa plus tendre enfance, elle avait toujours idéalisé ce grand frère, si bien qu'imaginer qu'il ait pu de plein gré rejoindre une organisation qui n'inspirait que le dégoût - et peut-être la crainte - chez elle, était une chose qu'elle refusait tout simplement d'accepter. Il avait du y être contraint... ou on ne lui avait pas montré de meilleure voix. Et une fois qu'il l'aurait vu, il ne voudrait pas retourner en arrière. "Et entre temps, les tiges deviendront végétariens, et les antilopes se mettront à chasser les lions pour leur dîner." Dépitée par la réponse de son âme soeur, et franchement pas intéressée par une énième dispute à ce sujet, Maggy détourna son attention du petit singe pour la reporter sur son "invité". Après tout, elle n'avait toujours pas répondu à sa question. "Je ne pense pas que cela soit tout à fait correct commença-t-elle d'une voix douce. J'ai de la chance : la seule personne de ma famille à laquelle je tiens réellement se trouve ici. C'est  bien plus que la majorité des personnes ici peuvent dire." Jusqu'à maintenant, Maggy n'avait pas rencontré un seul rebelle qui n'avait pas perdu au moins un de leurs proches, et pour beaucoup, c'était justement ces morts qui les avaient poussé à venir ici, à tenter de faire changer le chose. Comme c'était le cas pour les Livanov.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la jolie blonde en entendant les paroles de Dmitri. Était-ce la confession de ce dernier qui avait cet effet sur elle, ou était-ce tout simplement un certain plaisir que de voir qu'elle ne s'était pas trompée sur l'enfance de Dmitri ? Sans doute un peu des deux. "Je pense pas qu'elle t'aie surestimé, tu sais. Regarde ce que tu as fait pour tous les rebelles. Tout ce que tu fais chaque jour. Je doute que beaucoup de personnes seraient capables d'en faire autant, de placer leurs propres envies et intérêts après ceux de tous les autres. De réunir autant de personnes et de les amener à te respecter et t'obéir. Mieux encore, Lyra et toi, vous nous donnez tous de l'espoir. Je sais que ce n'est certainement pas le moment de se reposer sur ses lauriers, mais peut-être qu'il serait temps que tu arrêtes de dénigrer tout ce que tu as fait et fais toujours, tu ne penses pas ?" Qui sait, peut-être était-ce justement parce qu'il ne cherchait ni gloire ni pouvoir que Dmitri était un excellent choix pour mener les rebelles lors des différentes missions, et sans doute que son côté quelque peu pessimiste et perfectionniste les avait sauvé à un bon nombre de reprises. Et pourtant, il ne semblait pas éprouver la moindre fierté face à ces accomplissements. Soit, c'était peut-être compréhensible en vue du fait que la rébellion était encore loin, très loin, d'avoir atteint ses objectifs. Mais pourquoi toujours rabaisser son véritable travail, et faire comme si ce n'était pas grand chose ? "Je ne connaissais pas ta mère, mais je suis sûre qu'elle aurait été fière de voir ce que tu es devenue. Ce que tu fais pour nous tous." Un léger sourire était dessiné sur les lèvres de la jeune femme, alors qu'elle observait le fils des Livanov d'un air quelque peu inquiet. Était-elle allé trop loin en évoquant sa défunte mère ? De toute évidence, ce devait être pour lui un sujet sensible qu'il ne devait pas vouloir aborder avec tout le monde... et peut-être que cette simple phrase aurait pour effet qu'il ne finisse par se refermer encore plus sur lui-même.

De toute évidence, ses craintes avaient été infondées, puisque Dmitri se laissa conduire vers une chaise sans trop broncher, et resta parfaitement immobile pendant qu'elle bandait sa plaie. "Pourquoi j'ai l'impression que tu oublieras bien vite cette promesse." murmura-t-elle. Après tout, si l'on jugeait de par le nombre de blessures que Dmitri avait reçues, il était difficile d'imaginer qu'il fasse réellement attention... ou qu'il ait réellement le temps de reposer son bras le temps nécessaire. Mais en voyant le visage du beau brun s'approcher du sien, l'air de reproche s'estompa bien rapidement de son visage, et seulement quelques instants plus tard, elle répondait avec tendresse aux lèvres de Dmitri, n'essayant même pas de résister lorsqu'il la tira sur ses genoux, mais au contraire, passa délicatement ses bras autour du cou du beau brun et approfondit encore d'avantage leur baiser. Mais leur petit moment de tendresse fut bien rapidement interrompu par les cris stridents de Faenor, et bientôt, Dmitri finit par se décoller d'elle. "Arrête ça. Tout de suite !" lança-t-elle à Faenor, sur un ton quelque peu énervé, sans pour autant détourner son regard du beau brun. "Au cas où tu as vraiment eu des doutes..." murmura-t-elle, avant d'attraper le col du T-Shirt du beau brun et de le tirer délicatement vers elle et de celer une fois de plus ses lèvres avec les siennes. Plusieurs minutes plus tard, lorsqu'ils se décollèrent de nouveau, elle finit par ajouter : "Ça répond à ta question ?" Ses doigts parcouraient délicatement les cheveux du beau brun, et à vrai dire, elle n'avait pas la moindre envie de bouger, peu importe le boucan que faisaient leurs âmes soeurs.
 
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ÂGE : Dimitri est né il y a 25 ans printemps. Cela fait donc un quart de siècle qu'il a la chance de fouler cette terre.
NATION : Né dans la nation de l'air, il lui est depuis toujours fidèle. Dmitri ne pourrait appartenir à aucune autre nation, il fait partie intégrante de l'air qui l'entoure, il ressent chacune de ses vibrations, chacun de ses appels et il adore ça.
DON : Le jeune homme ne l'a pas choisi et si au début il l'a pris comme une malédiction. Désormais, il a comprit que celui-ci s’avérait être plus bénéfique que maléfique. Dmitri possède le pouvoir de projection astrale. Un don méconnu qui a souvent été mal utilisé. Peu de chance de l'entourage de Dmitri sont au courant, si ce n'était sa cousine.
STATUT CIVIL : Célibataire par choix et conviction. Hélas pour lui, il semblerait bien que malgré son avis de rester loin de tout engagement, son coeur, lui ne respecte pas cette règle. Pour le moment, Dmitri tient bon, mais cela n'est sûrement plus qu'une question de temps.
SIGNE DISTINCTIF : Outre, la flèche située sur son épaule et commune à la nation de l'air, Dmitri possède aussi deux tatouages. Deux ailes, une face à l'autre de chaque côté de son dos, sa colonne vertébrale marquant la séparation entre celles-ci
DAEMON : Eowa,un nom tout doux pour une créature tout aussi douce qui pourtant peut quand elle le veut se montrer redoutable. Avec son plumage colorée et son chant mélodieux, la petite femelle Quetzal est loin d'inspirer la crainte. Si Dmitri peut imposer par sa stature et son caractère parfois ronchon, il faut bien avouer que la présence d'Eowa suffit à l'adoucir.
ALLÉGEANCE : Sa famille, c'est avant tout pour elle qu'il est dans la rébellion. Il est aussi très fidèle à la nation qui l'à vu naître.
MessageSujet: Re: Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery   Mar 3 Nov - 12:40



Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes
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Qui aurait pu croire que Dmitri Livanov se serait entichée d'une jeune fille de la nation du feu ? Personne, en tout cas sûrement pas lui. C'était surprenant et tout a fait inattendu. Dmitri n'avait jamais recherché à établir une relation amoureuse, sa vie était trop compliquée pour ça, trop dangereuse pour qu'il puisse accepter aimer. L'amour, il le voyait pourtant partout autour de lui, il guidait le coeur des hommes, parfois même il les menait à la folie. Il se souvenait parfaitement de l'amour que lui portait sa mère, de l'amour que ses parents se portaient. Ils étaient tous deux différents, mais tous deux très forts. La perte de chaque membre de sa famille avait détruit peu à peu l'image qu'il avait de ce sentiment. L'amour menait facilement au désespoir, il était créateur de bien des maux. Si Dmitri avait toujours refusé d'ouvrir ne serait-ce qu'un peu son coeur au monde extérieur, c'était avant tout pour se protéger, mais aussi pour protéger la personne en question. Dmitri savait parfaitement que s'il commençait une histoire avec la jolie blonde, celle-ci se retrouverait obligatoirement en danger, dans une situation qu'elle n'avait pas choisie. Depuis des années, il vivait avec une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Un nombre incalculable de gens voulait sa mort et celle de tous ceux qui gravitaient autour de lui. Dmitri ne voulait infliger cette vie à personne, encore moins aux personnes pour qui il éprouvait des sentiments. S'il avait pu, il aurait aimé mener cette guerre seul, en sachant le reste de sa famille en sécurité bien loin de toute cette haine, mais ce n'était pas possible, il ne pouvait pas affronter ça seul, il avait besoin d'eux, comme ils avaient besoin de lui. La grande force des Livanov résidait dans leur envie de se protéger les uns les autres. Ils ne s'abandonnaient pas, ils formaient une même entité et c'était cette entité qui pourrait un jour réussir à faire tomber les Bernstein.

Dmitri n'avait aucune envie de mettre Margeary en danger, il ne voulait pas qu'elle soit blessée à cause de lui. « Laisse la décider, c'est pas possible ça, elle est grande, elle fera son choix et tu l'accepteras ». Eowa, la féministe. Parfois il se demandait ce qui c'était passé pour qu'elle soit si… protectrice envers la gent féminine. Elle était toujours du côté de Maggy, celle-ci ne le savait pas, mais elle s'était trouvé une alliée de choix. « Oui je l'aime bien, elle donne de très bons biscuits.. Son capucin est un idiot, mais un idiot amusant. Tu dis pas que j'ai dis ça ! ».  Eowa.. Comment aurait-il pu vivre sans elle.  Elle était indispensable au jeune héritier Livanov et jamais il ne s'éloignait d'elle. L'un sans l'autre, ils étaient totalement perdus, ils avançaient ensemble, c'était ainsi qu'ils avaient toujours procédé. Il adorait toute sa personnalité, même si parfois, elle lui tapait un peu sur les nerfs. « Je suis la voix de la sagesse» « J'ai plus l'impression que tu me fais faire tout ce qui n'est pas sage » « c'est ce que je viens de dire » Gné ? Parfois il avait vraiment du mal à la suivre. Mais elle avait raison sur un point, grâce à elle, il osait aller sur des chemins qu'il n'aurait jamais osé emprunter et bien souvent il ne les regrettait pas.

Pour Dmitri, Margeary était un vrai diamant brut, il avait l'impression que malgré tout ce qu'elle avait vécu, elle avait été épargnée par la guerre. Elle lui apportait une part de vie qu'il ne connaissait pas : tendresse, douceur, joie de vivre, c'était des émotions qu'il avait perdues de vue depuis bien trop longtemps, avec elle, il les revivait. Si au début, il avait pensé à tort, pouvoir remettre de la distance, aujourd'hui il savait que c'était impossible, il n'y arrivait pas. « La bonne excuse, en fait tu as pas envie dans mettre de la distance. Je suis dans ta tête, tu penses à elle toute la journée, ça me change des plans de batailles et de tes pensées torturées. C'est plus bucolique ». « Tu sais qui paraît que quand des personnes ont des sentiments l'un pour l'autre, leurs daemons finissent aussi par en éprouver ». Dmitri sentit un léger malaise chez Eowa qui tourna la tête pour observer le capucin qui lui faisait face. « moi et cette chose ? Jamais de la vie ! »

Le grand brun parlait peu de son passé, en fait il n'en parlait jamais, Maggy était bien la première personne avec qui il abordait le sujet, mais cela n'était finalement pas surprenant, il se sentait bien avec elle, en sécurité, se confier venait donc au fil de la conversation. Sa mère, elle l'avait toujours accepté comme il l'était. Son amour pour ses enfants, c'était ça qui l'avait tué, mais elle n'avait jamais abandonné. À l’époque, il aurait aimé pouvoir lui venir en aide, la sauver ainsi que son père, mais il était trop jeune, encore trop peu habile avec ses pouvoirs pour réussir à les sauver. À la place, il s'était contenté d’obéir. Ses parents l'avaient sauvé une dernière fois et c'était pour ce sacrifice qu'il avait décidé de se joindre à sa cousine, pour que celui-ci ne soit pas vain. Si sa mère était encore en vie, elle aurait sûrement beaucoup apprécié Maggy, leurs personnalités se ressemblaient. « Je suis sûre qu'elle t'aurait adoré, c'est elle qui m'a donné le goût des livres, même si par la suite elle aurait préféré que je les abandonne pour être plus avec eux »

Il était loin d'avoir prévu d'embrasser la jeune femme. Le contact physique était le dernier mur qu'il s'était refusé à franchir. Peur qu'elle le repousser, peur de l'après aussi. Pourtant quand il attrapa ses lèvres, il comprit bien rapidement que ses doutes n'étaient pas fondés et qu'il avait eu tort de rester en retrait si longtemps. Ce n'était pas comme s'il avait tout son temps, bien au contraire, il avait plus le sentiment de courir après celui-ci que d'en avoir à revendre. Il se serait cependant très bien passé des cris de Faenor. Il avait eu assez de temps pour comprendre que le petit capucin possédait pas mal de caractère, comme Eowa d'ailleurs, et qu'il était loin de l'apprécier pour le moment. Dmitri venait en effet de mettre  les pieds en plein dans la relation exclusive qui l'unissait à la jolie blonde et autant dire que cela était loin de lui plaire. Dmitri demeura cependant désintéressé pour le moment par ce qui se passait autour de lui, il profitait bien trop du moment pour songer à s'en extirper, surtout pas après que la jeune femme est scellée de nouveau leurs lèvres. Ce baiser se fit plus passionné, plus déterminé, qu'il sentit son corps s'enflammait de part en part. Il aurait aimé qu'elle ne se décolle jamais, qu'ils restent dans ce cocon indéfiniment, mais Dmitri était bien placé pour savoir que les moments de grâce ne duraient jamais. « Hmmm je crois bien que oui » laissa t'il échapper d'une voix charmeuse avant de laisser tomber sa tête contre l'épaule de la jeune femme. « Tu me fais un bien fou Maggy... ». S'il ne voulait pas sortir de ce moment d'intimité, il y en avait un qui était bien décidé à ce qu'il déguerpisse et vite. Dmitri porta sa main derrière sa tête quand un morceau de bois rond percuta celle-ci. « La prochaine fois, je vais venir avec des protections » dit-il tout en bougeant pour éviter un énième projectile. « Je crois qu'il serait mieux que j'y aille avant qu'ils réveillent tout le camps... ». Dmitri n'avait aucune envie de quitter la jolie blonde, mais il n'avait pas vraiment le choix. S'ils voulaient commencer une relation, ils devaient le faire loin des regards, pour le moment du moins. Dmitri se redressa, tandis qu'Eowa filait comme un boulet de canon derrière Faenor. Bon pour la cohabitation, c'était franchement pas encore gagné. Avant d'ouvrir la porte qui se trouvait juste derrière lui, Dmitri posa avec tendresse sa main sur la joue de la jeune femme. « Je passe te voir demain ». Il baissa doucement son front pour le faire rentrer en contact avec celui de la demoiselle. Il resta ainsi quelques secondes, avant de laisser glisser son visage pour saisir ses lèvres. Un dernier baiser pour qu'il se souvienne toujours de cette nuit-là. « Juste pour que je trouve le courage d'affronter les prochains jours » un air taquin s'était posé sur ses lèvres tandis qu'il abaissait la poignet de la porte pour sortir à l'extérieur. Eowa sortit comme un boulet de canon suivit par Blue. « Dors bien , toi aussi Faenor » dit-il avec une voix légèrement amusée . Puis il sortit à son tour et referma la porte derrière lui. « Si tu continues à sourire comme ça tu vas te découper le visage » « n'importe quoi » « Nan mais tu t'es vu, heureusement qu'on est seul, parce que tu souris et ça t'arrive jamais, un peu plus et tu vas t'envoler ». Dmitri passa sa main sur son épaule pour faire décoller la Quetzal. « Garde tes commentaires pour toi ! » « Je dis ça, je dis rien, mais il semblerait qu'elle ait volé ton coeur ». Dmitri se contenta de sourire, que pouvait-il répondre à ça ? Elle avait raison…



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Sometimes the heart sees what is invisible to the eyes - Margaery

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