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 (t,c) maybe the only way our story can end is varying degrees of sad.

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Cléophilia Ravenscar
all men must die

MESSAGES : 347
AVATAR : nina dobrev.
CRÉDITS : (av) .lollipops

ÂGE : de vingt-trois petites années sanglantes elle signe son acte de naissance.
NATION : dans les flammes rouges d'un bûcher destructeur, on dit qu'elle est née. mais elle vient tout droit du bois maternel d'un arbre centenaire. terrible traîtresse à qui l'on a jamais pardonnée.
STATUT CIVIL : assassin célibataire, tueuse en série mariée à son propre reflet, cauchemar condamné à perpétuité.
DAEMON : il est gris, il est noir, il est blanc. les nuances se mêlent sur son pelage comme son caractère se fond dans celui de sa propriétaire. balthazar, le mauvais, le renard argenté.
ALLÉGEANCE : et voilà que la ligue se présente à elle comme la porte de secours à la condamnation. ligue à qui elle porte allégeance, se donnant à corps perdu dans un combat qu'elle ne comprend pas. la douce cléophilia, ne voit que le sang fruité sur ses doigts.
MessageSujet: (t,c) maybe the only way our story can end is varying degrees of sad.   Ven 2 Oct - 17:41


maybe the only way our story can end is varying degrees of sad.
“i woke up and the last piece of my heart disappeared.
i opened my eyes and i felt it go.”
un sourire s'arrache de ses lèvres et tombe piteusement sur le sol en des dizaines de lames aiguisées quand elle aperçoit son miroir, là, resplendissant et tout à fait pathétique. elle est munie de ce sourire attristé et mignon qui lui colle l'image céleste de la môme bien comme il faut. petit miroir de poche dans lequel elle n'aime pas s'apercevoir. il est juste là et cela suffit à agacer le monstre qui rumine l'existence d'un double, l'existence d'une autre. il y a l'énervement de ne pas être et de n'être qu'à moitié quand elle est là car elle est une chose et une autre à la fois. elle est belle et douce et compatissante. elle est un monstre de charité qui se camoufle derrière un cœur boursouflé d'avoir trop aimé. elle transpire le cliché, la garce, et ça agace. mais avant que la grimace n'ait pu se former sur ses lèvres, le deuxième clone apparaît dans le salon. c'est la guerrière, la battante. celle qui n'abandonne pas quand bien même le monde s'agenouille sous la fatigue. elle ne peut que rester debout le menton haut, parce qu'elle ne sait pas faire autrement. c'est pas faute de vouloir abandonner, mais elle est une machine bien huilée. elle fait ce qu'on lui a appris et elle se tait. un instant, c'est comme avant. on peut presque entendre maman chantonner alors qu'elle fait danser les ingrédients, on peut encore l'entendre hurler sur papa en riant. les filles se regardent en chien de faïence, désespérées de se haïr déjà. et tout est beau, tout est transparent. c'est avant qui tombe en lambeaux sur une réalité défaite alors qu'elles sont toutes les trois là, robots formatés pour ne plus s'aimer assez. cela ne rime à rien, mais à quoi bon essayer? c'est déjà fini, ça se voit, c'est inscrit sur leurs lippes serrées. elles détournent les yeux, pudiques, comme si elles pouvaient voir au-delà des masques. pourtant, elles savent, toutes les trois. elles savent qu'au-delà, il n'y a rien de plus que quelques os et du gravât. les ruines d'un amour qui s'en va. "qu'est-ce que vous foutez-là?"elle demande d'une voix déchirée. c'est un anniversaire douloureux, aujourd'hui, alors elle sait, bien sûr qu'elle sait. elle sait qu'elles se retrouvent pour commémorer une mort qui les déchire de l'intérieur, qui les dévore. elle sait que c'est un jour à faire la paix et à s'embrasser et à pleurer. elle sait que c'est cléophilia qui allume les bougies mais que ce n'est pas à elle de les souffler. elle sait. pourtant elle ne le fera pas. car le robot a perdu des boulons, poupée disloquée qui ne tourne plus rond.


ces notes lancinantes qui troublent l'aube et le silence, c'est bien notre histoire avortée, de rires oubliés, de sentiments non dits, le regret de sentir que tout est fini, et qu'on n'y peut plus rien.  w/ lolita pille.
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Teresa Ravenscar
all men must live

MESSAGES : 251
AVATAR : nina dobrev.
CRÉDITS : moi-même.

ÂGE : vingt-trois printemps partagés, vingt-trois calendriers qu'elle a abandonné. parfois elle se sent plus vieille que ça, teresa, la lassitude dans ses os. et parfois plus jeune, enfant qui cherche une mère absente et son réconfort. c'est le bordel, alors elle n'y pense pas.
NATION : dans ses pas, dans ses yeux, la façon dont elle se tient, mots tranchants, mots de pierre; elle est née dans la nation de la terre, et rien n'y changera.
STATUT CIVIL : si tout, dans sa façade, soutient qu'elle est amoureuse de bellamy pernington, sous la surface son cœur reste libre — du moins, c'est ce dont elle se persuade.
DAEMON : de loin, on dirait un loup, mais de près, ce n'est qu'un chien. le daemon de teresa est un husky, chien aux yeux glacier, fidèle à sa maîtresse.
ALLÉGEANCE : d'apparence, le gouvernement, plus ou moins. mais au fond, l'allégeance de la jeune femme va à sa propre famille et elle-même - personne d'autre.
MessageSujet: Re: (t,c) maybe the only way our story can end is varying degrees of sad.   Dim 25 Oct - 19:29


hey, sisters.
i know the water's sweet, but blood is thicker
Même dans sa propre maison, Teresa ne peut pas supporter d'avoir un autre air que forte. C'est que ses fantômes la suivent partout, de l'instant où elle ouvre les yeux à l'orée de son sommeil, et elle ne peut pas se permettre de leur montrer ne serait-ce qu'un instant pendant lequel son menton est moins haut, le rythme de ses pas moins régulier qu'avant, ou que doucement, elle vacille, fatiguée de se tenir en équilibre sur un piédestal qui la tue. Elle est lasse, du sourire qui finit par tenir sur ses lèvres tout seul, devenu un autre de sa collection de masques. Peut-être que Teresa Ravenscar est bien morte cette nuit-là, tuée par un officier d'un coup de couteau, et que celle qui marche et se tient désormais à sa place n'est plus qu'un automate qui porte son visage. Est-ce vraiment elle, qui a passé la journée à accepter des condoléances d'un air désolé, ses yeux sombres jugeant, triant, répartissant les noms entre la liste de ceux qui sont sincères et ceux qui ne le sont pas. C'est une belle ironie, que celle qui a fait que ceux qui leur ont donné la vie soient morts seulement quelques jours avant leur anniversaire maudit.

Lorsqu'elle pose un pied dans le salon, elle a toujours les traits de la Tez de société, les minuscules rubis scintillant à ses oreilles ne servant qu'à détourner l'attention de la simplicité de sa robe, du tissu doux qu'elle a acheté tel quel et qu'elle a donné à Calixte pour qu'elle lui fasse coudre une mise assez sophistiquée pour donner le change, mais assez basique pour ne pas avoir à racler les fonds de tiroir pour la payer. Elle sourit à Clarissa, doucement, de ce sourire artificiel qu'elle met en place pour tous, avant qu'il ne s'efface doucement, que le soulagement de se retrouver à nouveau en compagnie de ses deux soeurs, quel que soit leur ressentiment, exhumant l'authentique douceur qu'avaient un jour ses traits. Mais cette accalmie ne dure qu'une fraction de seconde avant que les yeux sombres ne se tournent vers Cléophilia. C'est dans un effort qu'elle reprend la parole, maintenant en son ton une surface aussi lisse que celle qu'elle arborerait face à un diplomate, remplie de cette précaution presque douloureuse, qui cache son embarras aussi bien qu'assez de maquillage pourrait donner à une jeune femme l'aspect d'une vieille. "J'habite ici." rappelle-t-elle d'une voix aussi douce que possible. C'est un silencieux reproche qu'elle leur adresse sans en avoir l'air. J'habite ici; où êtes-vous parties? "Et j'ai fait préparer un dîner." Les mots fantômes se glissent à la suite des siens, pas même dans un soupir. Notre dîner, les filles. Rappelez-vous - il y avait un temps où on ne se regardait pas en chiens de faïence. "Si vous voulez toujours vous joindre à moi, bien entendu."


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